Patrick fellous :« les pp veulent prendre la presidence du pmu et de france galop ! »

Autres informations / 09.11.2011

Patrick fellous :« les pp veulent prendre la presidence du pmu et de france galop ! »

Le

Président du Syndicat des propriétaires d’Île-de-France-Normandie envisage de

créer l’association « Touche pas à mon PMU ». Car l’opérateur de paris est,

selon lui, en danger au sein même de sa famille…

JOUR DE

GALOP. – VOTRE SYNDICAT ANNONCE UN PLAN D’AUGMENTATION DES ALLOCATIONS DE 20 %.

DISPOSEREZ- VOUS D'UN BUDGET SUFFISANT POUR LE FINANCER ?

Patrick

Fellous. – Oui. Philippe Bouchara l'a démontré : 35 millions viennent du PMU et

pourquoi ne pas entamer une partie de nos réserves qui s'élèvent à 18,5

millions pour les allocations. Vous savez, cette démarche budgétaire, c'est mon

idée fixe d'entrepreneur économique. Je l'ai soutenue en Comité de France Galop

depuis 2008, et je me suis accroché souvent avec nos adversaires qui s'arrimaient

à la vieille doctrine des "allocations tiroir-caisse" : eux ne

veulent distribuer que le fond restant de la caisse, alors que l'investissement

est déterminant.

VOUS

PARLEZ COMME UN ENTREPRENEUR, MAIS VOUS PLAIDEZ POUR PLUS DE PROTECTIONNISME,

AVEC LA LICENCE-CHEVAL. N’EST-CE PAS CONTRADICTOIRE ?

Non, car

il est aujourd’hui nécessaire de contrôler et de réguler la compétition

internationale et européenne. Notre idée est simple : tout cheval étranger

devrait être pourvu d'une licence annuelle française dès qu'il souhaiterait

être engagé en France. Cette licence supposerait un versement de 1 à 1,5 % des

sommes gagnées en France, afin de participer au fonds d'encouragement du

développement durable des courses françaises. Ainsi, les gagnants étrangers verseraient

leur dime à l'entretien des centres d'entraînement et infrastructures locales,

sachant que les compétiteurs français détiendraient automatiquement la même

licence en s'acquittant de leur cotisation d'entraînement.

LORS DE

VOS DIFFERENTES INTERVENTIONS DANS LES MEDIAS ET DANS LES MEETINGS, ON VOUS A

SENTI TRES EN COLERE SUR LA QUESTION DU PMU ET DE GENY. EST-CE VRAIMENT LA

PREOCCUPATION PRINCIPALE DU MONDE SOCIOPROFESSIONNEL AUJOURD’HUI ?

Oui et

je veux même lancer un mouvement populaire des courses qui aurait pour slogan :

« Touche pas à mon PMU! » Nous avons une merveilleuse machine qui alimente des

courses, et depuis qu'elle marche comme un TGV sous la direction de Philippe

Germond, paradoxalement, certains administrateurs n'ont plus qu'une idée :

démanteler le PMU, en limiter le périmètre, lui piquer Geny et son nouveau

journal quotidien et, dans un second temps, récupérer la direction

opérationnelle d'Equidia, comme si c'était leur métier d'être éditeur ou

journaliste. Cette tendance suicidaire s'observe chez nos principaux

adversaires qui sont tout à coup devenus jaloux des exploits et de la

visibilité de leur filiale. C'est à croire que l'un des deux leaders des « PP

», Hubert Tassin, lorgnerait sur le poste de Philippe Germond. L'autre, Jean d’Indy,

gouvernerait France Galop et la boucle serait bouclée. Alors, je réagis et je

préviens : Messieurs les "sénateurs", on ne vous laissera annexer ni

le PMU ni notre Institution !

POURQUOI

DITES-VOUS "NOTRE" ?

Parce

que nous représentons des professionnels français qui se demandent comment

continuer. Beaucoup se posent la question : "Ne serons-nous pas obligés de

renoncer prochainement?" La perspective de la résignation gangrène notre

filière professionnelle. Et je déplore que certains ignorent les réelles

difficultés de notre milieu. Cela dit, c’est normal, puisqu’ils n’ont pas de

chevaux ! Je le dis : il est vital de rendre l'espoir à la filière : les

acteurs des courses se nourrissent de rêves. Aidons-les ! Pour tous ensemble

retrouver le plaisir des hippodromes, le lieu de notre passion. Comme je le dis

à tous les gens que je rencontre: optez pour les hommes qui vous défendront

pour les quatre années à venir. C'est la durée de vie de chaque bulletin de

vote…