En 2011, ils nous ont quittes. par guy thibault, historien des courses

Autres informations / 10.01.2012

En 2011, ils nous ont quittes. par guy thibault, historien des courses

 

JEAN

BAGDASSARIAN, LE 19 MAI, A 93 ANS.

Ce

connaisseur des chevaux avait été manager de l’écurie de David Prenn qui s’est

distinguée en France avec Balidar (Prix de l’Abbaye de Longchamp) et Dione

(Prix de l’Opéra). Le baron Bertrand du BREUIL, le 24 mars, à 85 ans. Il fut

l’une des personnalités les plus marquantes du monde hippique de la fin du XXe

siècle. Réuni le 22 mars 1991 pour désigner un nouveau président successeur du

marquis de Geoffre – qui refuse un nouveau mandat –, le Comité de la Société

d’encouragement choisit le baron Bertrand du Breuil. Âgé de soixante-quatre

ans, Bertrand du Breuil se dévoue depuis vingt ans au service de la Société

d’encouragement dont il est membre du Comité depuis 1972 et commissaire depuis

1974. Après une carrière d’officier de cavalerie marquée par près de 150

victoires dans des épreuves internationales de saut d’obstacles, Bertrand du

Breuil quitte l’armée en 1956 pour occuper différents postes de hautes

responsabilités dans les sociétés papetières du groupe Béghin-Say présidé par

son beau-père Ferdinand Béghin. Cet assidu des réunions du Comité n’y tend pas

seulement l’oreille. Son regard perçant guide aussi le tracé d’un crayon sur

des petits papiers – ou le bord d’un programme– qui, réunis, constituent plus

que l’album de la Société d’encouragement, celui du turf. Ces dessins, ils font

aussi sourire les lecteurs de la revue Courses & Élevage, et du livre «

Album de Famille » publié en 1985 avec des textes de Natalie Carter. Le mandat

de président de Bertrand du Breuil va être le plus court de l’histoire de la

Société d’encouragement. Il ne préside que cinq séances du Comité – du 29 avril

au 15 novembre 1991. Les événements vont se précipiter, devant lesquels il

témoigne d’une qualité devenue rare, la bonne volonté. La situation du « galop

» est mal en point quand il reçoit les commandes de la Société d’encouragement.

Après des exhortations à un vote positif, le président Bertrand du Breuil

demande aux trente-deux membres du Comité présents de se prononcer à bulletin

secret sur la motion suivante: « la dissolution de la Société d’encouragement

et la création de la Société d’encouragement et des Steeplechases de France

prendront effet à compter du 1er janvier 1992 », motion qui recueille 25 voix

en sa faveur et 7 oppositions.

 

CLAUDE

COHEN, LE 19 AVRIL, A 79 ANS.

Sa

casaque rouge à ceinture jaune a été l’une des plus populaires au cours de

trente ans. Passionné de courses, il possédait annuellement une trentaine de

chevaux souvent en participation avec leurs entraîneurs. Il fut tête de liste

des propriétaires en 1996 en obstacle, discipline où ses meilleurs représentants

furent Alaska de Thaix, As des Carrés, Discover d’Auteuil, Dom Paris, Dustar,

El Paradiso, French Kankan, Hespoir d’Haurelie, Jameson Kid, Jance, Kidder,

Lida du Riffray, Old River, Unouragan. En plat ses meilleurs représentants

furent deux vainqueurs du Prix Edmond Blanc (Golani en 2001 et Svedov en 2006)

et la pouliche Never Forget, lauréate du Prix de Malleret en 2010. Le champion

sauteur Kauto Star illustra aussi ses couleurs fin mai 2004 à Auteuil dans le

Prix de Longchamp (haies, Gr3), avant qu’il ne décide de le vendre en

Angleterre avec son associé l’entraîneur Serge Foucher.

 

WILLIAM

ESLING, LE 14 JUIN, A 81 ANS.

Installé

à Falaise, ce fils du champion jockey Arthur Esling, était un vétérinaire très

apprécié dans les haras normands.

 

JEAN

FARGE, LE 21 AVRIL, A 82 ANS.

Président,

administrateur unique du G.I.E.-P.M.U., nommé le 28 juin 1990 en remplacement

de Robert Blot désireux de se retirer. C’est un grand commis de l’État,

énarque, inspecteur général des Finances, ayant occupé les fonctions de

directeur de la Comptabilité publique, de sous-gouverneur du Crédit Foncier de

France, de ministre (secrétaire d’État chargé de la Sécurité Sociale) et de

président de la Commission des Opérations de Bourse (C.O.B.). Après avoir servi

l’État pendant près de quarante ans, Jean Farge (soixante et un ans) va

desservir le P.M.U. (donc les courses et l’État, ses principaux actionnaires)

pendant sept ans. Alors que de 1986 à 1990, on avait enregistré la progression

des enjeux de 13,7 % (en francs constants), le chiffre d’affaires du P.M.U. ne

va cesser de diminuer annuellement de 1991 à 1995, tombant de 34,74 milliards

de francs à 32,81. À cela s’ajoute le retard du projet Pégase et le dépassement

de 65 % de son coût global. Ainsi, le 24 janvier 1997, les présidents des deux

sociétés mères (Jean-Luc Lagardère et Paul Essartial) adressent à la tutelle

une menace de démission collective des membres du G.I.E. si Jean Farge n’est

pas relevé de ses fonctions et ils suggèrent pour le remplacer Bertrand

Bélinguier, un non-fonctionnaire connaissant les courses, qualité importante à

leurs yeux. Le 12 mars, les trois ministères de tutelle concernés se résignent

au choix de Bertrand Bélinguier et le 17 mars, une assemblée générale du

G.I.E.-P.M.U. ratifie ce choix. Avec Bertrand Bélinguier la santé du P.M.U. –

laissé moribond par Jean Farge – va s’améliorer et le 19 mars 1999, Pégase

prend enfin son envol. À propos de Jean Farge, le journaliste Marc Ety a écrit

« il n’a jamais compris les courses » auxquelles il n’a presque jamais assisté.

« Ce n’était d’ailleurs nullement son souci, puisqu’il ne s’estimait comptable

que des deniers de l’État : ce qui est respectable, mais insuffisant ».

 

ROLAND

FOUGEDOIRE, LE 15 NOVEMBRE, A 82 ANS.

Héritier

de la passion familiale pour les chevaux et bon cavalier, il avait plaisir à

porter ses couleurs (casaque orange, manches bleues, toque grise) dans les

courses de gentlemen-riders. Ainsi il remporta le Grand Prix des

Gentlemen-riders au Tremblay avec Melleret en 1959, année où il totalisa cinq

victoires en plat. Sous les couleurs (casaque orange, manches bleues, toque

blanche) de son épouse Annie, se distingua le nivernais Quazvin II qui

accomplit la performance unique de remporter trois fois (1987, 1988, 1989) le

Grand Steeple-Chase de la Solle à Fontainebleau. Commissaire de plusieurs

sociétés de courses, il fut élu vice-président du Club des gentlemen-riders en

1980, puis il succéda à Hubert de Catheu à la présidence de la Société des

courses de Fontainebleau qu’il quitta en mars 2000.

 

JEAN-CLAUDE

GAUTIER, LE 5 JANVIER 2011, A 59 ANS.

Apprenti

chez Arthur Bates, cet ancien jockey était surtout connu comme le dévoué garçon

de voyage de Jean-Paul Gallorini ; à ce titre, il a monté sur les terrains

d’entraînement de Maisons-Laffitte des champions comme Kotkijet et Remember

Rose qu’il menait ensuite à Auteuil.

 

JEAN-PAUL

HUGONNET, LE 22 JANVIER, A 82 ANS.

Il

dirigea la Société d’encouragement des Pyrénées-Atlantiques de la fin des

années 50 à 1991. Un accord signé en 1970 avec la Société des Steeple-Chases de

France, présidée alors par le marquis du Vivier, permit le développement des

courses de Pau. Sous la direction de Jean-Paul Hugonnet, l’hippodrome du

Pont-Long fut transformé avec de nouvelles tribunes construites dès 1970, puis

la création en 1978 d’une piste en huit. C’est ainsi que Pau devint

l’antichambre d’Auteuil.

 

DOMINIQUE

LAWNICZAK, LE 8 MAI, A 50 ANS.

Jockey,

principalement pour Noël Pelat, il comptait plus de 250 victoires dont le Prix

du Muguet avec Pitchounet.

 

ROBERT

LESAFFRE, LE 27 SEPTEMBRE, A 94 ANS.

Ce fils

de Camille Lesaffre, vétérinaire à Chantilly, suivit le parcours de son père.

Dans sa clinique de La Garenne-aux-Grés dans le Bois Saint-Denis à Chantilly,

il soignait non seulement les chevaux mais s’intéressait à tout. Ainsi il fut

le pionnier du transport des chevaux par avion. Ancien pilote, il fut contacté

par Marcel Boussac en 1945 et il n’hésita pas à organiser le transport aérien

de quatre chevaux destinés à devenir reproducteurs au Kentucky. Après 27 heures

de vol avec quatre escales pour le ravitaillement de l’appareil en carburant,

les quatre chevaux arrivèrent à Lexington pour effectuer la monte en temps

voulu.  C’est ainsi que Robert Lesaffre

organisa aussi durant l’été 1948 le transport aérien de 22 yearlings français

destinés à passer en vente à Lexington. Il fut en 1969 le fondateur de

l’Association Vétérinaire Equine de France (AVEF). Il était aussi membre de

l’American Association of Equine Practitionners (AAEP).

 

LA

COMTESSE PIERRE DE MONTESSON, LE 5 AVRIL A 93 ANS.

Férue

des origines – pur sang et trotteurs – elle établissait les croisements des

poulinières du haras des Coudraies, d’où des champions comme Katko, Kotkijet et

dernièrement Kotkieglote, lauréate du Prix Morgex à Auteuil.

 

NOËL

PELAT, LE 26 MARS, A 94 ANS.

Cadet

d’une famille landaise de onze enfants, il est engagé en 1931 comme apprenti

par son frère aîné Georges pour qui il mène à la victoire Potentate dans le

Grand Steeple-Chase de Paris en 1936 ; cette même année et la suivante, Noël se

classe troisième des jockeys d’obstacles. Devenu gendre de l’entraîneur vedette

Charles Bariller, Noël Pelat est champion des jockeys en 1940 et 1941, année où

il gagne un second "Grand Steeple" avec Kerfany. À la déportation

(qui lui sera fatale) de son beau-père en 1942, Noël abandonne selle et

cravache pour l’activité d’entraîneur et, plus tard, celle d’éleveur et de

propriétaire. Aussitôt, c’est la réussite : à Auteuil, la Grande Course de

Haies en 1944 et 1945 avec Wild Risk et le "Grand Steeple" en 1951

avec Nagara ; la première place des entraîneurs en obstacle en 1944 et 1948, en

plat en 1947. Wild Risk et Prince Bio (Poule d’Essai) sont les vedettes de

l’écurie avant de devenir de grands reproducteurs. Tout comme deviendront de

remarquables pères de sauteurs Tip Moss, Mansonnien et Astarabad qui se

succéderont dans les boxes du haras de La Croix Sonnet où Noël Pelat, devenu

éleveur, se hisse encore deux fois au premier rang de l’obstacle en 1998 et 1999.

 

PIERRE

PELAT, LE 17 MARS, A 87 ANS.

Fils de

René Pelat –entraîneur de champions comme Nikellora, Bagheera et Soltikoff– et

neveu de Noël, Pierre est lui aussi entraîneur à Maisons-Laffitte et il procure

des trophées classiques à la casaque de Mme Jean Cochery avec Sica Boy

("Arc de Triomphe" 1954) et à celle de Mme Cino Del Duca avec

Herbager  ("Jockey Club" 1959),

Bewitched et Scot. À son actif aussi en plat, le Prix Jacques Le Marois (Djebel

Traffic 1960) et trois fois le Prix du Cadran. Au propriétaire-éleveur Pierre

Mercier, il permet de remporter avec le même cheval, Loreto, la Grande Course

de Haies d’Auteuil (1958) et le Grand Steeple-Chase de Paris (1963), exploit

réalisé seulement une fois, en 1911. Puis il met le pied à l’étrier à son fils

Jean- Pierre dont le premier grand vainqueur sera Pavino, vedette d’Auteuil

dans les années 80.

 

EDOUARD

POURET, LE 15 OCTOBRE, A 91 ANS.

Sorti de

l’école vétérinaire de Lyon après la Seconde Guerre mondiale, Édouard Pouret

n’hésita pas à se rendre à l’étranger (Angleterre, Kentucky, Amérique du Sud

notamment en Argentine) pour acquérir de l’expérience en matière de

reproduction équine. Dans sa clinique d’Aunou-le-Faucon près d’Argentan, il fut

un chirurgien de premier plan tout en formant de nombreux élèves aussi bien

vétérinaires que futurs entraîneurs et éleveurs. Il fut président de la

Fédération française des sports équestres de 1973 à 1976, période où la France

obtint la médaille d’or dans la discipline du saut d’obstacles par équipes.

Éleveur au haras de la Fontaine à Goulet et propriétaire, il fut élu en 1983

membre du Comité de la Société d’encouragement. Il était aussi membre de

l’American Association of Equine Practitionners (AAEP). Il avait rassemblé ses

souvenirs dans un livre intitulé « Des chevaux par milliers ».

 

FRANÇOIS

PRIMEL, LE 9 MARS, A 61 ANS.

Apprenti

chez Henri Gleizes, ce jockey d’obstacles inscrivit à son palmarès trois

courses de Gr1 à Auteuil : le Prix La Haye Jousselin (Frederik 1975) et le Prix

Ferdinand Dufaure (Bruges 1981, Salute 1982). Au terme de sa carrière, il entra

au G.T.H.P. où il devint aide-starter jusqu’en 2007.

 

GUILLAUME

RIVIERE, LE 7 MAI, A 30 ANS.

Disparu

dans un accident de la route, ce jockey était titulaire de 134victoires

(majoritairement en obstacles) dont le Prix du Président de la République en

2003 avec Gwenn.

 

MME

DOMINIQUE SMAGA, LE 26 MAI, A 55 ANS.

Épouse

de David Smaga, elle participait activement à la vie de l’écurie, montant le

matin son chouchou, Marildo (1987), qui en 86 courses de 3 à 10ans, remporta 18

victoires dont le Prix Ganay en 1994 et le Grand Prix de Vichy en 1995.

 

JOÃO DE

SOUZA LAGE, LE 21 JUIN, A 88 ANS.

Beau-fils

du grand propriétaire-éleveur Édouard Martinez de Hoz, il hérita de son

beau-père de quelques poulinières qu’il installa dans un petit haras de l’Orne,

Le Chalange près de Courtomer. Parmi elles, Alvorada (1960) qui lui produisit

Acacio d’Aguilar (Preis von Europa, Gr1, 1973) et Adèle Toumignon (1971).

Celle-ci fit mieux, donnant naissance à Le Mamamouchi (Prix Berteux 1981), Dear

Doctor (Arlington Million, Gr1, 1992) et Toute Cy (1979). À son tour, celle-ci

entretient la vitalité de la famille en produisant Dadarissime (Prix Vicomtesse

Vigier 1992) et Floripedes (1985).Gagnante à 3ans du Prix de Lutèce (Gr3) et

seconde de l’excellent Star Lift dans le Prix Royal Oak (Gr1), Floripedes fut

cédée par João de Souza Lage à son ami et compagnon de jeux au Travellers Club,

Sir James Goldsmith. Pour celui-ci, Floripedes devint la mère d’un cheval

exceptionnel, Montjeu.

 

LE BARON

THIERRY DE ZUYLEN DE NYEVELT, LE 2 JANVIER, A 78 ANS.

Citoyen

belge, diplômé d’Harvard, personnalité internationale, il témoigne de sa passion

pour les courses en reprenant en 1960 les couleurs (casaque chevronnée blanc et

rouge, manches blanches, toque écartelée blanc et rouge) de son père le baron

Egmont qui avaient brillé avec La Varende, Le Haar, Apollo et Pharamond. Il

développe l’élevage qu’il installe au haras de Varaville – créé au lendemain de

la Première Guerre mondiale par Clément Hobson – où il fera naître une dizaine

de chevaux de très haute qualité. Ce sont : Duc de Gueldre (1960), lauréat du

Prix Lupin et troisième du "Jockey Club" ; deux des meilleures

pouliches de la génération 1961, Astaria et Dreida qui occupent les deux

premières places du Prix Vermeille après s’être classées respectivement l’une

première du Prix Minerve, deuxième du Prix de Diane, l’autre première des Prix

Vanteaux et de Royaumont et troisième de la Poule d’Essai ; Ramsin (1967),

vainqueur à 4ans du Prix du Cadran et du Grand Prix de Saint-Cloud ; Corps à

Corps (1972), victorieux dans le Grand Steeple-Chase de Paris ; Perrault  (1977), vainqueur à 4ans de La Coupe, du Prix

Maurice de Nieuil, du Grand Prix de Deauville avant de se classer quatrième de

"l’Arc de Triomphe", achevant sa carrière à 5ans en s’adjugeant trois

Grades 1 aux U.S.A. ; Leandra (1978), lauréate des Prix de Malleret et de la

Nonette, également deuxième du Prix Vermeille ; Percutant (1991), lauréat à

3ans du Prix La Force, à 5ans du Prix d’Hédouville avant de s’octroyer six

courses aux U.S.A. ; State of Art (2000), gagnante du Prix de la Nonette avant

de faire une chute mortelle dans le Prix Vermeille ; et Voix du Nord (2001),

victorieux à 2ans dans le Critérium de Saint-Cloud, puis à 3ans dans les Prix

Noailles et Lupin avant de s’accidenter la veille du "Jockey Club"

dont il était le favori de la presse.

 

FRANÇOIS

BONNARDEL, LE 13 DECEMBRE.

Ancien

directeur général des Établissements Noilly Prat, il était le doyen des

propriétaires marseillais. Ses couleurs avaient été victorieuses pour la

dernière fois le 26 mai 2010 à Marseille-Borély avec Tchika de la Pampa

entraînée par Christian Scandella. Couleurs historiques (casaque marron,

manches oranges, toque blanche), qui n’ont eu que trois titulaires depuis leur

choix en 1867 par Jean Prat, à qui a succédé en 1940 sa nièce la vicomtesse

Vigier, elle même relayée en 1970 par son neveu François Bonnardel

 

BENJAMIN

BOUTIN, LE 28 NOVEMBRE A 21 ANS.

Jeune

jockey en pleine ascension, Benjamin Boutin nous a quittés suite à une chute

collective lors d’une course plate disputée sur la piste d’Argentan deux jours

plus tôt. Le jeune jockey est passé par l’école du Moulin à vent et a appris

son métier chez Joël Rémy et Didier Prod’homme. Il est ensuite entré au service

de Cédric Boutin, puis chez Pascal Bary. Fauché trop jeune, il a remporté

quatorze courses.