Les explications sur l’"affaire" rose de grugy

Autres informations / 12.04.2012

Les explications sur l’"affaire" rose de grugy

Mardi à

Enghien, Rose de Grugy a été déclarée non-partante dans le Prix de La Rochelle,

le Quinté+ du jour, suite à un problème de jockey. JDG revient sur cette

"affaire" avec son entraîneur Laurent Viel et avec Henri Pouret,

adjoint au Directeur Général en charge de la direction opérationnelle des

courses. À tête reposée, l’affaire ressemble surtout à un gros malentendu.

LAURENT

VIEL : UN MANQUE D’INFORMATION

Mardi,

Laurent Viel n’était pas content, car sa jument Rose de Grugy (Alamo Bay) a été

déclarée non partante dans le Quinté+ du jour à Enghien. Tout est parti d’un

changement de jockeys. Lors de la déclaration de partants, Rose de Grugy était

associée à David Berra. Mais ce dernier se blesse la veille au Lion-d’Angers,

souffrant d’une lésion au pied gauche. Il ne peut donc honorer ses montes du

mardi à Enghien. De ce fait, Laurent Viel décide de le remplacer par Élise

Chayrigues. Celle-ci revient à peine de blessures : elle est en effet tombée,

quatre jours auparavant (le vendredi) à Auteuil. Après avoir respecté le délai

légal de 72 heures pour passer sa visite médicale, elle est à nouveau autorisée

à monter le lundi soir. Pourtant, les commissaires d’Enghien s’opposent à sa participation

aux courses de mardi, engendrant surprise et colère chez Laurent Viel.

L’entraîneur mayennais nous a confié que les commissaires lui auraient tenu les

propos suivants : Élise Chayrigues n’était pas apte à monter en course au

moment des déclarations définitives de la réunion de mardi à Enghien et un

repos de deux jours supplémentaires aux 72 heures requises après un traumatisme

crânien est également à respecter. Le professionnel n’avait pas connaissance de

cette règle, ne l’ayant trouvée à aucun moment dans le code des courses au

galop. Laurent Viel tient également à souligner la perte financière occasionnée

auprès des parieurs, et le préjudice pour son écurie. De ce fait, il a envoyé

au président Bélinguier une lettre exprimant son mécontentement à l’égard des

autorités de France Galop présentes sur l’hippodrome d’Enghien, ainsi que son

désir d’obtenir des explications claires et précises à propos de cette décision

qui, selon lui, demeure incohérente.

HENRI

POURET : « LA DECLARATION DE MONTE N’ETAIT PAS ACCEPTABLE »

Pour

gagner du temps, JDG s’est tourné rapidement vers la personne la mieux placée

pour expliquer la décision des commissaires: Henri Pouret, patron (notamment)

du code et des commissaires. Sa réponse est claire. Nul besoin de chercher des

raisons compliquées à l’interdiction de monter signifiée à Élise

Chayrigues.  Tout simplement, pour

pouvoir se remettre à cheval, un jockey doit être apte au moment de la

déclaration de partants. Ce qui n’était pas le cas d’Élise Chayrigues le samedi

de la déclaration des partants de mardi à Enghien…Elle était en effet tombée la

veille à Auteuil. « Après sa chute vendredi à Auteuil, une commotion cérébrale

a été diagnostiquée chez Élise Chayrigues. Dans ce cas-là, elle doit passer une

visite médicale, auprès d’un médecin agréé par France Galop, seulement 72

heures après l’incident. Or, l’article 40 paragraphe 2 du code des courses

prévoit que « aucune personne ne peut monter dans une course publique sans être

détenteur, au moment de la déclaration de monter, d’un certificat en cours de

validité de non contre-indication à la monte en course ». Élise Chayrigues a

obtenu son autorisation de monter lundi, alors que les déclarations de monte

ont eu lieu samedi. Sa déclaration de monte n’était donc pas acceptable. »