Le haras des capucines

Autres informations / 07.08.2012

Le haras des capucines

JDG

lance cette semaine son tour des haras. Au cours du meeting deauvillais, nous

rendrons visite à différents haras, avant les ventes de yearlings Arqana. Nous

commençons notre série avec le Haras des Capucines.

Cette

année, les Capucines vont présenter quarante-quatre yearlings aux ventes. Cela

fait plus d’un mois que les jeunes chevaux s’exercent en vue de cet événement.

Ils arriveront le 15 août dans l’établissement Élie de Brignac, en vue de leur

passage sur le ring. Pour le moment, ils alternent les séances devant les

courtiers et le repos au pré. « Nous n’avons rien inventé dans la préparation

des yearlings. Nous les laissons dehors le plus longtemps possible. C’est

intéressant de voir comment certains yearlings peuvent prendre de l’assurance

en vue des ventes et "exploser" », nous dit Michel Zérolo, qui est

propriétaire du haras avec Éric Puérari. En 2012, les Capucines ont

soixante-cinq yearlings. Outre les quarante-quatre produits à passer sous le

feu des enchères en août, il y aura aussi ceux de la vente d’octobre. Sans

oublier les poulinières, sur lesquelles Michel Zérolo nous précise : « Avec

Éric, nous sommes associés sur la plupart des juments du haras. Et aussi chacun

avec ses clients. On fait de moins en moins de "pinhooking" et

lorsque l’on achète des foals, des pouliches, c’est dans le but de courir. »

Quant à la répartition des chevaux en vente, Michel Zérolo nous apprend : «

Généralement, nous présentons 60 % de chevaux élevés chez nous et 40 % pour des

clients extérieurs. Nous travaillons beaucoup avec la famille Dubois. » Lors de

notre passage aux Capucines, plusieurs yearlings sortent sous les yeux d’un

courtier. Cet exercice se répète et le rythme va s’intensifier jusqu’au 15

août. Plusieurs produits d’Elusive City seront présentés par les Capucines.

Michel Zérolo nous confie : « On y croit en cet étalon. Lors de sa première

année, il a sailli de bonnes juments. Nous effectuons généralement nos choix de

croisements ensemble avec Éric, en en discutant longuement. Mais on recherche

avant tout des étalons confirmés, qui apportent de la vitesse et de la

précocité. 70 % de nos juments vont à l’étranger à la saillie. Il y a une plus

grande variété d’étalons en Angleterre et en Irlande. » Quelques fils et filles

d’Astronomer Royal défilent également au cours de l’après-midi. « Nous avons

les juments des propriétaires en station et nous allons donc vers cet étalon »,

nous précise Michel Zérolo. Astronomer Royal est, de plus, installé à quelques

encablures des Capucines, au Haras de la Reboursière et de Montaigu.