Le haras d'ecouves

Autres informations / 16.08.2012

Le haras d'ecouves

Ce

nouveau volet du "Tour des Haras" nous a emmenés au haras d’Écouves.

L’élevage de la famille Doumen a changé d’étiquette et devient un haras

commercial. Il présente ses deux premiers yearlings aux ventes d’août Arqana.

Propriété

de la famille Doumen depuis 1992, le haras d’Écouves était autrefois appelé le

Guébriant et appartenait au spécialiste du trot Pierre-Désiré Allaire. La

famille Doumen s’est toujours beaucoup investie dans les courses et dans

l’élevage et a trouvé en cet élevage ornais le moyen d'agir par elle-même. «

Nous avons toujours eu des poulinières, nous a confié Élizabeth Doumen. Elles

étaient stationnées chez différents éleveurs et nous nous sommes modestement

dit que nous pouvions faire les choses nous-mêmes. Nous avons donc commencé

avec quelques juments et aussi l’étalon Double Bed, qui a été le véritable

déclencheur. » Au départ, les "Doumen" avaient acheté une ferme près

d’Alençon, avec l’espoir de pouvoir racheter les terres qui jouxtaient la

propriété. « Nous n’y sommes jamais parvenus, poursuit l’éleveur. Alors nous

sommes devenus locataires chez Jean-Pierre Dubois, avant de racheter le haras

de Pierre-Désiré Allaire. » Situé au lieu-dit du Gué, sur la commune de Boucé,

dans l’Orne, le haras de Guébriant, rebaptisé haras d’Écouves, compte une

centaine d’hectares de prairies, deux pistes d’entraînement en sable, l’une en

ligne droite ascendante de 1.600m et l’autre en anneau de 1.000m avec un

ruisseau en son milieu.

LA

VOLONTE DE VENDRE LES MEILLEURS PRODUITS

Au haras

d’Écouves, le patron c’est Elizabeth Doumen. C’est elle qui s’occupe

principalement de l’élevage et qui a l’ambition de faire d’Écouves un haras

commercial. Voilà dix-huit mois que le haras a la volonté de "changer

d’étiquette" et l’arrivée de l’Irlandais David Twomey au poste de responsable

n’est pas anodine. « Nous l’avons engagé dans un but précis : faire d’Écouves

un haras commercial et je suis persuadée qu’il est l’homme de la situation.

Jusqu’ici, nous faisions de l’élevage "artisanal", mais nous avons

quand même réussi à sortir de nombreux gagnants de Groupe, comme Jim and Tonic,

rajpoute, Kasbah Bliss, Bedawin ou, plus près de nous, Top Trip. » La qualité

de la production a poussé le haras d’Écouves à devenir commercial, plutôt que

de conserver tout l’effectif de l’élevage. « Au moment de sélectionner les

yearlings qui seront mis en vente, notre choix est simple : ils doivent

respecter deux conditions, un bon pedigree et un bon modèle. Vendre ce qui est

moins bien n’a aucun intérêt, il vaut mieux l’exploiter. Nous présentons deux

yearlings en août, mais nous aurions dû en amener trois. Malheureusement, le

troisième a fait un peu de croissance et sera présenté en octobre. »

LE FRERE

DE TOP TRIP EN VEDETTE

Au haras

d’Écouves, il y a une vingtaine de juments dont la famille Doumen détient

plusieurs parts. Parmi elles, Topka (Kahyasi), la mère du champion Top Trip

(Dubai Destination), vainqueur du Prix Hocquart (Gr2) et cinquième du Prix du

Jockey Club (Gr1). « Nous avions acheté la grand-mère de Top Trip en 1999 à

Tattersalls. Elle nous a donné Topka qui s’est placée au niveau Groupe sur

2.400m. Au haras elle nous a donné rapidement Top Trip et nous pensons qu’il

est temps désormais de vendre sa production. Le lot 97 est un autre de ses

produits. Il s’agit d’un fils d’lEusive City qui est beaucoup plus

impressionnant que son frère. C’est un magnifique poulain avec de vrais points

de force. Il va encore beaucoup évoluer car il est né très tard, à la fin du

mois d’avril. » Le haras d’Écouves a cédé ses premiers yearlings aux ventes

d’octobre 2011. Les trois lots présentés ont trouvé acquéreur avec un prix

moyen de plus de 27.000 €.