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Jour de Galop

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Regis barbedette : « il ne faut pas etre triste… »

Autres informations / 07.11.2011

Regis barbedette : « il ne faut pas etre triste… »

Il est 9

heures à Louisville et Régis Barbedette, qui a accompagné Goldikova dans tous

ses voyages, est encore au côté de sa championne. Lorsque nous le joignons par

téléphone, il vient de faire son compte-rendu à Freddy Head. « Ce matin, la

jument est extra. Elle a très bien mangé, ses jambes sont nickel.  Elle va pouvoir partir au haras au top. Elle

ne soufflait pas beaucoup après l’épreuve. À 6ans, elle sait aussi se protéger

et ne pas aller au-delà de ses limites. Elle a tout compris. Elle a quelque

chose en plus que les autres, forcément…» Goldikova va quitter Churchill Downs

lundi, pour une première halte à Chicago, où elle va passer la nuit, avant de

rentrer à Paris, pour une arrivée prévue mercredi matin. Évidemment, ce samedi

était particulier pour Régis Barbedette, qui accompagnait sa jument pour son

dernier combat. « Oui, j’étais un peu déçu qu’elle ne gagne pas, mais elle fait

tout de même une sacrée course. Elle sort avec les honneurs. À 6ans, elle ne

peut pas prolonger son accélération aussi longtemps qu’auparavant. Dans les

derniers cent mètres, on a vu qu’elle coinçait un peu. Mais il n’y a rien de

déshonorant. » À présent, il va falloir apprendre à vivre sans

"Goldi". « Il est certain qu’elle va laisser un grande vide dans l’écurie.

Cela fait tellement de temps qu’on vit avec elle ! Quand on va passer devant

son box, sans l’y voir, cela va être dur. Mais je sais que lorsque j’irai à

Deauville, je passerai la voir au haras. Et puis on attend déjà ses poulains

avec impatience ! L’avantage avec notre métier, c’est qu’on ne peut jamais se

lamenter longtemps. À peine rentré à Paris, je vais déjà penser à Hongkong. Il

y a toujours de nouveaux chevaux dont on doit s’occuper. Sans oublier qu’à

l’écurie, il y a sa soeur et aussi son propre frère qui vient d’arriver. Non,

vraiment, il ne faut pas être triste. » Quand on lui demande d’évoquer son

meilleur souvenir avec "sa Goldi", Régis n’hésite pas une minute. «

C’est notre premier Breeders’ Cup. Lorsque j’étais garçon de voyage chez François

Boutin, c’était mon rêve d’aller là-bas. Et grâce à Goldikova, dès mon premier

voyage, j’ai goûté à la victoire… Elle m’a permis de réaliser un rêve. Cela n’a

pas de prix ! »