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Autres informations / 06.11.2011

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Samedi

matin, le ciel de Louisville est d’un bleu éclatant. Seules des traînées

blanches, celles laissées par les avions décollant de l’aéroport voisin,

viennent le troubler. Alors que je profite d’un moment de répit, assise dans

les tribunes de Churchill Downs, j’y vois un signe. Le ciel, en ce jour de

Breeders’ Cup Mile, s’est paré des couleurs Wertheimer. Celles de Goldikova.

Comme un hommage pour la dernière course de la championne. Plus tard, pour la

première course de la journée, alors que je parviens enfin à pénétrer dans le

rond de présentation, je retrouve l’entourage de la jument. Pierre-Yves Bureau,

les frères Wertheimer, toute la famille est là, arborant des casquettes

violettes à l’effigie de Goldikova. Les visages sont souriants. On est encore

loin de l’événement, mais c’est palpable. Tous sont là pour profiter de la

dernière course de la jument. Savourer ce moment unique à sa juste valeur.

C’est un jour de fête, et manifestement, ils sont heureux de le partager avec

les Français présents. Malgré la défaite de notre championne, je retiendrai la

générosité de ces gens. Pendant toutes ces années, ils nous ont fait vivre une

aventure extraordinaire. Ils l’ont partagée. Si bien que, ce samedi, si loin de

Chantilly, j’avais l’impression, comme certainement tous les Français présents

sur place et tout ceux restés devant leur poste de télévision, que Goldikova

était un peu à moi. Alors, oui, j’étais triste. Mais infiniment reconnaissante

à la fois. À eux, à leur fantastique jument, je voudrais dire merci. Tout

simplement.