La coupe (gr3) : no risk at all sans aucune émotion

Autres informations / 12.06.2012

La coupe (gr3) : no risk at all sans aucune émotion

Un galop

du matin. C’est ni plus ni moins ce qu’a réalisé No Risk at All (My Risk) dans

la Coupe (Gr3). À 5ans, ce cheval encore tout neuf enlève donc son premier

Groupe avec la manière, servi par le terrain assoupli et le déroulement de la

course. En effet, l’anglais Poet (Pivotal) a mené à un train soutenu, et No

Risk at All a galopé bien détendu. À l’entrée de la ligne droite, il faisait un

canter, et il s’est très facilement détaché, accompagné uniquement aux bras par

Ioritz Mendizabal. Tandis que Poet sombrait, Méandre (Slickly), qui avait

rejoint le fuyard à l’entrée de la ligne droite, n’a rien pu faire contre la

supériorité du pensionnaire de Jean-Paul Gallorini. Les longueurs se sont

ensuite accumulées, puisque Sortilège (Tiger Hill) est venue finir à huit

longueurs du lauréat du Grand Prix de Paris (Gr1) 2011…

IL

DEVRAIT TENIR 2.400M

La

victoire de No Risk at All n’est pas une surprise. Déjà lauréat de Listed à

2ans (Prix Isonomy), l’alezan avait ensuite débuté son année de 3ans dans les

préparatoires aux classiques, en gagnant le Prix Omnium II (L) avant de n’être

devancé que du minimum par Behkabad (Cape Cross) dans le Prix de Guiche (Gr3),

alors que Christophe Soumillon avait perdu sa cravache. Malheureusement, le

poulain s’était accidenté dans le Prix du Jockey Club (Gr1). Jean-Paul

Gallorini nous a raconté : « Il avait souffert d’une fêlure au canon après le

"Jockey Club", et avait dû rester quatre mois au box. Ensuite, il y a

eu les problèmes de succession de Sylvia Wildenstein, si bien qu’à 5ans, il n’a

que peu couru. Il avait gagné pour sa rentrée dans le Prix Tantième (L), en

terrain lourd. En terrain plus ferme, en début d’année, j’avais l’impression

qu’il appréhendait la douleur, car les chevaux ont beaucoup de mémoire. Mais

dans le Prix d’Ispahan,  il avait très

bien couru, et Ioritz Mendizabal m’avait dit en descendant que j’avais un

cheval de Gr1. Aujourd’hui, je n’avais pas peur de la distance, car sa mère

avait de la tenue, en bonne jument d’obstacle. D’ailleurs, il est engagé dans

"l’Arc", ce n’est pas pour rien. Mais d’ici là, beaucoup d’eau va

couler sous les ponts… » En attendant, on pourrait revoir No Risk at All dans

le Grand Prix de Vichy (Gr3), et s’il pleut comme l’an dernier, il y aura une

première chance…

UN FILS

DE LA GRANDE NEWNESS

Élevé

par Sylvia Wildenstein, No Risk at All est un fils de l’excellente poulinière

Newness (Simply Great), dont un autre fils, Nom de d’La (Lost World), a gagné

le même jour la Grande Course de Haies de Lyon. Newness n’a jamais couru en

plat, mais a été la meilleure pouliche de sa génération en obstacle. Elle a

remporté le Prix Orcada (Gr3) et a pris la troisième place du Prix Maurice

Gillois (Gr1). Newness est notamment la mère de n’avoue Jamais (Marignan),

lauréate du Prix Alain du Breil (Gr1), Nom d’une Pipe (Linamix), double gagnant

de Gr3 sur les haies d’Auteuil et huit fois placé de Groupe, Nickname (Lost

World), auteur du doublé Prix Alain du Breil-Prix Renaud du Vivier (Grs1) et

vainqueur de quatorze Groupes au total. New Saga a été son premier produit de

valeur en plat avant qu’elle ne débute en obstacle dans le Prix Achille Fould

(L, 2e). Après No Risk at All, Newness a donné Not Lost (LostWorld), une propre

soeur de Nickname. Deuxième mère de No Risk at All, Neomenie (Rheffic) a gagné

à Auteuil, deux fois sur les "balais" et deux fois sur le steeple.

Elle a produit Nil Bleu, gagnant du Prix Berteux (Gr3) avant une honnête

carrière sur les obstacles.