La reponse de loïc malivet president du syndicat des eleveurs

Autres informations / 15.04.2012

La reponse de loïc malivet president du syndicat des eleveurs

 « À la lecture de certaines réactions publiées

récemment dans ces colonnes, je pense qu’il y a confusion ou plutôt mauvaise

interprétation des aspirations du Syndicat des Éleveurs en matière de primes à

l’éleveur, telles qu’elles ont été évoquées lors de son dernier Comité. Le

Syndicat des Éleveurs a été à l’origine du système de primes incluant les

assimilés, il y a de nombreuses années. Il demeure très attaché à ne pas

pénaliser les éleveurs souhaitant investir pour améliorer leur production,

quand bien même ils utilisent des reproducteurs partout en Europe. À la demande

du Président de France Galop, quelques aménagements dans la distribution de ces

primes doivent être proposés, dans les mois qui viennent, pour cadrer leur

attribution, contrôler les abus, mais surtout améliorer la compétitivité de nos

entreprises et de notre filière à l’international. Une très large majorité des

membres élus au Comité (par nos deux mille deux cents adhérents) s’est

prononcée pour un maintien de la prime au même taux pour tous, quel que soit le

pays de stationnement de l’étalon choisi. La seule contrainte concernerait les

juments pleines, puisqu’on demanderait qu’elles mettent bas en France avant

leur départ ; les autres, vides ou maidens, n’étant, bien entendu, pas

concernées. Cette mesure offre le double avantage de laisser à l’éleveur

l’entière liberté du choix de l’étalon, sans perte de prime, mais également de

promouvoir l’élevage français : le suffixe "FR" s’appliquant beaucoup

plus largement, la réussite des chevaux élevés sur notre sol n’en serait que

plus lisible. Cette mesure va de pair avec l’autre proposition de notre

profession de foi lors des élections : Créer un turnover plus rapide pour

optimiser la rentabilité des chevaux de courses à 2, 3 et 4ans. »