Pirateer, de coolmore au haras de talma

Autres informations / 11.01.2012

Pirateer, de coolmore au haras de talma

 

Le haras de Talma vient d'acquérir Pirateer (Danehill

Dancer), en provenance de Coolmore, pour l'installer étalon à Grandpré, en

Champagne-Ardenne, au centre d'un vaste territoire groupant les régions de

l'Est, de la Bourgogne et du Nord de la France. Le haras de Talma est reconnu

pour son expertise en élevage de Selle Français et innove donc non seulement en

brisant la barrière des disciplines, mais aussi en présentant un étalon

pur-sang pour les éleveurs de ces régions. Pirateer a 4ans, c’est un cheval

équilibré et puissant, qui possède un pedigree très moderne ; il est par

Danehill Dancer qui est l’un des meilleurs étalons actuels, et sa famille

maternelle a donné, entre autres, Wannabe grand (Danehill), sa trois quarts

sœur qui est une gagnante des Cheveley Park Stakes (Gr1), Tamazirte (Danehill

Dancer) qui avait fini deuxième de la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1), ou

encore Tanami (Green Desert), placée des Cheveley Park Stakes, ainsi que de

nombreux autres chevaux de Groupe. Pirateer était aussi un cheval de classe. À

2ans, il était un des espoirs classiques d’Aidan O'Brien, dominant notamment

Treasure Beach (Galileo), le futur lauréat du Derby irlandais (Gr1). Pour sa

rentrée en 2011, Pirateer a gagné les Celebration Stakes (L), sur 1.500m au

Curragh, obtenant un rating de 104. Il est toutefois rentré avec une fissure

d'un pâturon qui a malheureusement mis un terme à sa carrière sportive.

Pirateer va faire la monte au prix de 1.000 € poulain vivant et des parts de

l’étalon sont d’ores et déjà proposées pour 2.000 €. Pour en connaître les

conditions, vous trouverez ci-dessous les coordonnés du haras de Talma.

Haras de Talma : www.harasdetalma.com

06.10.28.55.14 ou info@blue-spirit.net

 

« Quelle nouvelle idée est, selon vous, la plus importante

et la plus urgente à mettre en place dans le galop français ? »

 

POUR FAIRE AVANCER LE PROPRIÉTARIAT

« Jour de Galop nous propose depuis plusieurs mois de répondre

à la question de l’idée la plus importante et la plus urgente à mettre en place

pour le galop français.

Les réflexions qui suivent, fondées sur mon expérience

concrète de propriétaire et ma position au carrefour entre la finance (mon

métier) et les courses (une passion depuis trente ans), n’ont pas cette

ambition mais s’articulent autour de deux propositions concrètes.

Comme nous le savons, France Galop a mis en place depuis

quelques années un Département propriétaires qui est déjà actif pour accueillir

et conseiller les propriétaires potentiels, des espaces sont réservés dans les

tribunes, une restauration adaptée est proposée. Il faut maintenant franchir

une étape supplémentaire en donnant de nouveaux objectifs à cette équipe et en

lui assignant un véritable caractère stratégique au même titre, par exemple,

que l’objectif de faire revenir le public sur les hippodromes (pour les

conserver à l’échéance des baux).

Il faut maintenant prospecter activement et constituer une

base de données de propriétaires potentiels à l’image des banques privées et

des gestionnaires de patrimoine qui identifient et suivent un vivier de

prospects pour leur proposer leurs services au moment adapté (vente de

l’entreprise, succession, etc.) On pourra évidemment associer les acteurs

actuels pour cibler les "amis des courses" qui n’ont pas encore

franchi le pas.

Le département devra aussi accompagner et assister de

manière proactive les entraîneurs et les courtiers intéressés au premier chef

par l’élargissement de leur clientèle. Il ne faudra pas hésiter à recruter à

l’extérieur du monde des courses des profils complémentaires pour jeter des

filets vers d’autres mondes du sport. Bien sûr, l’idée d’offrir un premier mois

de pension est attractive si elle reste simple et incitative sur la durée mais c’est

un vrai travail de fond et se développant dans le temps qui est nécessaire.

Pour responsabiliser l’ensemble du dispositif, pourquoi ne

pas placer cet effort renouvelé sous la responsabilité directe d’un ou

plusieurs membres du Comité ou du conseil d’administration de France Galop.

Cela reviendrait à faire revivre l’ancienne commission propriétaires. Le

caractère stratégique du recrutement de nouveaux propriétaires en sera

renforcé.

En second lieu, il me paraît urgent d’assouplir rapidement

les modalités pratiques des associations. Il faut en finir avec la limitation à

dix du nombre d’associés et créer des nouvelles formes d’association permettant

le partage d’un portefeuille de chevaux ou "à durée limitée".

Aujourd’hui, il est possible d’aller au-delà des dix associés ou de mettre en

place une multi-association mais cela doit se faire dans le cadre d’une société

(SARL, SA, SAS) au fonctionnement et à la fiscalité complexes, peu adaptée et

parfois pénalisante comme l’a souligné Carina Klingberg Hanson dans ces

colonnes. Sans remettre nullement en cause la nécessaire transparence de

l’identité des propriétaires finaux ni l’étape raisonnable du passage par la

police des jeux, l’expérience que je vis en tant qu’associé au sein du Pride

Racing Club montre une voie d’avenir. Cette initiative ainsi que dans le

domaine de l’élevage, Capital Pur Sang, montrent que la mutualisation attire

aux courses de nouveaux participants, qui, pour certains, n’hésitent pas à

réinvestir quand le plaisir et le succès sont au rendez-vous. Mais pour ce

faire, il faut permettre une véritable multipropriété avec un nombre de membres

(connus et répertoriés bien sûr) non limité portant sur un nombre de chevaux

lui aussi non limité et permettant par exemple de percevoir par avance les frais

d'entraînement pour protéger aussi bien le gérant de l'écurie que le(s)

entraîneur(s) choisi(s). »

Guillaume de Saint-Seine