Réponse de l’association des entraîneurs de galop à monsieur henri pouret

Autres informations / 24.04.2012

Réponse de l’association des entraîneurs de galop à monsieur henri pouret

Nous

faisons suite à "La déclaration de monte n’était pas acceptable",

rédigée par Monsieur Henri Pouret, parue dans le numéro de JDG daté du jeudi 12

avril. Nous ne partageons pas son avis concernant la non-participation de Rose

de Grugy, entraînée par M. Laurent Viel, au Quinté du 10 avril 2012. En effet,

l’article 40 stipule au § II « Aucune personne ne peut monter dans une course

publique sans être détenteur, au moment de la déclaration de monter, d’un

certificat en cours de validité de non contre-indication à la monte en course

(…) ». Le moment de la déclaration de monter était le samedi 7 avril.

Mademoiselle Élise Chayrigues ne pouvait effectivement pas être déclarée à

l’origine sur Rose de Grugy, étant tombée la veille en course à Auteuil. C’est

donc M. David Berra qui a été associé à la jument. Entre-temps, M. Berra s’est

blessé lundi 6 avril et ne pouvait par conséquent pas monter mardi 7 avril.

Nous sommes donc dans le cadre du changement de monte et non pas celui de la

déclaration de monter. L’article 145 précise: « Le propriétaire ou son

représentant dont le jockey déclaré est absent ou dans l’impossibilité de

remplir son engagement de monte (cas de M. David Berra) doit faire une demande

d’autorisation de changement de monte auprès des Commissaires de courses. (…) »

Mademoiselle Élise Chayrigues, tombée, le 6 avril, a bien respecté l’article

143 § II « Si cette personne est victime d’une commotion cérébrale, elle ne

peut être autorisée à remonter en course qu’après avoir passé une visite

médicale auprès d’un médecin agréé par France Galop attestant de sa non

contre-indication à monter en course. Cette visite médicale ne peut avoir lieu

qu’après une période de repos de 72 heures à compter de l’heure où est survenue

la commotion cérébrale. » Mademoiselle Élise Chayrigues a non seulement

respecté ce délai de 72 heures de repos, mais a passé un scanner pendant cette

période, qui n’a rien décelé. Elle a également passé la visite médicale auprès

d’un médecin agréé par France Galop le lundi 9 avril, ce qui lui permettait de pouvoir

remonter en course à partir du mardi 10 avril. Au moment du changement de monte

(art. 145), soit le mardi 10 avril, Mademoiselle Élise Chayrigues était à même

de monter Rose de Grugy. Le refus de la monte de Mademoiselle Élise Chayrigues

devient donc incompréhensible, de même que les deux jours de repos

supplémentaires imposés par le médecin présent sur l’hippodrome, qui ne

figurent à aucun moment dans le code. L’article 40 ne s’impose pas par son

titre et sa position dans le code aux autres articles traitant des questions

d’autorisation de monter. En effet, l’article 40 figure au Titre 1er -Chapitre

I Dispositions préalables au déroulement des Courses alors que l’article 145

fait partie du Titre II – Chapitre II Opérations avant la course. De plus, les

dispositions de l’article 40 concernant le certificat de non contre-indication

à la monte en course ont été adoptées afin de permettre une bonne organisation

et une transparence de l’enregistrement des montes et la diffusion de cette

information. Il est donc clair que celles-ci n’ont pas été apportées pour

répondre au cas qui nous concerne et qui est, en revanche, clairement visé par

les articles 145 et 146. Nous pensons que France Galop a rajouté une obligation

au texte qui ne s’imposait pas en l’espèce.