A.g. des eleveurs du sud-ouest : primes, etalons et france galop

Autres informations / 08.02.2012

A.g. des eleveurs du sud-ouest : primes, etalons et france galop

L’assemblée

générale des éleveurs du Sud-Ouest s’est tenue samedi soir sur l’hippodrome de

Pau. Les débats ont été intenses dans un hall de l’hippodrome bien rempli, où

l’on notait notamment la présence – parmi les "non locaux" – de Loïc

Malivet et de ses équipes, d’Éric Hoyeau, du staff d’Osarus, de Mathieu Alex du

haras de la Cauvinière… et de Jour de Galop ! Loïc Malivet, Président du

Syndicat national et Vice-président de France Galop, a pris le premier la

parole pour expliquer pourquoi il avait choisi de soutenir la candidature de

Bertrand Bélinguier à la présidence de France Galop et comment la

vice-présidence lui avait été proposée: « Bertrand Bélinguier est un homme qui

connaît très bien le galop français et qui ressent les difficultés de notre filière.

Une fois élu, il a envoyé deux messages forts au monde socioprofessionnel,

d’abord en choisissant un "socio" comme vice-président et ensuite en

devenant le premier président de France Galop à accorder à notre Syndicat les

deux places réservées aux éleveurs au sein du conseil d’administration. » Et il

a conclu sur ce sujet : « Bertrand Bélinguier est désormais dans l’attente de

nos propositions, à nous éleveurs, pour faire évoluer les choses. Il suffit de

les lui faire remonter ! » En matière de propositions et débats, l’assemblée

des éleveurs du sud-Ouest n’a pas été en reste ! Premier sujet sur la table :

les "FR", les assimilés et les conçus. Tout le monde a été d’accord

pour dire qu’il fallait empêcher les abus, tout en permettant aux éleveurs

français qui le souhaitent de pouvoir utiliser des étalons stationnés à

l’étranger. Car, comme cela a été dit samedi soir, le fait d’être plus strict

sur les assimilations ne doit pas empêcher les éleveurs français de faire les

croisements qu’ils jugent les bons pour leurs poulinières. La parole a ensuite

été donnée à Éric Hoyeau qui répondait à l’invitation du docteur Yves Frémiot.

Le président d’Arqana a rappelé l’essence même des primes : « Les primes à

l’éleveur et les primes au propriétaire sont différentes. Les primes à

l’éleveur ont été créées pour permettre aux éleveurs français d’améliorer leur

jumenterie [une affirmation reprise par Hervé Chamarty, qui s’exprimait au nom

des propriétaires du Sud-Ouest, incitant les éleveurs à renouveler leur

jumenterie, ndlr]. Alors que les primes au propriétaire ont été inventées pour

encourager les propriétaires français et étrangers à acheter français et à

courir en France. » En ce sens, si les primes étaient réservées aux

"conçus", cela aurait des effets pervers : désertion des acheteurs

non français aux ventes et à l’amiable, exode des meilleures juments

françaises… et éloignement de l’opportunité de stationner des étalons de haut

niveau en France. Ce dont la France a besoin, c’est de plus de juments de

niveau international, a conclu Éric Hoyeau : « C’est la meilleure garantie pour

garder et développer notre parc d’étalons national. »