Maxime guyon écope d’une lourde suspension à hongkong

Autres informations / 31.01.2012

Maxime guyon écope d’une lourde suspension à hongkong

Neuf

réunions, soit une interdiction de monter à Hongkong jusqu’au 15 mars. C’est la

lourde sanction qui a été infligée à Maxime Guyon dimanche, à l’issue de la

quatrième course du programme. Il lui est reproché d’avoir touché un adversaire

avec sa cravache dans la phase finale. Intransigeants, les commissaires locaux

n’ont pas voulu réduire la sanction, malgré plus d’une heure d’explications

avec le jockey français et son agent, Alexis Doussot. La vidéo, disponible sur

le site du Hong Kong Jockey Club montre clairement, à la fin de

l’enregistrement, le contact entre Maxime Guyon et l’adversaire à son extérieur

dans la phase finale. Elle permet aussi de constater que Dalkan, le cheval que

monte Maxime, est assez compliqué et que le jockey fait des efforts pour le

maintenir en droite ligne tout au long de sa trajectoire précédant le poteau,

une fois qu’il l’a équilibré. Également, on voit que Maxime est pris en

entonnoir lorsqu’il tente de maintenir son cheval droit, alors que le

partenaire de Mr Marfach (Gérald Mossé), qui vient à l’intérieur de Dalkan,

tape à droite, ce qui fait pencher son cheval vers celui de Maxime. Par

contrecoup, en sollicitant son cheval avec sa cravache, Maxime Guyon était obligé

d’entrer en contact avec l’adversaire à son extérieur, auquel il s’est retrouvé

"collé" malgré lui. Mais, à Hongkong, que ce genre de faute soit

volontaire ou non, le jugement accompagné de sa lourde sanction prévue par le

code des courses sont tombés.

LA FIN

DU RAPPORT DES COMMISSAIRES DE HONGKONG

Maxime

Guyon (Dalkan) a plaidé coupable de l’accusation de monte inappropriée selon

l’article 100-1 du code des courses. Il lui a été reproché aux abords des 150

derniers mètres, alors qu’il était tout proche de Mr Marfach et Happy Eagle,

d’écarter le bras gauche de son corps et de toucher à deux reprises avec sa

cravache M.L. Yeung, le jockey d’Happy Eagle. Pour cette faute, Maxime Guyon a

été suspendu par une interdiction de monter jusqu’au jeudi 15 mars 2012 (neuf

jours de meeting à Hongkong). Cette suspension commence le dimanche 12 février

2012, journée où il devait remonter suite à une suspension datant du samedi 21

janvier 2012.

ALEXIS

DOUSSOT : « C’EST UN MOUVEMENT INVOLONTAIRE »

Agent de

Maxime Guyon, Alexis Doussot est présent à Hongkong. Il a bien voulu nous

répondre puis exprimer sa version ainsi que celle de Maxime, concernant

l’incident.

JOUR DE

GALOP. – AU DEBUT DE LA COURSE, ON VOIT QUE LE CHEVAL DE MAXIME GUYON SE FAIT

"GALOPER DEDANS". FAUT-IL VOIR UNE SORTE DE VENGEANCE OU DE

L’ENERVEMENT DE LA PART DE MAXIME DANS LA PHASE FINALE ?

Alexis

Doussot. – Pas du tout et ceux qui peuvent penser cela font fausse route. Ce

n’est d’ailleurs pas du tout dans le caractère de Maxime. L’incident est arrivé

à un instant "délicat". Maxime voulait garder son cheval droit et le

sollicite de la cravache pour cela, en tapant du côté gauche. Au même moment,

il se retrouve pris en entonnoir. Le coup de cravache part, dans le but de

maintenir le cheval droit, puis le second, qui est un réflexe psychomoteur, au

premier coup. Au même moment, le cheval de Maxime se retrouve contre celui du

cheval à son extérieur, d’où le contact avec la cravache.

DONC, ON

PEUT QUALIFIER CET INCIDENT D’INVOLONTAIRE ?

C’est

cela. Maxime n’a jamais voulu frapper l’autre jockey avec sa cravache. Le fait

qu’il soit pris en entonnoir et que son cheval soit difficile à maîtriser,

ayant l’habitude de fortement pencher dans la ligne droite, forment un concours

de circonstances qui ont créé cet incident. Et s’il y a deux coups de la part

de Maxime, c’est uniquement un réflexe psychomoteur. Le deuxième coup est la

suite du premier.

DANS CE

CAS, POURQUOI UNE SANCTION AUSSI LOURDE CONTRE MAXIME GUYON ?

À

Hongkong, le règlement est formel : il est interdit de toucher un adversaire

avec sa cravache. Que le mouvement soit volontaire ou non, la sanction est la

même et elle est lourde.

PENSEZ-VOUS

FAIRE APPEL ?

Nous

avons déjà passé près d’une heure et demie dans le steward room, avec les

commissaires, pour nous défendre. Ces derniers ont bien compris nos arguments

et le fait que cet incident était involontaire. Nous avons relu de long en

large le code des courses de Hongkong et demandé conseil à des professionnels

locaux. Ils nous ont dit que c’était peine perdue que de faire appel. En fait,

notre cas était déjà quasiment scellé avant qu’on entre dans le bureau des

commissaires. Nous n’allons donc pas faire appel, bien que nous trouvions cette

sanction bien trop lourde.

QU’ALLEZ-VOUS

FAIRE ALORS ? REVENIR EN FRANCE ?

Je ne

sais pas encore. Nous allons y réfléchir.