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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Quand mid dancer a change la vie d’une jeune femme…

Autres informations / 22.05.2012

Quand mid dancer a change la vie d’une jeune femme…

Le nom

de Mid Dancer (Midyan), triple lauréat du "Grand Steeple", restera

gravé dans l’histoire des courses. Il l’est aussi dans la mémoire d’une jeune

femme, Marie-Laetitia Mortier, qui a été la première à avoir le champion sous

sa responsabilité et à en détecter les moyens hors du commun. C’était au début

de l’année 2004, et Marie-Laetitia s’était installée comme entraîneur quelques

mois auparavant seulement. Elle se souvient : « Gaëtan Gilles m’avait déjà mis

une jument à l’entraînement. J’étais allée chez lui voir ses poulains. Il y en

avait un qui était isolé des autres dans son pré. C’était Mid Dancer. Son

éleveur m’avait prévenu qu’il était très compliqué. Il m’a proposé de le

prendre en location, en totalité. Je venais de me lancer et j’ai accepté. Il

est arrivé chez moi au mois de février de ses 3ans. Et effectivement, il était

difficile, voire dangereux. On a mis trois semaines à pouvoir le seller et le

brider. Pour raccourcir les étriers, une fois en selle, cela nous prenait plus

de dix minutes ! Mais quand il allait au petit canter, les autres forçaient

pour le suivre. Il était aussi très doué sur l’obstacle. Tout de suite, il

s’est montré hors normes. Aussi, avant de le débuter, j’ai proposé à Gaëtan

Gilles d’en reprendre la moitié, pour toucher un peu de pension, et parce que

je pensais que le cheval était vraiment bon. » Une fois le fauve dompté, il

faut le débuter. « Je voulais le débuter dans le Prix Finot, mais avec une

course en plat auparavant. Or, j’ai été éliminée au mois d’août à

Clairefontaine, donc, prudemment, j’ai préféré aller à Compiègne.

J’appréhendais beaucoup le comportement du cheval, vu le mal qu’il nous avait

donné le matin. J’avais même demandé à deux personnes de venir avec moi, pour

ne pas le laisser seul une minute. Et finalement, arrivé sur l’hippodrome, ce

n’était plus le même cheval. C’était comme s’il avait fait ça toute sa vie. Il

a gagné de vingt longueurs, et évidemment, tout le monde l’a repéré. Arnaud

Chaillé-Chaillé est entré en contact avec moi, par l’intermédiaire de Hervé

Barjot. » La transaction se fait rapidement. « Gaëtan Gillesavait besoin de mon

accord pour le vendre, comme j’avais besoin du sien. Toutes les parties étaient

d’accord. Je venais de m’installer, la banque avait coupé le robinet, et la

commission que j’ai touchée m’a réellement permis de continuer mon activité. Je

n’ai jamais eu aucun regret, d’autant plus que je suis devenue amie avec Arnaud

Chaillé-Chaillé, qui a eu un joli geste envers moi quand il a gagné sa première

course. Peut-être que si nous avions gardé le cheval, j’aurais continué et

gagné plus d’argent mais il ne faut pas oublier qu’à 3ans, le cheval a bougé et

n’a pu courir le "Général de Saint-Didier". On ne l’a revu qu’en

septembre de ses 4ans… Donc, non, je n’ai aucun regret et j’ai toujours été ravie

de le voir gagner ! »