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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

P.s.f. de chantilly, le ruban est coupé

Autres informations / 07.03.2012

P.s.f. de chantilly, le ruban est coupé

Mardi, à

11 heures, la P.S.F. de Chantilly a été officiellement inaugurée. Président de

France Galop, Bertrand Bélinguier a coupé le ruban avec Éric Woerth,

député-maire de Chantilly, et Hubert Monzat, devant un parterre de journalistes

et d’élus au sein du canton de Chantilly. Samedi 3 mars, Chantilly a donné le

coup d’envoi de ses courses sur P.S.F., avec, déjà, la participation de chevaux

de haut niveau. Mardi, c’était le jour de l’inauguration officielle, avec la

présence des responsables de France Galop et des élus locaux. Après avoir coupé

le ruban devant le poteau d’arrivée, Bertrand Bélinguier et Éric Woerth,

également Président de la Communauté de communes de l’aire cantilienne, ont

chacun prononcé un discours, rappelant la nécessité d’un tel outil de travail

et son rôle au sein du paysage hippique français. Bertrand Bélinguier a noté

que « se retrouver à Chantilly début mars deviendrait désormais une habitude.

Cette P.S.F., notamment grâce à sa couleur, celle de la pierre de Chantilly,

s’intègre parfaitement dans le cadre de l’hippodrome, le plus beau du monde

avec son écurie et son château dans le paysage. C’est également l’aboutissement

de plus de dix ans de travaux de rénovation sur le site. La filière hippique

est importante en France et l’implication de l’État et des collectivités

locales est importante dans le soutien de cette filière qui, aujourd’hui,

compte plus de 75.000 emplois. » Député-maire de Chantilly, Éric Woerth a pris

la parole à son tour. Il a souligné : « Chantilly et sa P.S.F., c’est une

longue histoire. Il y a eu beaucoup de phases de travaux pour réhabiliter le

site. La piste est et a toujours été exceptionnelle, mais l’infrastructure,

avec ses bâtiments, ne l’était plus. Avec les partenaires, S.A. l’Aga Khan, la

communauté de communes de Chantilly, l’Institut de France, les collectivités

locales et France Galop, nous avons beaucoup travaillé pour avoir un hippodrome

moderne. La filière hippique fait partie de l’identité française. Et ce nouvel

hippodrome de Chantilly n’est que la face émergée de l’iceberg, où se

concrétise le travail de milliers de personne travaillant pour cette filière.

Il faut se féliciter de ce nouvel outil, car Chantilly porte en France et à

travers le monde l’image des courses dans l’Hexagone. » La P.S.F. de Chantilly

va peu à peu devenir une habitude. Cette année, 285 épreuves vont se courir sur

l’hippodrome des princes de Condé. Cent-trente sur gazon et cent-cinquante-cinq

sur P.S.F. Au total, en France, ce sont 20 % du programme de galop 2012, contre

17 % en 2011, qui vont se tenir sur la P.S.F.

BERTRAND

BÉLINGUIER : « ON APPREND TOUS LES JOURS AVEC LES P.S.F. »

Après

son discours, Bertrand Bélinguier est revenu avec nous sur les P.S.F. en France

et l’enjeu qu’elles représentaient dans le paysage hippique français.

JDG. –

AUJOURD’HUI, ON ASSISTE À UN DÉVELOPPEMENT DES P.S.F. SUR LES HIPPODROMES

FRANÇAIS. QU’APPORTE UNE TELLE EXPANSION ?

Bertrand

Bélinguier. – La nouvelle P.S.F. de Chantilly répond à plusieurs nécessités.

D’une part, elle a permis aux entraîneurs de Chantilly de travailler les

chevaux cet hiver. Egalement, on voit avec le nombre d'éliminés, à Deauville

notamment, qu'il existe un réservoir important de chevaux pour courir sur la

P.S.F. Le développement des P.S.F. participe à la densification du calendrier,

mais il est surtout possible car il y a les effectifs en France pour courir sur

cette surface. Aussi, on a vu à Pau cet hiver que la P.S.F. pouvait servir de

solution de repli quand la piste en gazon pour l’obstacle n’était pas

praticable.

LES

P.S.F. EN FRANCE SONT UNE RÉALITÉ RÉCENTE. PEUT-ON S’ATTENDRE À DE NOUVELLES

AMÉLIORATIONS LES CONCERNANT ?

Oui, car

on continue d’apprendre avec les P.S.F. On apprend quand on les construit, mais

aussi quand on les entretient. C’est quelque chose qui n’est pas figé et on

apprend avec le temps à mieux les maîtriser. Comme me le rappelait samedi

Franck Gabriel, le représentant de Meydan qui était présent à Chantilly, la

texture des P.S.F. évolue car elle est sensible à la température.

À TERME,

DES PROJETS SONT-ILS D’ACTUALITÉS POUR LE REMPLACEMENT DES P.S.F. LES PLUS

ANCIENNES ?

La

construction et l’entretien d’une P.S.F. coûtent cher. Bien sûr, il sera

nécessaire à terme de s’y pencher et d’effectuer les investissements

nécessaires. Cela a été le cas cet hiver à Pau, où la P.S.F. a été améliorée.

Elle a donné satisfaction aux professionnels et on a vu des chevaux de bonne

qualité s’y produire. Je pense à Azeville, qui a débuté à Pau et a brillamment

gagné, samedi dernier, sur la P.S.F. de Chantilly.

ENFIN,

ALLEZ-VOUS RETRAVAILLER SUR LA P.S.F. DE CHANTILLY, NOTAMMENT SA COURBE DE

DÉCÉLÉRATION ?

En

concertation avec l’association des jockeys et son président, Ronan Thomas,

nous avons déjà pris en compte des demandes concernant le rayon de courbe de ce

tournant. Samedi, on a pu constater que les courses se sont déroulées dans de

bonnes conditions. Bien sûr, nous restons attentifs aux remarques concernant ce

tournant, ainsi qu’à toute autre remarque concernant l’intégralité du tracé.

LA

P.S.F. DE CHANTILLY EN CHIFFRES

Installée

cet hiver après cinq mois de travaux, elle a nécessité un investissement de 4,4

millions d’euros dont 3 millions apportés par France Galop et 1,4 million par

la Communauté de communes de l’aire cantilienne. Cette P.S.F. est le dernier

élément du processus de rénovation de l’hippodrome de Chantilly qui a mobilisé

une trentaine de millions d’euros depuis 1994. Au premier semestre 2012, 90

courses se dérouleront sur la P.S.F. cantilienne et 92 sur gazon. Dès cette

année, le programme de courses va se densifier à Chantilly avec 14 réunions

supplémentaires par rapport à 2011 :

- 8

transferts de réunions qui se déroulaient auparavant en mars et novembre à

Deauville, Compiègne, Fontainebleau, Saint-Cloud et Maisons-Laffitte,

-

réunions créées en semi nocturne.

Durée

des travaux : 5 mois

Coût des

travaux : 4,4 M€ dont :

- France

Galop : 3 M€

-

Communauté de communes de l’aire cantilienne : 1,4M€

Surface

: 47.000 m2

Anneau :

1.900 m

Ligne

droite d'arrivée : 550 m

Largeur de

piste : 20 m