Corine barande-barbe : « courses a conditions »

Autres informations / 27.01.2012

Corine barande-barbe : « courses a conditions »

Pendant

la campagne électorale et depuis, on parle beaucoup des courses à conditions

…Il faut bien évidemment commencer par évaluer clairement le budget de ces

courses. Et si l’on veut améliorer le système des courses à conditions, il ne

serait ni juste ni raisonnable d’uniformiser les allocations de ces courses

selon leurs "lettres" (A, B, C, D, E, F, G) sans harmoniser leurs

conditions. En effet :

1.

Certaines courses à conditions n’ont en commun que la lettre : leurs conditions

ne sont pas du tout les mêmes, ce qui a qui a pour effet néfaste de tromper

professionnels et turfistes à la lecture à la fois des engagements et des

performances. La lecture de ces courses est si floue que l’évaluation de leurs

vainqueurs devient empirique.

2. La

répartition des courses à conditions sur le territoire n’est pas en rapport

avec la répartition des effectifs : que ce soit globalement ou par génération,

le nombre d’opportunités va actuellement du simple au quadruple selon les

régions. C’est encore plus sensible si l’on observe cette répartition par

lettre. Ainsi le plus nombre de courses F est parfois inversement proportionnel

au nombre de candidats possibles.

L’objectif

de ces courses s’est perdu en route : elles doivent offrir des opportunités à

tous et permettre de monter et de descendre selon le niveau de chacun en toute

transparence. Il faut améliorer la lisibilité du programme et sa transparence,

pour les utilisateurs, le public et les handicapeurs.  En évitant de situer les opportunités à des

centaines de kilomètres des chevaux qu’elles appellent, on réduira les dépenses

de transport pour France Galop et pour les utilisateurs.

J’ai

attiré l’attention du conseil du plat en juin dernier sur ce phénomène : pour

être justes et productifs, les décideurs doivent se donner les moyens

d’harmoniser la répartition, les conditions et les allocations des courses à

conditions. De façon à ce que ces courses remplissent leur vocation de pyramide

et de tremplin à la fois vers les courses de sélection et le circuit des

handicaps.

Ainsi à

niveau égal, les surcharges encourues seront équivalentes et les lots plus

fournis. Il suffit de travailler sur un tableau : pour chaque génération le

nombre de chevaux entraînés par région et le nombre de courses dans chaque

catégorie. La moyenne de partants par course, d’opportunités par cheval, de

courses par catégorie par cheval et l’argent que cela représente. Les décideurs

pourront ajuster les curseurs à l’intérieur de leur budget. Et tout le monde

devrait être satisfait, à l’exception peut-être 

des cas isolés qui profitaient d’une distribution irrationnelle.