Le jour le plus long… pour une decouverte inoubliable

Autres informations / 08.12.2011

Le jour le plus long… pour une decouverte inoubliable

Après

avoir décollé de Paris à 13 h pour arriver à Hongkong à 7 h 30, c’est une nuit

blanche et une journée où il va falloir "tenir la distance". C’est

cela, en effet, d’arriver dans la grande cité asiatique le mercredi précédant

les Internationaux de Hongkong. De fait, c’est le traditionnel jour du

championnat du monde des jockeys sur l’hippodrome d’Happy Valley. Un

championnat disputé en nocturne qui oblige les voyageurs dans mon cas à oublier

la signification du mot "sommeil". Mais se rendre à Happy Valley

réveillerait n’importe quel passionné de courses. C’est un peu comme aller à la

recherche d’un trésor caché au milieu de broussailles, dans une jungle faite de

building. Après trois quarts d’heure de route (le temps de rallier mon hôtel

situé près de Sha Tin à l’hippodrome du centre ville), on découvre au loin un

micro écrin de verdure, noyé derrière des dizaines de quartiers, ayant

l’envergure de la Défense. Si bien que l’on se sent tout petit à Happy Valley,

encore plus lorsque l’on est cheval et jockey, puisqu’ils passent quasiment

sous les tribunes. À peine arrivé dans la tribune surplombant la piste et le

second tournant, on sent une odeur de friture mélangée à l’humidité ambiante,

ce qui trouble un peu les "néophytes". Comme toujours, le Hong Kong

Jockey Club est bien organisé et l’on a tout sous la main, en ce qui concerne

les informations sur les courses. Et à la lecture du programme d’Happy Valley,

on s’aperçoit que c’est la vitesse qui prime. 

De 1.200 à 1.800m en passant par 1.650m, les distances usitées font

penser à des courses américaines. C’est vrai d’ailleurs que l’anneau d’Happy

Valley est semblable aux champs de course "US" avec des rayons assez

courts. Mais comme nous l’a dit un grand entraîneur cantilien : « Le dernier

tournant de cet hippodrome est très bien dessiné, si bien que la piste permet

toutes les tactiques, aussi bien la patience que la course en tête. »

LANFRANCO

DETTORI, CHAMPION DU MONDE DES JOCKEYS A HONGKONG POUR LA TROISIEME FOIS

Mais on

a pu croire le contraire de ce que nous disait le professionnel français quand

on a vu que les premières épreuves étaient remportées par les animateurs. En

particulier la première manche du championnat du monde des jockeys, enlevée par

Lanfranco Dettori, de bout en bout, une tactique qu’il maîtrise à la

perfection. Par la suite, il a terminé deuxième de la troisième manche, avant

d’enlever la quatrième, ce qui lui a permis de décrocher pour la troisième fois

ce championnat, après ses succès en 1999 et 2001. « La soirée a bien commencé

et il fallait juste continuer sur le même tempo, a déclaré le premier jockey

Godolphin. Je suis heureux car je n’avais pas monté dans cette compétition

depuis longtemps [2003, ndlr]. Je devais attendre les fêtes de Noël pour mes

enfants et jouer avec eux, mais désormais, ils sont plus vieux. J’ai demandé à

ma femme si je pouvais aller à Hongkong et elle a dit "oui". Je sais

que j’ai eu de la chance aujourd’hui. La première course a été facile, mais

ensuite, il a fallu se concentrer. J’adore venir ici et monter à Hongkong ! »

CHRISTOPHE

LEMAIRE SAUVE L’HONNEUR

Deux

jockeys français étaient en piste dans ce championnat : Maxime Guyon et

Christophe Lemaire. Le premier n’avait pas de premières chances et n’a donc pas

pu faire l’arrivée. En revanche, Christophe Lemaire a sauvé l’honneur tricolore

en gagnant la troisième manche de cet International Jockeys’ Championship. Mais

il n’a pu se placer ensuite pour augmenter son "capital points".

C’est en effet le jeune James McDonald qui s’est distingué en enlevant une

manche tout en prenant une place. Il est donc le dauphin de Lanfranco Dettori.