Disparition de l’etalon bering

Autres informations / 17.12.2011

Disparition de l’etalon bering

Victime

d’une lymphangite [infection des vaisseaux sanguins, ndlr] aux membres

postérieurs depuis plusieurs années, l’étalon du haras du Quesnay Bering

(Arctic Tern) a été euthanasié ce vendredi matin. C’est un coup dur pour le

haras de la famille Head, qui a déjà récemment pleuré les disparitions

d’Highest

Honor et

d'Anabaa. Une page se tourne avec cette triste disparition, mais Bering a eu

une retraite heureuse. Son activité d’étalon a été arrêtée il y a plus de deux

ans, en 2009. « Cette année-là, il n’a sailli que trois juments et elles ont

toutes été pleines, nous avait déclaré Vincent Rimaud, le directeur du haras,

fin octobre. À cause de sa maladie, Bering ne peut plus se tenir debout sur ses

postérieurs, alors nous lui avons offert une retraite heureuse et méritée. »Au

haras, Bering aura donné plusieurs champions et son sang n’a pas fini

d’alimenter les courses européennes. Bering a notamment donné American Post,

vainqueur du Prix Jean-Luc Lagardère (Gr1) et désormais étalon au haras

d’Etreham. Il est aussi le père de Urban Ocean, vainqueur de Gr3 et placé de

Gr1, mais dont l’exceptionnel pedigree compense la faiblesse du palmarès, il

est étalon en Irlande. Urban Ocean est un fils de Urban Sea, la mère des

champions en piste et, au haras, de Galileo et Sea the Stars. Parmi ses

produits devenus étalons, nommons aussi Vertical Speed, qui fut un temps étalon

au haras de la Mortrée, avant de partir vers l’Irlande. On se souvient de

Bering au haras, qui a fait le bonheur du haras du Quesnay et qui n’a certainement

pas fini de faire parler de lui, tant sa production est toujours bien vivante.

Et on se souvient aussi de Bering sur la piste, il restera à jamais le

vainqueur en un temps record du Prix du Jockey Club (Gr1), version 2.400m, en

2'24"10. Lors de cette année 1986, Bering s’est ensuite classé deuxième

d’un Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) qui est devenu une référence dans

l’histoire de cette épreuve. Il s’agit de "l’Arc" de Dancing Brave,

avec qui il a lutté tout au long de la dernière ligne droite. Bering est entré

au haras à la fin de son année de 3ans, affichant un remarquable bilan de sept

courses, pour cinq victoires et deux accessits, dont sa deuxième place dans

"l’Arc" et une troisième place lors de ses débuts à Longchamp dans le

Prix Cambis (F). Bering a remporté les Prix Noailles (Gr2), Hocquart (Gr2),

Niel (Gr3) et du Jockey Club (Gr1), il est ensuite devenu le père de

soixante-trois stakes winners, dont vingt-trois gagnants de Groupe. Sa

production brille sur toutes les distances et toutes les disciplines du galop.

C’est un grand sire qui s’en est allé ce vendredi 16 décembre, mais nul doute

que les jeunes étalons du haras du Quesnay sont capables de prendre sa relève.