A la decouverte de jess parize : « creation d’une p.s.f. dans l’est : primordial ! »

Autres informations / 16.02.2012

A la decouverte de jess parize : « creation d’une p.s.f. dans l’est : primordial ! »

En

remportant le Prix Radisson Blu Nice, mercredi à Cagnes-sur-Mer, Kourdo (Double

Heart) a offert une première victoire dans un Quinté et un premier succès à

Cagnes à son entraîneur, Jess Parize. L’occasion d’aller à la rencontre de ce

jeune professionnel installé dans l’Est de la France.

JDG. –

DEPUIS QUAND ETES-VOUS INSTALLE COMME ENTRAINEUR ?

J’exerce

depuis cinq ans sur l’hippodrome de Wissembourg, où je suis le seul entraîneur

public. Mon effectif se compose de vingt-cinq chevaux. Plusieurs permis

d’entraîner sont également installés sur le site. Quarante chevaux y résident à

l’année, et avec ceux qui viennent travailler régulièrement, cela monte à cent

cinquante. Nous bénéficions de bonnes infrastructures et, grâce au travail du

comité et des bénévoles, j’ai constaté beaucoup d’amélioration et de rigueur

dans l’entretien des pistes. J’attends maintenant que le parcours d’obstacle

s’améliore pour entraîner des chevaux dans cette discipline, que j’aime

énormément. Je profite de cette occasion pour présenter mes condoléances au

président de l’hippodrome, Patrick Isenmann, qui vient de perdre son fils. Je

dédie ma victoire à Aurélien.

QUEL A

ETE VOTRE PARCOURS AVANT DE VOUS INSTALLER ?

J’ai

effectué mon apprentissage chez François Doumen et je mets aujourd’hui en application

tout ce que j’ai appris chez lui. Je m’inspire beaucoup de sa méthode

d’entraînement. J’ai également travaillé chez Xavier Guigand, Emmanuel

Chevalier du Fau, Christian Bauer ou encore en Allemagne, à Baden-Baden. J’y ai

découvert une autre façon de travailler, où l’on va à l’essentiel, sans

fatiguer les chevaux. J’ai monté en course, en plat comme en obstacle, une

discipline que j’ai découverte lors de mon service militaire au CSEM de

Fontainebleau. J’ai gagné de bonnes courses avec Duky, dont le Grand Steeple de

Clairefontaine et sa préparatoire. Ensuite, j’aurais dû faire un choix entre le

plat et l’obstacle, mais je n’ai pas su me décider et cela m’a desservi. Je

montais moyennement dans les deux disciplines…

DEPUIS

COMBIEN DE TEMPS VENEZ-VOUS A CAGNES-SUR-MER ?

Cela

fait trois saisons. Dans l’Est, nous sommes les premiers à arrêter de courir,

et les derniers à recommencer… Je ne peux pas me permettre de rester autant de

temps sans courir, et c’est pour cette raison que je viens à Cagnes. Je suis

d’ailleurs surpris que dans notre région, qui est la plus froide de France,

nous n’ayons pas de P.S.F. La création d’une telle piste est primordiale et

aiderait les professionnels de l’Est à attirer les propriétaires. Nous n’avons

pas assez de courses pour les retenir…

EN

REVANCHE, VOTRE PROXIMITE AVEC LA FRONTIERE ALLEMANDE PEUT ETRE UN ATOUT ?

Quand je

me suis installé, comme j’avais une expérience allemande et que je parle la

langue, j’ai pensé qu’il existait un potentiel avec la clientèle germanique. Les

Allemands aiment les courses, ont de l’argent pour investir, mais leurs courses

sont très mal dotées. Il est donc logique qu’ils se tournent de plus en plus

vers nous. Je commence moi-même à avoir des propriétaires allemands.