L’operateur betnet en redressement judiciaire

Autres informations / 01.12.2011

L’operateur betnet en redressement judiciaire

L’opérateur

de paris hippiques en ligne Betnet fait l’objet d’un redressement judiciaire,

une procédure ouverte par le tribunal de commerce de Compiègne. C’est dans un

article publié par nos confrères de iGamingFrance que nous avons appris cette

nouvelle. Dans la tourmente, le groupe Betnet assure qu’il est en discussion

avec un repreneur potentiel et insiste sur le fait que l’argent des joueurs est

parfaitement sécurisé entre les mains de Maître Jean Rougeot, administrateur

judiciaire à Amiens, auprès de qui les repreneurs potentiels devraient faire

une offre avant le 5 décembre. Actuellement, « Betnet compte 14.500 détenteurs

de comptes dont plus de la moitié sont des joueurs actifs », a confié Patrick Barbe,

le président de la société, à iGaming-France. Après un an d’exercice, c’est à

regret que son président se voit contraint de céder son entreprise. Il a

expliqué les raisons à Jake Pollard, le rédacteur en chef de iGamingFrance :  « La cause principale de notre situation

actuelle est la concurrence écrasante du PMU et de Genybet, tous deux

appartenant aux sociétés de courses. Celles-ci organisent les courses hippiques

mais interdisent toute publicité aux opérateurs en ligne sur les hippodromes,

alors même que le PMU est omniprésent sur tous ces hippodromes, sous prétexte

que le PMU en dur serait différent du site pmu.fr, bien que la masse soit

toujours commune. »Pour Patrick Barbe, « aucun nouvel opérateur prenant des

paris uniquement sur les courses de chevaux n’a les moyens marketing

nécessaires pour pouvoir rivaliser avec ce qui reste un monopole. Les sociétés

de courses ont également interdit à leurs membres, et à tous les professionnels

des courses, d’investir chez les nouveaux opérateurs, alors même que Betnet se

voulait être l’opérateur en ligne très proche de la filière ». Le refus du

ministère du Budget de changer la taxation sur les jeux en ligne « a refroidi

certains de nos investisseurs », a ajouté M. Barbe « mais sans l’opposition des

sociétés de courses et la concurrence écrasante du PMU, Betnet aurait

normalement pu atteindre son point d’équilibre prévu pour le second semestre

2012 »