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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Prix fleuret (gr3) : le champion saint palois sort son "bleu de chauffe

Autres informations / 31.03.2012

Prix fleuret (gr3) : le champion saint palois sort son "bleu de chauffe

Saint

Palois (Saint des Saints) nous avait régalés en remportant le Prix Duc d’Anjou

(Gr3) par quinze longueurs. Après un automne 2011 qui n’avait pas révélé de

véritable chef de file chez les steeple-chasers nés en 2008, le champion de la

famille Papot avait prouvé qu’il était le number one de sa promotion. Et de

quelle façon ! Il partait donc couru à 1/10 dans ce Prix Fleuret (Gr3). Mais la

tâche n’a pas été aussi simple que le 11 mars. Cette fois, son dauphin dans le

"Duc d’Anjou", Ucello Conti (Martaline), s’est rapproché de lui et

l’a même sérieusement menacé dans la phase finale. Comme dans le Prix Antoine

de Palaminy (L),  à Pau, Saint Palois a

dû sortir le "bleu de chauffe" et faire appel à son courage pour

repousser nettement, et finalement assez sûrement, l’attaque d’Ucello Conti. Il

est ainsi resté invaincu en six sorties sur le steeple et conserve son trône de

chef de file des 4ans.

DAVID

COTTIN : « JE N’AI PAS DOUTE DE LUI, JE SAIS QUE C’EST UN CRACK. »

À la

décharge de Saint Palois, s’il ne s’est pas imposé aussi facilement dans le

"Fleuret" que dans le "Duc d’Anjou", c’est dû aux

circonstances de course. Dernièrement, il n’avait pris la tête qu’en fin de

parcours, alors qu’il était attendu ce samedi. Et il a assumé le poids de la

course, tout en étant contrarié, au début de la ligne d’en face, par Usual Time

(Great Pretender) en liberté. Ces éléments peuvent logiquement gêner un poulain

en formation, qui est encore vert. Après la course, David Cottin, pilote de

Saint Palois, a expliqué au micro du cheval émetteur : « Il n’y a pas eu de

train, on allait au galop de chasse. Du coup, je me suis retrouvé devant et,

parfois, il flottait, un coup à gauche, un coup à droite. Il est vert et a

besoin de prendre de la maturité. Après la double barrière, on allait sur un

drôle de pied. On aurait pu être battu par les circonstances de course. Mais je

n’ai pas douté de lui, je sais que c’est un crack. » Xavier Papot était présent

pour voir Saint Palois en compétition. Après la course, il nous a dit : « Il

n’y a pas eu assez de rythme pour lui dans le parcours. Tout le monde abordait les

4.300m du parcours pour la première fois et il fallait gérer. Si vous regardiez

ses réductions kilométriques du Prix Duc d’Anjou, elles étaient prometteuses. »

On devrait désormais revoir Saint Palois dans le Prix Jean Stern (Gr2), où il

devra juguler les ambitions grandissantes d’Ucello Conti, voire de Ma Filleule

(Turgeon), qui a impressionné l’entourage de Saint Palois.

UCELLO

CONTI REFAIT DES LONGUEURS SUR SAINT PALOIS

De

quinze longueurs dans le Prix Duc d’Anjou, Ucello Conti en a refait quatorze

dans ce Gr2, sur Saint Palois. Le parcours de 4.300m l’a certainement favorisé,

mais il était aussi en meilleure condition que le 11 mars. Cela s’est

d’ailleurs vu à son arrivée au rond de présentation, où il était magnifique d’état.

En course, il a constamment suivi Saint Palois dans le parcours, lui prenant

même le meilleur après certains sauts. Dans la phase finale, il a été un

adversaire digne de son nom pour Saint Palois. Représentant de Simon Munir,

propriétaire d’Ucello Conti, David Powell nous a déclaré : « Il court très bien

aujourd’hui. Son jockey pense qu’il aurait gagné s’il n’en avait pas retapé une

avant la dernière haie. Il y aura match la prochaine fois avec Saint Palois. Il

faut dire qu’après sa sortie dans le Prix Duc d’Anjou, sa prise de sang n’était

pas bonne. Aujourd’hui, il était beaucoup mieux. »

EXCELLENT

DEBUT DE FARLOW DES MOTTES A AUTEUIL

François

Nicolle l’avait avoué avant la performance de Farlow des Mottes (Maresca

Sorrento) : son pensionnaire passait un test dans ce Gr3 pour voir s’il pouvait

aller avec les bons. Et le test est plus que réussi.  Malgré une faute en début de course, au petit

open-ditch, Farlow des Mottes a évolué avec des réserves, dans le dos des

animateurs. Après la double barrière, il a même fait illusion pour la victoire.

Sur le plat, il s’est vaillamment défendu pour accrocher la troisième place.

Après la course, son entraîneur nous a dit : « Pour un cheval qui débute à Auteuil,

je trouve qu’il court pas mal du tout. Je lui avais laissé un peu de fraîcheur

après Pau, parce que c’est un cheval qui a un peu de mal à encaisser ses

courses. De plus, il a eu un ou deux combats difficiles cet hiver. J’ai vu ce

que je voulais voir. Peut-être qu’il va continuer sur cette voie, dans les

Groupes. Il devrait bien vieillir et faire un bon cheval d’âge. » Quatrième,

Menelas Ar Len (Malinas) a fait une très bonne course. Il est même venu à la

hauteur de Saint Palois pour franchir l’avant-dernier obstacle. À la fin, il a

un peu plafonné, mais pour l’automne, il s’annonce prometteur.

LA

GRANDE SEMAINE D’ETREHAM

Le Haras

d’Etreham a poursuivi sa superbe semaine grâce à Saint Palois. De fait, après

un coup de trois des élèves du haras normand, lundi à Compiègne, une victoire

de prestige de la fille d’American Post, Lily America, dans le Prix La Camargo

(L), Saint Palois a lui aussi fait briller un sire d’Etreham, son père Saint

des Saints en l’occurrence.

UN

DESCENDANT DE LA BATE

Né d’une

modeste mais dure jument de plat, Toutevoie (Sillery), Saint Palois est déjà le

meilleur produit de sa fratrie. Il est le sixième des huit produits de cette

matrone qui avait donné auparavant trois gagnants, Valdanour (Valanour), qui a

fait sa fortune dans des petits "réclamer" de province, Légende du Luy

(Bonnet Rouge), qui a été la première à franchir des obstacles, et Magic Danse

(Majorien), qui a encore gagné à Pau cet hiver. Mais si l’on remonte un peu

dans son pedigree, on trouve le nom, à la troisième génération, de la Bate

(Frontin). Celle-ci a produit beaucoup de bons sauteurs, dont Hubersent

(Lightning), Hardelot (Gairloch), La Bucaille (Labus), qui a donné Clety

(Sillery), très bon stayer, notamment troisième du Prix Royal-Oak (Gr1), ainsi

que l’Authie (Linamix), troisième du Prix Renaud du Vivier (Gr1).