Le haras de l’hotellerie

Autres informations / 08.08.2012

Le haras de l’hotellerie

JDG

lance cette semaine son tour des haras. Au cours du meeting deauvillais, nous

rendrons visite à différents haras, avant les ventes de yearlings Arqana. Après

le Haras des Capucines, nous sommes allés à la rencontre de Jean-Pierre Garçon,

qui gère le Haras de l’Hôtellerie.

C’est en

novembre dernier que Jean-Pierre Garçon, son épouse Isabelle et son fils

Guillaume se sont installés au Haras de l’Hôtellerie. Mais ils nous précisent :

« Notre haras était en fait une ancienne ferme, un établissement bovin. Il nous

a fallu retrousser nos manches pour faire les travaux nécessaires et être

opérationnels pour accueillir les yearlings et juments. Nous avons ainsi créé

un barn, un marcheur de huit places. Nous avons une quarantaine de boxes, plus

trois boxes pour les poulinages et cinq paddocks, qui vont du plus petit au

plus grand. Le tout sur une soixantaine d’hectares, avec des possibilités pour

agrandir. » L’Hôtellerie va présenter ses premiers yearlings lors de la vente

Arqana d’août 2012 à Deauville, sept au total, dont le premier produit de

Diyakalanie (Ashkalani), troisième du Prix de Diane (Gr1), par Galileo. « Nous

avons un bon lot de yearlings pour une première. On a de bons clients, des

étrangers, des Australiens, Indiens, Grecs, Espagnols. Nous avons une trentaine

de yearlings. Nous allons aussi en présenter à Osarus, ainsi qu’en octobre et

novembre. »

UNE

SOLIDE EXPERIENCE FAMILIALE

Jean-Pierre

Garçon a bénéficié de son expérience de premier garçon au Haras de la

Reboursière et Montaigu pour débuter dans les meilleures dispositions : « J’ai

travaillé durant vingt-six ans à la Reboursière, mais j’ai aussi exercé chez

David Powell et Patrick Chédeville notamment. Je me suis occupé de

l’étalonnage, des juments, j’ai travaillé à tous les échelons du haras. De ce

fait, les courtiers ont tous joué le jeu en nous mettant une jument. Et l’on a

aussi une bonne jumenterie. » Les "Garçon" ont déjà eu leur propre

expérience de l’élevage, en s’occupant du Haras de la Gaminerie à Ginai, comme

ils nous l’ont expliqué : « C’est un petit haras où nous avons quelques

poulinières. Mon épouse s’en occupe jusqu’à ce que nous passions tous nos

chevaux à l’Hôtellerie. » L’expérience, Guillaume, leur fils, en possède une

solide, comme il nous l’a expliqué : « J’ai travaillé dans le Kentucky (Indian

Creek), à Coolmore, en Irlande et en Australie, dans la préparation des foals

notamment. » Désormais, il s’occupe du Haras de l’Hôtellerie avec ses parents.

Jean-Pierre Garçon : « nous préférons soutenir les étalons français qu’un

étalon de qualité moyenne à l’étranger. » Sur le choix des étalons, Jean-Pierre

Garçon nous a dit : « Nous allons vers des étalons commerciaux, comme

Poliglote, Saint des Saints, Turgeon pour l’obstacle, ou Myboycharlie,Oratorio

en plat. Cependant, nous préférons soutenir les étalons français qu’un étalon

de qualité moyenne à l’étranger. Nous travaillons dans les deux disciplines.

D’ailleurs, nous avons eu des chevaux en plat, comme d’obstacle, chez Guillaume

Macaire. Actuellement, nous avons Lily Merrill à l’entraînement chez Thierry

Lemer. Elle devrait courir le Prix de la Vallée d’Auge (L). On l’avait achetée

pour faire du pinhooking, mais elle n’a pas grandi, donc on l’a gardée. » Pour

la préparation des yearlings, Jean-Pierre Garçon nous a confié : « Le matin, on

longe les chevaux, ils font trente minutes de marcheur par jour, du trot en

extension pour avoir un meilleur dos. Ils font aussi vingt-cinq à trente

minutes de marche en main. Et ensuite, 

ils vont au paddock. Puis, on les rentre, on les panse.  Ils mangent également trois fois par jour. »