à vaincre sans peril… ou la fragilite des champions

Autres informations / 03.01.2012

à vaincre sans peril… ou la fragilite des champions

 

courrier des lecTeurs

« Cette chronique est celle d'un internaute, amateur des

courses de galop. La magie des moyens modernes de communication lui permet de

regarder les épreuves de son choix, qu'elles se déroulent à Longchamp, à

Auteuil, à Ascot ou à Cheltenham.

À l'aube de cette nouvelle année, que reste-t-il de 2011 ?

Beaucoup de belles épreuves assurément avec une constante : un champion est

fragile et beaucoup d'impondérables jalonnent le long chemin qui conduit à une

victoire classique. Les femmes et les hommes qui l'accompagnent méritent notre

respect et notre admiration.

Mon premier souvenir est celui de la victoire de ready cash

dans le Prix d'Amérique et de la leçon d'humilité donnée par Philippe Allaire à

cette occasion. N'arrivant plus à tirer la quintessence de son champion, il a

choisi de le confier à Thierry Duvaldestin et à Franck Nivard. Ready Cash est

bien parti pour doubler la mise cette année.

La saison d'obstacle avait commencé dans la sérénité avec

les bonnes rentrées de Questarabad et de rubi Ball.

Mais à Auteuil, le tragique n'est jamais loin. La

disparition de Questarabad et la chute de Rubi Ball dans le Prix Murat

ont servi de rappels aux étourdis. Rubi Ball nous revient

dans le "Grand Steeple" mais il doit s'incliner devant Mid dancer,

étincelant malgré ses 10ans ! Après une rentrée prudente, Rubi Ball reprend son

sceptre dans la "Haye Jousselin". Il finit l'année avec beaucoup de

poids dans le "Georges Courtois". Un fer qui se retourne en début de

parcours et une défaite qui est à porter au crédit de ce grand champion. La

victoire sourit à Quarouso monté par Nathalie Desoutter ; il devance un autre

"Gallorini", le revenant remember rose.

En plat, la première image qui surgit est celle de Frankel

fonçant, tel un taureau furieux, tout à l'extérieur de la piste de Newmarket

dans les 2.000 Guinées. Il reproduit la même tactique à Ascot lors du meeting

royal. Les critiques s'abattent sur son jockey, Tom Queally, et sur Sir Henry

Cecil, son entraîneur. Ces derniers poursuivent leur travail de fond et Frankel

reste invaincu après avoir gagné les "Sussex" et les "Queen

Elisabeth", lors de la journée des champions à Ascot. Il sera l'une des

attractions de 2012 ; sur quelle distance va t-il défier ses adversaires ?

La victoire de Pour Moi à Epsom a été un grand moment. Nous

attendions depuis si longtemps une victoire française dans le Derby. Et puis

cette image de Mickaël Barzalona, dressé sur ses étriers pour saluer la foule !

Le jeune jockey français s'est sorti des pièges de la piste d'Epsom pour venir

du diable Vauvert en passant tout le peloton en revue. Une mention pour André

Fabre qui a lancé dans le grand bain deux jeunes jockeys très doués : Mickael

Barzalona et Maxime Guyon.

Au début de la ligne droite du "Jean-Luc

Lagardère", personne ne donnait cher des chances de dabirsim. D'une

manière assez surprenante, Frankie Dettori a choisi de rester à la corde et

tout s'est passé à merveille. Profitant de la puissante accélération de son

partenaire, il l'a guidé vers une victoire époustouflante à la grande joie de

son jeune entraîneur, Christophe Ferland. Dabirsim reste invaincu après ses

victoires dans le "Cabourg" et le "Morny". Il a appris son

métier avec deux victoires à La Teste-de-Buch.

Depuis très longtemps, Robert Collet avait déclaré

qu'immortal Verse était une championne. Une victoire dans le Prix de

Sandringham a commencé à lui donner raison, mais le meilleur était à venir

puisque Immortal Verse a ensuite gagné les Coronation Stakes, lors du meeting

royal d'Ascot, et le "Jacques Le Marois" à Deauville. À cette

occasion, elle battait la grande, l'immense goldikova !??Cette dernière nous a

ravis avec ses six dernières courses à l'âge de 6ans. Même si elle n'a gagné

qu'une fois, la liste des chevaux qui l'ont devancée en 2011 à belle allure :

canford cliffs, Immortal Verse et dream ahead. Et puis il y a eu le bouquet

final dans le Breeders’ Cup Mile à Churchill Downs. Nous avons été nombreux à croire

qu'elle allait réaliser la passe de quatre lorsqu'elle a pris la tête dans la

ligne droite ! »

Hubert de Rochambeau