Deauville, lucien barriere grand prix de deauville (gr2) : masterstroke fait begayer l’histoire

Autres informations / 26.08.2012

Deauville, lucien barriere grand prix de deauville (gr2) : masterstroke fait begayer l’histoire

En 2004,

à 3ans, Cherry Mix (Linamix) avait remporté le Grand Prix de Deauville (Gr2)

après s’être adjugé le Prix Frédéric de Lagrange (L). Le représentant de la

famille Lagardère avait ensuite seulement buté sur Bago (Nashwan) dans le Prix

de l’Arc de Triomphe (Gr1). Masterstroke (Monsun) partageait déjà avec son aîné

gris l’entraîneur André Fabre ainsi que la victoire dans la Listed vichyssoise.

À présent, il a aussi son nom au palmarès du Grand Prix de Deauville. La

logique voudrait maintenant qu’il s’aligne dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe,

dans lequel il est engagé… Mickaël Barzalona a monté une course intelligente et

le jockey a une part importante dans ce succès. Quand Don Bosco (Barathea) et

OK Coral (Timboroa) sont partis sur un pied élevé, il les a d’abord accompagnés

un moment, mais a finalement décidé de reprendre son partenaire et de le placer

en position d’attente, à la corde, au quatrième rang. L’anglais Gatewood

(Galileo), pour lequel John Gosden espérait un train sélectif, suivait non loin

les deux animateurs. Dans la ligne droite, alors que Don Bosco commençait à

marquer le pas, Gatewood et OK Coral luttaient pour la victoire et leur

entourage respectif a dû y croire longtemps avant que Masterstroke, lancé à

trois cents mètres du but, ne vienne les ajuster à quelques mètres du poteau. «

J'avais ordre de le laisser faire, de ne pas le sortir de son train, a expliqué

Mickaël Barzalona au micro du cheval émetteur. La course a été très rythmée,

alors nous en avons profité. Pour finir, il s'est montré très courageux et l'a

emporté. Je ne pense pas que les pistes rapides soient son sport, mais il a

bien accéléré pour finir. C'est un cheval qui a toujours montré des capacités,

nous avons eu une course pour lui et il a bien répondu à mes sollicitations. »

Outre son engagement dans le Prix de l’Arc de Triomphe, Masterstroke l’est

aussi dans le Prix Chaudenay (Gr2). En effet, il court comme un cheval qui

pourrait être rallongé. Cheval tout neuf, Gatewood n'a débuté dans les Groupes

que lors de sa dernière sortie, dans les Glorious Stakes (Gr3) à Goodwood. En

se classant deuxième, il confirme qu’il vaut une course de ce genre.

Appartenant à l'association entre Georges Strawbridge & OTI Racing (des

Australiens), il pourrait viser les meilleures épreuves australiennes, dont le

Caulfield Cup (Gr1), comme l’a suggéré William Buick.

OK CORAL

REPETE SA PERFORMANCE DE VICHY

Déjà

épatant dans le Grand Prix de Vichy (Gr3), où il s’était classé deuxième de no

Risk at All (My Risk), OK Coral a de nouveau prouvé qu’il valait une course de

Groupe. Comme à son habitude, ce cheval brillant a mené avec Don Bosco, et il

s’est montré très dur dans la phase finale, ne baissant jamais de pied. Keven

Borgel nous a raconté :« Nous sommes vraiment ravis de sa performance.  À Vichy, il avait terminé deuxième derrière

No Risk at All qui devrait courir l'“Arc”, mais il devançait Don Bosco, gagnant

ensuite du Prix Gontaut-Biron. De ce fait, je me suis dit qu'il fallait tenter

notre chance dans le Grand Prix. C'est un cheval qui est un peu bouillant et

comme il y avait un défilé, nous lui avons mis des bouchons dans les oreilles.

Il en avait déjà à Vichy pour la même raison. Il en avait aussi le 14 juillet !

» BarthélémyVives, propriétaire de ce 5ans qui s’est vraiment révélé cette

année, a ajouté : « C'est un cheval que j'ai acheté à 2ans. À l'époque, il

avait déjà un physique solide et l'on s'était dit qu'il serait meilleur à 4ans.

On va le rallonger tranquillement sur 3.000m maintenant. »

TOP TRIP

FINIT VITE MAIS TROP TARD

De

nouveau, Top Trip (Dubai Destination) s’est bien comporté, mais le pensionnaire

de François Doumen doit encore se contenter d’une place, après avoir fini vite.

Il a échoué à une encolure d’OK Coral. Monté plus près qu’à l’accoutumée, il a

mis un peu de temps à accélérer, comme il en a l’habitude, avant de conclure

plaisamment. François Doumen a détaillé : « Il a tardé à trouver le passage et

il a toujours ce petit temps d’arrêt avant d’accélérer. Pourtant, nous l’avons

monté de façon plus offensive que d’habitude et nous l’avions aussi travaillé

différemment pour corriger ce point. Cela dit, il court très bien et peut-être

serait-il plus à son aise sur un hippodrome comportant une plus longue ligne

droite. Concernant la suite de son programme, je n’ai pas vraiment décidé.

J’avais envisagé de le rallonger mais je n’en suis pas sûr. » L’UN DES PLUS

BEAUX PEDIGREES DE LA PLANETE PUR-SANG

Fils de

Monsun, Masterstroke a surtout un pedigree hors du commun du côté maternel. En

effet, sa mère est Melikah, top price en son temps à Deauville et placée dans les

Oaks d’Epsom et du Curragh (Grs1). Melikah est une fille d’Urban Sea (Miswaki),

et donc une soeur des deux stars Sea the Stars (Cape Cross) et Galileo

(Sadler’s Wells), cette famille se rattachant à Anabaa Blue et Tamayuz (Nayef)

notamment.