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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le touquet cherche a retrouver son lustre d’antan

Autres informations / 20.03.2012

Le touquet cherche a retrouver son lustre d’antan

Fin

janvier, Xavier Bollart, vétérinaire de profession mais aussi propriétaire et

éleveur passionné de galopeurs, a pris la succession d’Hugues Delloye à la tête

de la société des courses du Touquet. L’occasion d’évoquer avec lui les projets

concernant cet hippodrome.

JDG . –

VOUS VENEZ DE PRENDRE LA TETE DE L’HIPPODROME DU TOUQUET. QUELS GRANDS

CHANTIERS VOUS ATTENDENT?

Xavier

Bollart . – Pour recadrer les choses, il faut rappeler que notre société des

courses est très ancienne, ayant vu le jour en 1925. Le Touquet a connu un

passé prestigieux, mais la situation est plus difficile aujourd’hui. Notre

hippodrome a pourtant beaucoup d’atouts et il existe une volonté politique

forte pour le remettre en valeur. C’est un site naturel, qui domine la baie de

Canche. Un endroit paradisiaque, avec des tribunes classées monument

historique…On y court dans les trois disciplines. Nous avons neuf réunions de

courses annuelles, avec quelques courses PMU, dont le Trophée Vert, une année

sur deux. Sans réunion supplémentaire, il est très difficile de joindre les

deux bouts. Au galop, nous avons douze courses de plat et autant d’obstacle. Je

pense que nous allons devoir faire un choix et privilégier, pour l’obstacle,

une discipline plutôt qu’une autre, pourquoi pas le cross, car notre parcours,

s’il était un peu rénové, pourrait être intéressant. Nous bénéficions d’une

piste irriguée de 1.500m pour les épreuves de plat, et nous avons la

possibilité de la prolonger pour courir sur 2.400m. De même, nous venons de

construire 80 boxes en dur, de grande qualité. Nous essayons d’être

irréprochables tant au niveau de la qualité de nos pistes que de notre

organisation. J’espère que France Galop récompensera nos efforts !

LE SITE

POURRAIT-IL SE PRETER A UNE ACTIVITE D’ENTRAINEMENT?

C’est un

projet qui est à l’étude. Avec nos 80 boxes, plus ceux du parc équestre

attenant, nous avons une capacité d’accueil de près de 300 chevaux. Nous

réfléchissons à la création d’une piste en sable, à l’extérieur des pistes de

l’hippodrome, pour l’entraînement ou le préentraînement de chevaux. Nous ne

sommes qu’à 2 km de la mer, avec la possibilité d’aller dans les dunes, ce qui

est un avantage énorme pour travailler les chevaux. Il y a quelques années, Jean-Paul

Gallorini avait envisagé d’installer une antenne sur le site. Nous avons

malheureusement raté le coche. Le site détient un potentiel certain pour

installer une activité de préentraînement ou d’entraînement, c’est certain.

Nous ne sommes qu’à deux heures de Paris, avec un accès direct à l’autoroute,

et nous nous situons tout près de la Belgique et de la Grande-Bretagne. Ce sont

d’autres points positifs pour notre développement.