Cagnes-sur-mer, prix de l’ile de porquerolles (d) : final destination montre son vrai visage

Autres informations / 03.02.2012

Cagnes-sur-mer, prix de l’ile de porquerolles (d) : final destination montre son vrai visage

Final

Destination (Way of Light) était très chuchoté lors de sa rentrée le 18

janvier, mais le pensionnaire de Mario Hofer avait cédé dans la ligne droite

après avoir mené. Cette fois, il a dominé très facilement dans le Prix de l’Île

de Porquerolles (D) : après avoir attendu au sein du peloton, le poulain

allemand s’est envolé vers un très facile succès, laissant Raquette (Muhtathir)

à quatre bonnes longueurs, alors que Sinnkosako (Anabaa) a pris la troisième

place à encore deux longueurs.

DIRECTION

LA "CALIFORNIE"

Final

Destination s’était imposé de plaisante manière pour ses débuts à Deauville,

dans une “F” mais n’avait pas couru ensuite jusqu’à sa rentrée sur la Côte

d’Azur. « Il a connu un problème à un sabot, et j’ai été contraint de l’arrêter

six semaines, nous a expliqué Mario Hofer. En dernier lieu, il avait vraiment

besoin de courir, car c’est un cheval important. Aujourd’hui, on a vu le vrai

Final Destination. Je vais l’engager dans le Prix de la Californie (L), et,

s’il reste bien, il disputera cette course. »

DU 100 %

"PETIT TELLIER"

Lors des

débuts victorieux du poulain à Deauville, Antoinette Tamagni-Bodmer, son

éleveur, nous avait raconté son histoire: « Final Destination est passé aux

ventes d’août de Deauville en 2010. Mais nous l’avons racheté [10.000 €, ndlr]

et placé chez Mario Hofer. Il m’a appelé récemment pour me dire que le cheval

avançait et qu’il voulait bien l’acheter. Nous sommes éleveurs-vendeurs avant

tout, alors nous le lui avons cédé. Final Destination est le premier produit de

Schicky Micky. Cette victoire de Final Destination,  c’est donc du 100 % "Petit

Tellier". Way of Light est étalon chez nous et c’est en 2011 qu’ont débuté

ses premiers 2ans. » Final Destination est un petit-fils de Summer Dance

(Machiavellian), qui compte deux victoires à 2ans. Elle a produit plusieurs

gagnants, dont Summer Princesse (Desert Prince), qui a gagné quatre courses et

a terminé deuxième du Prix Miss Satamixa (L). Summer Dance est aussi la mère de

Coyote Girl (Entrepreneur), lauréate de sept courses, et de Sapphire

(Meshaheer), lauréat en France et deuxième du Grand Handicap des sprinters à

Deauville l’été dernier. La troisième mère de Final Destination est Hasanati,

qui a remporté le Prix Joubert (L).

LES

BONNES STATISTIQUES DE WAY OF LIGHT

Final

Destination représente la première génération des produits "français"

de l’ancien champion de Stavros Niarchos, Way of Light (Woodman). Ce gagnant du

Grand Critérium (Gr1) de Longchamp sous la férule de Pascal Bary n’est pas

entré au haras en France de suite. Il a d’abord été recruteur au Japon et en

Australie, avant de rejoindre le haras du Petit Tellier, chez Patrick

Chédeville et Antoinette Tamagni-Bodmer, en 2008. Le temps de son exil, Way of

Light a été un peu oublié en Europe, mais sa progéniture se charge déjà de

rafraîchir les mémoires. « Way of Light n’est pas le plus utilisé des étalons,

confie Patrick Chédeville. Pourtant il a beaucoup de points positifs en sa

faveur. C’est un gagnant de Gr1, il détient le courant de sang de l’une des

plus belles familles "Niarchos", celle de Coup de Folie. La première

génération de ses produits conçus en France, celle de Final Destination, montre

de bonnes statistiques.  Seulement six

chevaux ont couru entre 2011 et 2012 et quatre ont déjà gagné. D’ailleurs, en

Australie, il avait plus de 50 % de gagnants par partant. »