La glorieuse epoque des courses d’obstacle reservees aux cavaliers

Autres informations / 22.03.2012

La glorieuse epoque des courses d’obstacle reservees aux cavaliers

L’édito

paru dans notre précédente édition et intitulé "Une idée pour développer

la culture hippique en France" a suscité des réactions de la part de nos

lecteurs. Nous publions aujourd’hui celle de Christophe Riom, commissaire des

courses à France Galop et à Fontainebleau, ainsi que celle de Robert Adenot,

chargé de communication à l’IFCE, qui nous rappellent tous deux l’existence, il

y a maintenant un certain temps, de courses d’obstacle réservées aux cavaliers

issus des sports équestres. De ces épreuves sont issues de nombreux acteurs de

l’Institution.

«

L'édito d'Adeline Gombaud-Mouatadiri, paru dans votre précédente édition, ouvre

une voie possible pour devenir éventuellement propriétaire… Pourquoi pas…?!

Pour votre information, les courses de "jeunes cavaliers" réservées

aux S.H.U./S.H.N./S.H.R. de l'époque (années 70-80) se déroulaient en plat sur

les hippodromes de Fontainebleau et Rambouillet. En obstacle, il s'agissait

d'un long parcours, certes adapté, mais avec le maintien de sérieuses

difficultés sur le cross-country du champ de course de Maisons-Laffitte

(malheureusement détruit). Les chevaux étaient pour la plupart des

"réformes" de courses. C'était donc "l'ancêtre" de l'ACCAF

avec de surcroît de l'obstacle..! Tout ça fonctionnait plutôt bien et c'était

considéré comme un "tremplin" pour accéder au Club des

gentlemen-riders et des cavalières. À l'époque, il n'y avait pas de stage de

formation pour devenir amateur. On montait chez un entraîneur régulièrement qui

validait notre capacité à être opérationnel en course…Sont issus de ces courses

de "jeunes cavaliers" qui étaient placées sous la

"houlette" de M. Jean Souilhe (ex-crack gentleman-rider dans les

années 60), formateur exceptionnel, homme d'une grande loyauté et désintéressé

: Patrick Barbe, Pascal Bary, Bartabas, Hubert Guy, Thierry Delègue, Martine de

Beauregard, Philippe Giacometti, et moi-même. Force est de constater que nous

sommes, ou avons tous été impliqués, dans la vie de l'Institution et que ce

vivier de jeunes cavaliers passionnés mérite de-facto que l'on s'y attache à

nouveau… Beau challenge, n'est-ce pas Adeline ?! La Fédération française

d'équitation s'en fichait royalement…En revanche, l'implication de la Société

d'encouragement, de la Société des steeple-chases de France et de la Société

sportive fut déterminante dans notre belle aventure afin de lui donner vie et

substance..! »

Colonel

(cr) Christophe Riom

                                    

« Je

rejoins votre édito paru dans votre précédente édition, et vous précise que des

courses-école, organisées en Auvergne (dans l’Allier), ont existé à partir de

1987 et durant plusieurs années. Ces épreuves avaient été initiées par le

directeur du haras d’Aurillac, M. Baratoux, et concernaient avant tout les

cavaliers de concours complet. Elles avaient lieu sur le parcours de cross de

Moulins, sur le steeple de Montluçon et s’achevaient par une finale disputée

sur le cross de Vichy. Ces courses-école ont permis aux cavaliers de concours

complet d'avoir une meilleure science du train et de la vitesse en cross, et de

progresser dans la manière de monter en intervenant moins à l'abord des

obstacles. Ils étaient beaucoup plus confiants sur des parcours plus

importants. Plusieurs cavalier(e)s qui ont participé à ces épreuves sont

ensuite monté(e)s en course, ont pris un permis d'entraîner, sont devenus

propriétaires ou commissaires. Ce fut une vraie passerelle entre les courses et

les sports équestres. J’ai moi-même participé à ces courses en tant que leader,

une fonction qu’a également occupé le fameux Roger Grand, neuvième du Grand

National de Liverpool en 1985 avec son AQPS Jivago de Neuvy. Il était à

l’époque gentleman-rider et avait un permis d’entraîner. »

Robert

Adenot