A la decouverte du haras de la rousseliere

Autres informations / 03.05.2012

A la decouverte du haras de la rousseliere

Fondé en

1983, le haras de la Rousselière, basé à Soulaire-et-Bourg, dans le

Maine-et-Loire, accueille aujourd’hui des étalons reconnus comme Maresca

Sorrento, Epalo et Denham Red, mais aussi deux jeunes étalons : Puit d’Or et

Kandidate. Récemment, l’élevage de Pierre et Nelly de la Guillonnière a brillé

grâce aux performances de Trifolium (Goldneyev), placé de Gr1 à Cheltenham et

Punchestown. Nous sommes partis à leur rencontre.

JDG .– RECEMMENT,

A CHELTENHAM AINSI QU’A PUNCHESTOWN, VOTRE ELEVAGE A BRILLE PAR LES

PERFORMANCES DU "FR" TRIFOLIUM (GOLDNEYEV) QUI S’EST CLASSE TROISIEME

ET DEUXIEME DE GRS1. COMMENT L’AVEZ-VOUS VECU ?

Nelly de

la Guillonière .– Très bien ! Mon mari et mon fils étaient présents à

Cheltenham. Ils en sont revenus ravis. Nous sommes éleveurs de Trifolium en

association avec la famille Poirier. C’était un cheval très élégant, qui avait

montré de grandes qualités en plat, lorsqu’il était en France. Les Anglais

n’ont pas mis beaucoup de temps à venir s’en porter acquéreur. C’est toujours

une grande joie de voir un de ses produits s’illustrer dans de telles courses.

C’est comme lorsque nous avions eu Illare (April Night) qui s’était classé

deuxième et cinquième du Grand Steeple-Chase de Paris en 2001 et 2003, par

exemple. Pour des éleveurs de chevaux d’obstacle, courir et être placés de Gr1,

c’est l’apothéose. C’est notre "Arc de Triomphe" à nous ! Une soeur

de Trifolium par Early March vient de naître. C’est une très belle pouliche.

CONCERNANT

VOS DIFFERENTS ETALONS, VOUS COMPTEZ AUJOURD’HUI SUR LES SERVICES D’EPALO QUI

VIENT DE REMPORTER SON PREMIER GROUPE, POUR SA DEUXIEME ANNEE DE MONTE, AVEC

USUELO, VAINQUEUR DU PRIX DE BARBEVILLE (GR3), DIMANCHE A LONGCHAMP. QUE POUVEZ-VOUS

NOUS EN DIRE ?

Epalo

vient tout juste d’arriver chez nous. Auparavant, il faisait la monte au haras

de Saint-Voir. Il est toujours bon pour les étalons de changer d’environnement

au bout d’un certain temps. Cela s'organise fréquemment. C’est pour cela que

d’un commun accord avec le haras de Saint-Voir, Epalo, évidemment une bonne

recrue, est arrivé chez nous. Nous avions également envoyé Maresca Sorrento en

Bretagne pendant quelque temps, avant qu’il ne revienne chez nous. Maresca

Sorrento et Epalo sont des étalons très commerciaux. Ils ont fait leurs

preuves. Ensuite, nous avons eu Denham red, mon étalon de coeur, mais qui est,

il faut le dire, un peu moins commercial dans le sens où il a sailli peu de

juments. C'est dommage car son pourcentage de réussite est excellent. C’est un

cheval très attachant au quotidien. Puis, nous avons Kandidate et Puit d’or qui

sont de jeunes reproducteurs. Les premiers produits de Puit d’Or ont 2ans cette

année et ceux de Kandidate sont yearlings. Ils font tous deux de magnifiques

poulains.

COMMENT

A COMMENCE L’AVENTURE DU HARAS DE LA ROUSSELIERE ?

C’était

en 1983. Mon mari et moi avions hérité des terres de mes parents sur lesquelles

ils élevaient, à l’époque, cinq cents brebis. Ces dernières nous intéressaient

alors beaucoup moins que les chevaux. Mon mari, Pierre, était permis

d’entraîner et l’un de ses meilleurs chevaux fût Un Numide (Luthier). Sa

carrière de course terminée, nous l’avons gardé comme étalon. D’ailleurs, ce

fut notre premier étalon. C’est de là que tout a commencé.

QUELLE A

ETE VOTRE PRINCIPALE SOUCHE D’ELEVAGE ?

La

première fut celle de Cirta (Roi d’Auge II). C’était une souche que mon père

avait ramenée du Centre. Cirta a engendré par la suite une bonne famille de

chevaux d’obstacle comme Théramène (April Night), Nirja (Denham Red), Joseille

(April Night) qui a couru le Grand Steeple-Chase de Paris, ou encore, par

exemple, Quristine (April Night), qui a montré de grandes qualités en plat et

en obstacle sur les hippodromes parisiens.

A QUEL

MOMENT AVEZ-VOUS SENTI VOTRE HARAS "DECOLLER" ?

Je pense

vraiment que c’est lorsque nous avons eu Diableneyev comme étalon. Il a produit

entre autres le bon Helios Quercus, gagnant du Critérium International (Gr1) à

Saint-Cloud en 2004, ainsi que de plusieurs autres Groupes et Listeds. Cela a

donné un réel coup de fouet à notre élevage. Les habitants de notre région ne

se disaient alors plus qu’il fallait partir loin pour élever de bons chevaux.

Cela a été très important pour nous. Et puis, plus orienté vers l’obstacle, il

y a eu April night qui a également produit de nombreux bons chevaux. L’année

dernière encore, il faisait partie du top-dix des étalons !

SUR UN

PLAN PLUS TECHNIQUE, QUELLES SONT LES PARTICULARITES DE VOTRE HARAS AINSI QUE

LES SERVICES QUE VOUS PROPOSEZ ?

Notre

haras se répartit sur 110 hectares. C’est un endroit très calme et, surtout,

géographiquement bien situé. Nous sommes à quinze kilomètres d’Angers, à quinze

kilomètres de l’autoroute de Paris, ainsi qu’au milieu de tous les hippodromes

de notre région. Nous sommes, pour ainsi dire, dans le berceau des courses de

l’Ouest. Nous comptons actuellement vingt-cinq boxes. Nous proposons des

services d’étalonnage, de poulinage, leur suivi ainsi que des pensions

d’élevage, pour les éleveurs sans sol. Nous sommes en relation constante avec

un vétérinaire qui se déplace trois fois par semaine chez nous, afin de suivre

l’évolution des mères et de leurs poulains. Nous nous appliquons également à

beaucoup manipuler les poulains afin de les rendre les plus malléables possible

lorsque nous les rendons à leurs propriétaires.