90e grand prix de bordeaux-4e etape du defi du galop (l) : aizavoski, le digne successeur de young tiger

Autres informations / 25.05.2012

90e grand prix de bordeaux-4e etape du defi du galop (l) : aizavoski, le digne successeur de young tiger

 « À l’image de Young Tiger, Aizavoski va

marquer le Défi du Galop », lâche Christophe Soumillon, après son succès avec

le cheval de l’écurie Wildenstein, dans le Grand Prix de Bordeaux (L), la

quatrième étape du Défi. Le premier jockey des Bleus a vu juste. Aizavoski,

tenant du titre du challenge européen, est bien parti pour succéder à lui-même

et signer un doublé dans le Défi du Galop. Il égalerait ainsi Young Tiger

(Tiger Hill), dernier auteur de cette vraie performance. Son succès samedi, en

terres bordelaises, l’a rapproché du doublé, après sa victoire de rentrée dans

le "Vase d’Argent" (L), la troisième étape du "Défi". Avec

deux triomphes dans le "challenge", au premier semestre, il ne manque

plus à Aizavoski qu’un succès, à partir du 1er septembre, pour filer vers un

deuxième sacre. Et, à moins de l’arrivée de nouveaux venus dans le

"Défi", on voit mal qui pourrait mettre à mal la supériorité

d’Aizavoski. Après avoir galopé dans le dos de Pain Perdu (Vespone), il est venu

très facilement à hauteur des chevaux de tête, avant de prendre le meilleur

sans coup de cravache, pour contrôler finalement la fin de course sans aucun

problème.

CHRISTOPHE

SOUMILLON : « AIZAVOSKI EST SEUL AU MONDE »

Titulaire

de quatre succès pour six courses avec Aizavoski, Christophe Soumillon a confié

que son partenaire se plaisait dans ce Défi du Galop, véritable

"machine" à fabriquer des chevaux populaires, qui possède de la

classe : « Il gagne très facilement. Le cheval se plaît vraiment dans cette

catégorie. L’année dernière, il s’est toujours bien imposé, mais, la dernière

fois, il a fait une rentrée splendide et, là, il effectue une démonstration. Ce

ne sont pas des Grs1, mais il va marquer un pan de ma carrière. Ces chevaux de

Listed-Gr3 ont un circuit très bien fait. Le jour où il y aura un ou deux

chevaux comme lui, ça fera de beaux duels, un peu comme le GNT au trot. Mais,

pour le moment, il est seul au monde. L’année dernière, il avait été battu dans

cette épreuve. C’est dommage parce qu’on aime bien être invaincu avec ces

chevaux. Mais c’était un vrai bon cheval qui gagnait [Skins Game], on n’avait

pas d’excuses. J’avais été devant, et Ioritz était venu nous ajuster sur le

poteau, il l’avait bien monté. En plus, on lui rendait du poids. Quand la défaite

est loyale et logique, il faut l’accepter. Je ne sais pas vers quoi il va

aller. Ça va déjà dépendre de sa récupération, du terrain… Il y a plusieurs

facteurs. Parfois, quand les chevaux courent l’été, ils sont un peu fatigués à

l’automne. Je pense que, cette année, on peut encore gagner le

"Défi". Ce sont son entraîneur et son propriétaire qui décident, moi,

je suis là pour le piloter. » L’an dernier, Aizavoski avait évité les étapes

estivales du "challenge" et n’était revenu qu’en septembre. Lors de

son dernier succès, son mentor, Élie Lellouche, nous avait précisé que l’année

est longue, d’autant qu’il faut être présent après le 1er septembre.

SAGA

DREAM, LA "NOTE" DE LA COURSE

Pour son

retour dans le "Défi" après avoir fréquenté l’élite des Groupes, Saga

Dream (Sagacity) a fait sa valeur en terminant deuxième. Longuement attentiste,

dans le dos d’Aizavoski, il a semblé un peu pris de vitesse à l’entrée de la

ligne droite, avant de terminer très vite pour accrocher le premier accessit.

Pour un premier parcours à Bordeaux, le pensionnaire de Freddy Lemercier a

couru de belle façon. À l’avenir, il faudra compter avec lui dans ce

"challenge". Une nouvelle fois, Agent Secret (Pyrus) a fait sa valeur

et marqué des points dans le "Défi" 2012. Il conclut troisième, après

sa cinquième place à Cagnes et son premier accessit à Toulouse.

LA

GRANDE FAMILLE "A" DES "BLEUS"

Aizavoski

est issu de l’une des meilleures souches Wildenstein, celle d’Almyre (Wild

Risk). La famille a brillé début avril à Longchamp, par le biais d'Andromeda

Galaxy (Peintre Célèbre), impressionnante lauréate du Prix de Chaillot. La

pouliche n’est autre que la soeur d’Aizavoski. Altamira (Peintre Célèbre), le

premier produit d’Arlésienne (Alzao), avait également montré de la qualité en

course, prenant la deuxième place du Prix de Boulogne (L) sur 2.000m. Le fait

de gloire d’Arlésienne a été une troisième place dans le Prix de Flore (Gr3).

Quant à la quatrième mère d’Aizavoski, Almyre, elle a réellement tracé au haras

en donnant Art Bleu (Legend of France), Ashmore (Luthier), gagnant du Prix de

Chaudenay (Gr2), Acoma (Rheffic) et, enfin, albertine (Irish River), la

deuxième mère d’Arlésienne. Albertine a produit le champion Arcangues (Sagace),

lauréat du Prix d’Ispahan mais aussi du Breeder’s Cup Classic (Grs1), ainsi

qu’Agathe (Manila), gagnante du Prix de Psyché (Gr3), et Alamo Bay (Nureyev).