November breeding stock sale : royal delta enflamme les encheres

Autres informations / 10.11.2011

November breeding stock sale : royal delta enflamme les encheres

Tout

juste auréolée de sa victoire dans le Breeders’ Cup Ladies’ Classic (Gr1),

Royal Delta (Empire Maker) était la star de la journée de mardi. La jument a

fait monter les enchères jusqu’à 8.500.000 $, après une lutte acharnée entre

Ben Leon et Franck Stronach, déjà très actifs la veille. Issue de la dispersion

de Saud bin Khaled, la pouliche a attiré une large foule, et Bill Mott, son

ex-entraîneur, a été le premier à féliciter Ben Leon, qui a expliqué que la

pouliche resterait à l’entraînement avant de rejoindre le haras. Trois autres

juments ont dépassé la barre de 2.000.000 $. Franck Stronach s’est consolé en

achetant deux juments issues de la même famille que Royal Delta. Il s’agit de

la mère de la pouliche, Delta Princess (A.P. Indy), payée 2.600.000 $, et

Camargue (Mineshaft), la trois quarts soeur de cette dernière, acquise pour

1.650.000 $.

 

 

LES

GRANDS INDICATEURS (JOUR 2)

                                   2010                           2011

Présentés

                   177                             174

Vendus

(%)                143 (80,8 %)               138 (79,3 %)

Top

price                    2.550.000 $                8.500.000 $

C.A.

(évol.)                31.375.000 $              51.405.000 $

prix

moyen (évol.)      135.000 $                   197.500 $

                                                                       (+

46,3 %)

 

LES

ACHATS FRANÇAIS DU JOUR 2

Lot Nom

(S/A) Origines Prix

#297

CHAMPAGNELIFESTYLE (F4) MONTJEU & WHITE ROSE 425.000 $

Vendeur

: Eaton Sales, agent

Acheteur

: Écurie des Monceaux

#372

L’AMOUR DE MA VIE (F2) DANSILI & CUABA 30.000 $

Vendeur

: Chanteclair Farm

Acheteur

: Pegasus Farms Ltd

#406

OFFICER CHERRIE (F6) OFFICER & MADAMASCUS 235.000 $

Vendeur

: Paramount Sales

Acheteur

: ITC, Jean-Pierre de Gasté

 

JEAN-PIERRE

DE GASTE EVOQUE SES ACHATS

Jean-Pierre

de Gasté a acheté une dizaine de juments ces derniers jours, à Fasig-Tipton et

Keeneland, pour des clients d’Arabie Saoudite. Il revient sur ses achats : «

Tous les ans, j’achète un certain nombre de juments pour des grands haras

d’Arabie Saoudite que je manage depuis 1976, qui appartiennent à la famille

royale ainsi qu’à des grands businessmen. Comme les courses ont lieu sur le

dirt, nous n’achetons qu’aux États-Unis. Nous cherchons des juments d’un niveau

assez élevé, qui ont montré leur qualité en course mais aussi leur solidité. Il

nous faut des aplombs les plus corrects possibles. Les conditions

d’entraînement en Arabie Saoudite sont très exigeantes, et il faut donc des

chevaux très "sound". Bien sûr, nous regardons aussi le pedigree,

mais une jument associant de très bonnes performances en course et un excellent

pedigree dépasse le souhait de mes clients. Auparavant, ils achetaient beaucoup

en vente privée, mais sur mes conseils, ils se sont axés sur les ventes

publiques, où le choix est beaucoup plus large, notamment lors des ventes de

dispersion. » Contrairement aux Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite est un

pays où l’élevage est très présent, avec de grands haras mais aussi de petits

éleveurs bédouins, qui n’ont qu’une ou deux poulinières. Le pays enregistre

chaque année près de 1.600 naissances, et la moitié des épreuves sont réservées

aux "nés et élevés", celles qui sont les plus prisées. « Cet été,

j’ai acheté deux étalons en privé, ajoute Jean-Pierre de Gasté. Il s’agit de

Political Force (Unbridled’s Song), qui a produit le troisième des Champagne

Stakes (Gr1) pour sa première production, et de Suave (A.P. Indy), qui a

beaucoup couru, gage de solidité. Mais les étalons ne saillissent que dans leur

haras. Il n’y pas de syndication en Arabie Saoudite. » Le niveau des courses

est très élevé, et pour gagner les meilleures épreuves, il ne faut ni plus ni

moins des chevaux de Gr1. Concernant le marché de Keeneland, Jean-Pierre de

Gasté analyse : « Le marché a été vraiment "boosté" par la vente de

dispersion. Les prix sont très élevés. Le point positif est le renouvellement

des acheteurs américains, un fait que l’on avait déjà constaté sur le marché

des yearlings. »


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