Le pmu poursuit son succes, pour le plus grand interet de la filiere

Autres informations / 17.05.2012

Le pmu poursuit son succes, pour le plus grand interet de la filiere

L’an

dernier, le PMU a reversé 876 M€ à la filière. Soit plus de 150 M€

supplémentaires par rapport à ce qui avait été versé en 2009. Ceux qui

craignaient l’ouverture du marché des jeux en ligne se sont pour l’instant

trompés. Le président du PMU, Philippe Germond, a commenté mercredi matin les

bons chiffres réalisés par le PMU depuis le début de l’année. Sur les courses

de chevaux, le premier trimestre a été calme (croissance de 0,7 %), surtout

parce que beaucoup de courses manquaient de partants. Et quand leur nombre est

trop faible, les enjeux baissent : en effet, la course perd un peu de son

intérêt, car elle ne permet pas d’organiser des paris à combinaison comme le

Multi ou le 2sur4. Il y eu aussi, sans doute, un effet gel et neige en février,

qui a obligé au report de certaines réunions, ce qui n’est jamais bon pour le

chiffre d’affaires.

AVRIL A

+ 4,5 % SUR LES COURSES

Mais, en

avril, le PMU a réussi une progression d’enjeux de + 4,5 % sur les courses.

C’est un chiffre qui commence à se rapprocher de la croissance du C.A. en 2011

(+ 7 %). Sur le sport, qui ne concerne que les paris sur Internet, le PMU a

fait mieux que se défendre. Il visait la troisième place sur le podium? Il a

obtenu la deuxième, avec une part de marché inférieure (proche de 17 %) certes

inférieure à celle du leader, Betclic (qui serait au-dessus de 35 %), mais

supérieure à celle de BWin (probablement inférieure à 16 %), qui était pourtant

parti avec une longueur d’avance sur le PMU grâce à son historique dans les paris

sportifs. Le poker est stable, et le PMU se classe à la quatrième place dans ce

domaine, avec 7 % de parts de marché. Précisons, au sujet des paris sur le

sport et le poker, que l’intégralité du résultat net du PMU revient à la

filière hippique. Il ne faut donc pas, dans la galaxie PMU, opposer par exemple

les courses et le sport, car les deux contribuent au financement des

allocations et des primes.

UN TIERS

DE « BASCULEMENT » DU SPORT VERS LES COURSES

Aujourd’hui,

un tiers des parieurs qui s’inscrivent pour parier sur le sport engage un pari

hippique dans les semaines qui suivent. Cela permet de rajeunir la clientèle

turfiste de pmu.fr, dont la moyenne est passée de 49 ans avant juin 2010 à 40

ans depuis l’ouverture du marché des paris.

BONS

DEBUTS DU PICK5, MAIS PAS DE NOUVEAUX PARIS

Lancé en

janvier, le Pick5 suscite deux fois plus d’enjeux que prévu : le PMU pensait

réaliser 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012 avec son nouveau

jeu ; il devrait plutôt passer la barre des 150 millions ! Et surtout, après un

lancement toujours réussi, le Pick5 n’a pas connu la baisse qui s’ensuit

traditionnellement. De très bon augure. Malgré ce succès, qui indique bien le

goût pour la nouveauté que ressentent tous les parieurs, le PMU ne lancera pas

de nouveau pari cette année. Il préfère se concentrer sur la stabilisation du

Pick5.

LE « DUR

», TOUJOURS EN FORCE

Le

réseau physique, dit « en dur », continue son développement. L’année 2011 avait

clôturé sur un total de 11.290 points de vente ; le PMU en est déjà à 11.400 en

avril 2012. L’intensification du maillage géographique joue un rôle capital sur

le chiffre d’affaires global. Car, si le CA réalisé dans les points de vente

progresse moins vite que sur Internet, il a tout de même signé un + 3 % en 2011

qui pèse lourd dans le bilan final. Pour mémoire, Internet ne représente « que

» 10 % environ du C.A. total du PMU.

2012,

BONNE OU MAUVAISE ANNEE ?

Philippe

Germond n’a pas de boule de cristal mais il est raisonnablement confiant pour

2012. Le bon chiffre d’avril sur l’hippisme est encourageant. Pour qu’il se

confirme, il faudra que les courses rassemblent, le plus souvent possible, au

moins 14 partants. C’est aujourd’hui le levier essentiel, l’élément clé, pour

que le C.A. du PMU continue sa progression car, du côté de l’augmentation du

nombre de courses Premium, la croissance se tarit. Pour anticiper d’éventuelles

difficultés économiques qui se reporteraient sur son activité, le PMU a aussi

gelé l’augmentation de ses charges pour tout 2012.