Pau, 125e grand prix de pau (gr3) : rubi ball . l’heure au rendez-vous

Autres informations / 23.01.2012

Pau, 125e grand prix de pau (gr3) : rubi ball . l’heure au rendez-vous

Au galop

et surtout en obstacle, il n’existe pas de course dont le résultat peut-être

connu à l’avance. Toutefois le succès de Rubi Ball (Network) dans le 125e Grand

Prix de Pau (Gr3) était très attendu et le champion a bel et bien répondu

présent. La joie du succès dans l’entourage du fils de Network est bien

présente, mais pas totale. Le bonheur est entaché par la chute mortelle de

Berryville (Poliglote) à la rivière des tribunes, ce même Berryville qui avait

remporté les éditions 2009 et 2011 de ce Grand Prix de Pau, le premier titre

palois pour la famille Papot.  "Le

Roi est mort, vive le Roi" rappelle l’adage, ou plutôt, le roi récupère le

trône qu’il avait laissé vacant, sans combattre, en 2011, après avoir remporté

l’édition 2010 du Grand Prix. Rubi Ball remporte donc cette épreuve pour la

deuxième fois et offre un quatorzième succès à son mentor, Jacques Ortet. Pour

parachever ce triomphe, notons que Quick Fire (Double Bed), son compagnon

d’écurie et de couleurs, a pris la deuxième place pour la troisième année

consécutive. Désormais Rubi Ball et ses proches pensent inévitablement à

Auteuil et au Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1). « Commencer l’année par un

Groupe, ça ne fait pas de mal, s’enthousiasme David Cottin. J’espère qu’on

pourra remporter le Grand Steeple-Chase de Paris cette année. Rubi Ball est un

grand champion. Sa force désormais, c’est que je peux le mettre où je veux et

lorsque je lui ai demandé d’avancer dans le tournant, il a mis un uppercut à

tout le monde. » Rubi Ball a profité du train sélectif imprimé par Quick Fire.

Pour éviter les pièges du parcours, il a toujours été vu parmi les animateurs

du peloton, en se faisant aider parfois par ses compagnons de couleurs. Son

premier objectif de la saison est atteint et il a ravi le public de

l’hippodrome du Pont-Long qui était presque à guichet fermé ce dimanche.

EN ROUTE

VERS LE "GRAND STEEPLE" DE PARIS…

Nous ne

sommes qu’au mois de janvier et la route qui conduit au Grand Steeple-Chase de

Paris est encore bien longue. Rubi Ball commence sa préparation très tôt et son

mentor, Jacques Ortet, a confié quelques indications sur le programme qu’il va

suivre. « Rubi Ball ne partira pas au repos. Il restera à l’entraînement et

préparera gentiment le prochain "Grand Steeple". En principe, il ne

prendra pas part à la première épreuve préparatoire. On se limitera à deux

courses avant l’objectif. » Concernant la course du jour, l’entraîneur palois a

ajouté : « J’aurais été très déçu s'il n'avait pas gagné. Il était déclassé

aujourd’hui et ça n’était pas très compliqué. Toutefois, le bonheur de cette

victoire est entaché par la chute mortelle de Berryville. C’était un brave

cheval, très gentil, qui était la mascotte de l’écurie. »

QUICK

FIRE, LE "POULIDOR" DU GRAND PRIX

Quick

Fire participait pour la troisième fois consécutive au Grand Prix de Pau et

s’est à nouveau classé deuxième, comme lors de ses deux participations

précédentes. Le fils de Double Bed se transcende toujours dans cette épreuve

dont la distance, allongée, le favorise considérablement. Quick Fire est un

cheval de grande tenue et n’a pas surpris son mentor. « Je m’attendais à ce

qu’il coure bien. C’est une épreuve dans laquelle il a toujours un bon

comportement, en réalisant les mêmes courses. Il a parfaitement joué son rôle

aujourd’hui. » Quick Fire était l’un des trois représentants de Jacques Ortet

et de Madame Papot et il a parfaitement joué son rôle d’équipier au moment ou

Rubi Ball en a eu besoin. « Le leader nous a emmenés très loin, et, dans la

ligne d’en face, il nous a bien épaulés, ce qui a aidé Rubi Ball dans son

effort », analysait David Cottin.

SURGEON

DE SIVOLA SUR LE PODIUM

Présenté

par Thomas Trapenard, Surgeon de Sivola (Turgeon) s’est contenté de la troisième

place. Le représentant de Michel Sardou a joué son va-tout et a parfaitement

tenu son rang. Dans le tournant final, il a fait illusion, mais, comme les

autres, il a décramponné quand Rubi Ball a accéléré. Troisième du Prix Renaud

du Vivier (L), sans chercher à donner du fil à retordre à Rubi Ball, il a été

amené parfaitement sur ce Gr3 et n’a pas à rougir de son accessit.


 

BERRYVILLE

EST TOMBÉ AU CHAMP D’HONNEUR

Ce

dimanche, lors du Grand Prix de Pau (Gr3), Berryville (Poliglote) nous a

quittés, suite à une faute à la réception de la rivière des tribunes.

Berryville part à l’âge de 9ans, au cours d’une épreuve qu’il avait remportée à

deux reprises, en 2009 et 2011. Élevé par Madame la comtesse Édouard Decazes,

Berryville est issu d’une bonne famille de galopeurs. Sa mère, Kalberry

(Kaldounévées), s’est imposée à Longchamp et s’est placée quatrième du Prix

Pénélope (Gr3) à Saint-Cloud. Il est un proche parent de Dunaden (Nicobar), qui

a remporté le Melbourne Cup (Gr1) et le Hong Kong Vase (Gr1) cet hiver.

UNE

CARRIÈRE QUI COMMENCE EN PLAT

Comme

l’indique son pedigree, Berryville aurait pu faire carrière dans la discipline

du plat. Mais, avant de se faire un nom en obstacle en remportant plusieurs

Groupes, Berryville a aussi obtenu du caractère gras en plat. Berryville a

débuté sa carrière sous les couleurs de son éleveur et l’entraînement de

Dominique Sepulchre. Estimé, mais délicat, il a participé à une course B, avant

de se produire dans une course à réclamer qu’il a remportée, sur la piste de

Saint-Cloud. Acheté 31.111 euros par Madame Patrick Papot, il a alors posé ses

bagages chez Alain Couétil et a aussitôt obtenu du caractère gras à l’occasion

du Derby de l’Ouest (L), dont il s’est classé troisième de son compagnon de

couleurs et d’écurie Young Poli (Poliglote). LES DÉBUTS EN OBSTACLE

Deux

mois après son accessit dans le Derby de l’Ouest, Berryville a effectué ses

débuts en obstacle à Auteuil en se classant deuxième du Prix Finot (L). Il

devançait ce jour-là Royal Honor (Highest Honor), le futur lauréat du Prix

Cambacérès (Gr1), dont il prendra la quatrième place. Berryville est encore

maiden en obstacle et attend l’âge de 4ans pour ouvrir son palmarès dans la

discipline, en steeple-chase et sur la piste d’Angers. Il prouve donc qu’il

sait tout faire. Il revient alors à Auteuil, réalise d’encourageantes sorties

sur les gros obstacles et se classe quatrième du Prix Edmond Barrachin (Gr3).

Au terme de sa saison de 4ans, Berryville quitte l’écurie d’Alain Couétil et

part en direction de Pau, chez Jacques Ortet.

LE TEMPS

DES GRANDES VICTOIRES

Sous la

férule de Jacques Ortet, Berryville courra trente et une de ses quarante-six

sorties. Il remporte pour son nouveau mentor deux Grands Prix de Pau (Gr3), une

Listed, participe à deux Grands Steeple-Chase de Paris (Gr1), dont il se classe

quatrième en 2009. Il prend de multiples accessits au niveau Groupe et Listed.

Berryville était un cheval de classe, un guerrier, une mascotte pour l’écurie

de Jacques Ortet et il quitte désormais la scène avec un bilan flatteur de

quatorze succès et vingt et une places, pour près de 650.000 euros de gains.