Chantilly, prix de diane-longines (gr1) : le triomphe de la conviction

Autres informations / 17.06.2012

Chantilly, prix de diane-longines (gr1) : le triomphe de la conviction

Le

triomphe attendu de Beauty Parlour  (Deep

Impact) n’a pas eu lieu dans le Prix de Diane-Longines (Gr1). Longtemps en tête

dans la ligne droite, elle a dû s’avouer vaincue, pour la première fois de sa

carrière, malgré une belle résistance. Celle qui a réussi à la dominer, Valyra

(Azamour), est une pouliche toute neuve, encore invaincue, donc aux limites

inconnues. Inconnue, Valyra l’était avant ses débuts victorieux du 14 avril, à

Bordeaux, dans une modeste "G". Au sein de l’effectif de Jean-Claude

Rouget, cette pouliche était passée plutôt inaperçue. Au point qu’elle n’avait

pas été engagée dans le "Diane" et, comme West Wind (Machiavellian)

en 2007, Valyra a été supplémentée pour courir dimanche. Une

décision

inspirée par les impressions visuelles qu’elle a laissées, pour ses débuts à

Bordeaux et pour sa deuxième sortie, à Chantilly, dans le Prix de Brunehaut

(D). Ses "lignes" étaient moyennes, mais, à chaque fois, Valyra avait

balayé l’opposition sur une simple accélération, en pouliche de Groupe. La

qualité et la marge importante que détenait –et détient peut-être encore –

Valyra ont joué pour "s’offrir" Beauty Parlour, qui a été, jusqu’à

présent, la meilleure 3ans en Europe vue en piste. La monte de Johnny Murtagh

est aussi à montrer dans les écoles. Il a gagné la course dans le tournant, en

ne restant pas le long du rail, dans le sillage de Forces of Darkness (Lawman).

Il a choisi de se caler derrière Rjwa (Muhtathir), qui était la bonne roue.

L’histoire va retenir aussi le record de S.A. Aga Khan dans cette épreuve. Avec

sept succès, il efface des tablettes Auguste Lupin, dont les couleurs ont

brillé six fois entre 1845 et 1886. Enfin, comme le rappelait S.A. Aga Khan,

également éleveur de Valyra « Pour gagner le Prix de Diane, il n’y a pas

forcément besoin d’avoir couru souvent. » Deux fois ont suffit à Valyra et cela

avait été également le cas ces dernières années pour des pouliches telles que

Sarafina (Refuse to Bend), Aquarelliste (Danehill), Nebraska Tornardo  (Storm Cat), Daryaba (Night Shift), ou encore

Jolypha (Lyphard) pour ne citer qu’elles. La force des grands élevages est là.

Le nombre et la qualité des chevaux leur permettent d’avoir des bons éléments

différents qui arrivent à maturité pour chaque date clé du calendrier hippique.

Ensuite, c’est aux entraîneurs de s’adapter et de ne pas se tromper. Ce qu’a

fait Jean-Claude Rouget, qui a amené Valyra sur le "Diane" sans faire

de bruit, sur ses convictions bâties en fonction des démonstrations de sa

pensionnaire en course. La performance de Valyra a justifié la confiance qui était

assez grande pour la supplémenter au tarif de 55.000 €.

LES SEPT

VICTOIRES DE S.A. AGA KHAN DANS LE "DIANE"

Shemaka

(1993), Vereva (1997), Zainta (1998), Daryaba (1999), Zarkava (2008) Sarafina

(2010) & Valyra (Azamour)