La paroles aux acteurs des ventes

Autres informations / 12.05.2012

La paroles aux acteurs des ventes

Vendredi

ont eu lieu les canters des 2ans qui seront présentés samedi sur le ring

d’Arqana. Les acheteurs et les vendeurs se sont retrouvés à Saint-Cloud et ont

évoqué pour nous leurs attentes pour ce breeze-up

 

PAROLES

DE VENDEURS

ALBAN

CHEVALIER DU FAU (THE CHANNEL CONSIGNMENT) « RESPECTER LA COURBE DE PROGRESSION

DES POULAINS »

« Je

suis très content de mon lot de poulains. Ce sont majoritairement des mâles.

Ils sont en très bel état et sont calmes depuis leur arrivée ici. J’ai

confiance à la fois dans les chevaux que je présente et dans le marché en

général, grâce à l’énergie positive insufflée par Arqana pour valoriser cette

vente. La clientèle intègre désormais ce breeze-up dans sa programmation

d’achat. Je pense qu’il est important de présenter des chevaux bien dans leur

tête et dans leur corps, et de respecter la courbe de progression normale d’un

poulain de cet âge. Il ne faut pas croire qu’on vend des chevaux prêts à courir

au premier semestre. Nous les préparons à l’entraînement, pour que les

entraîneurs puissent ensuite les façonner à leur manière. Sur les quatorze

chevaux que nous avons vendus l’an dernier, nous comptons déjà neuf victoires,

et ce n’est pas fini, car ils n’en sont qu’à la première moitié de leur année

de 3ans. L’objectif final reste de vendre des gagnants. »

 

PHILIP

PREVOST-BARATTE « DES GARANTIES SUPPLEMENTAIRES POUR LES ACHETEURS»

« Je

présente un lot homogène, sans numéro qui se détache particulièrement, mais

avec, je l’espère, des chevaux qui vont aller aux courses. J’ai aussi bien des

produits de jeunes étalons que de pères plus confirmés, des précoces et

d’autres qui le sont moins. Cette vente permet d’apporter des garanties

supplémentaires aux acheteurs. Lors de ventes de yearlings, ils les voient

marcher, ici, ils peuvent les voir évoluer montés, et observer leur

comportement. Le but est de présenter un poulain sur la montante. Lucayan

(Lawman), par exemple, avait réalisé un canter propre, sur la main, mais

n’était pas celui qui était allé le plus vite. Comme l’an dernier, je présente

une dizaine de poulains. Je ne veux pas augmenter ce nombre au détriment de la

sélection. Je suis confiant dans le marché.

 

CON

MARNANE (BANSHA HOUSE STABLES) « IL FAUDRAIT ETRE FOU POUR COURIR AILLEURS ! »

Ici, je

présente principalement des poulains éligibles aux primes et, évidemment, ceux

que j’ai achetés à Arqana yearlings. J’ai plusieurs bons lots, comme le numéro

10, une fille de Kheleyf, soeur de Soldier Hollow, qui affiche aussi un papier

séduisant de future poulinière. Je crois aussi beaucoup au lot 158, une femelle

de Shamardal que j’avais achetée 80.000 € à Deauville, l’an dernier. Je suis

raisonnablement confiant. Le système des courses françaises, avec le niveau des

allocations et les primes, offre des garanties pour les investisseurs. J’ai

d’ailleurs des poulains qui ont connu des petits problèmes qui les empêchent

d’être présentés ici, mais que je vais garder pour les faire courir en France. Il

faudrait être fou pour aller ailleurs !

 

PAROLES

D’ACHETEURS

FRANÇOIS

ROHAUT « NE PAS BOUSCULER LES POULAINS »

À la

limite, je préfère acheter un poulain qui ne sera allé pas assez vite lors de

son canter plutôt que celui qui est allé trop vite. Je n’aime pas voir les

chevaux bousculés dans leur action. Il ne faut pas croire que l’on achète ici

des chevaux précoces. Beaucoup ont besoin de temps avant d’être repris à

l’entraînement…

 

CHARLES

GOURDAIN « OBSERVER LA FAÇON DONT LES CHEVAUX SE DEPLACENT »

J’ai

acheté plusieurs bons chevaux lors de cette vente, comme Prince d’Aliénor ou

Shadow Skills. Ce que je cherche, ce sont des poulains que l’on respecte, qui

font leur canter sur la main, qui emmènent leur cavalier plutôt que ceux qui

sont bousculés, au-dessus de la main. On veut voir la façon dont les chevaux se

déplacent, et ils n’ont pas besoin d’aller vite pour cela. Il y a une grande

différence de culture entre les breeze-up aux États-Unis ou en Grande-Bretagne

et celle qui se déroule ici. C’est vrai que les consignors étrangers ont

tendance à présenter des poulains qui vont déjà très vite, mais ce n’est pas ce

que je recherche. Je regarde beaucoup le modèle, tout en considérant le budget

qui m’est attribué par mes propriétaires, et qui n’excède pas 40.000 €.

 

ALESSANDRO

BOTTI « ON NE VIENT PAS FORCEMENT POUR ACHETER DES 2ANS »

L’an

dernier, j’ai acheté à cette vente Malossol (Rahy), le lauréat des

"Guinées" italiennes (Gr3). Le cheval n’avait pas réalisé un galop

extraordinaire, mais il fallait juste lui laisser du temps. J’ai vu beaucoup de

lots intéressants dans le catalogue. Pas forcément des 2ans, mais ce n’est pas non

plus ce que l’on vient chercher ici.

 

RODOLPHE

COLLET « UN BON MENTAL »

Le

breeze-up est une vente complémentaire, en plus de celle des yearlings.

Certaines personnes se fient beaucoup au galop. Moi, j’aime regarder les

poulains après leur travail, écouter la façon dont ils respirent, observer leur

regard, juger leur tempérament. Avant tout, ce que l’on recherche pour un

cheval de course, c’est un bon mental. Ensuite, il faut acheter en fonction de

son budget…