Le haras d’etreham

Autres informations / 17.08.2012

Le haras d’etreham

Ce

nouveau volet du "Tour des Haras" effectue deux étapes dans des haras

présentant des yearlings aux ventes d'août Arqana mais qui accueillent

également des étalons. Une étape a eu lieu au haras d'Etreham, et l'autre au

haras de Grandcamp.

Créé en

1901 par le comte Foy, le haras d’Etreham a été acheté en 1946 par Hubert de

Chambure. À sa disparition en 1956, son fils Roland reprend le haras et lui

donne sa dimension commerciale. Il développe la station d’étalons et une

jumenterie internationale. Les yearlings sont vendus à Deauville et Newmarket.

Roland de Chambure s’associe avec Alec Head et la société Aland des deux hommes

domine rapidement l’élevage français. En 1988, Roland de Chambure décède

subitement d’une crise cardiaque, et Marc de Chambure reprend le flambeau. Il

continue de développer l’aspect commercial du haras.

LA

QUATRIEME GENERATION A LA TETE DU HARAS

Quand

Marc de Chambure s’implique plus fortement dans Arqana, devenant vice-Président

en charge du développement international de l’agence des ventes, il laisse les

rênes du haras à son neveu, Nicolas, qui prend donc la tête de la structure en

janvier 2011. C’est donc la quatrième génération des "Chambure" qui

règne sur Etreham. « Le haras s’étend sur 250 hectares, explique Nicolas de

Chambure. Nous sommes situés dans le Bessin, près de Bayeux. Le haras se

compose d’une station d’étalons, de barns dédiés aux yearlings et aux juments

et d’une unité de poulinage. Nous assurons entre 40 et 50 poulinages par an, et

accueillons chaque année environ 600 juments qui viennent à la saillie de nos

étalons. L’autre activité importante du haras est la préparation des yearlings

aux ventes. » Trente-cinq personnes travaillent au haras à l’année, sans

compter l’appoint de personnel pour les périodes de forte activité. Ludivine

Marchand occupe le poste de directrice, alors que Franck Champion gère la

partie commerciale. « Il est indispensable de pouvoir compter sur une équipe de

gens de qualité, qui connaissent bien leur métier et le haras », ajoute Nicolas

de Chambure.

UNE

SELECTION RESSERREE

Les

yearlings suivent une préparation classique : ils sont marchés en main, longés

et peuvent aussi travailler aux longues rênes. « Quatre-vingt pour cent des

poulains que nous présentons sont élevés au haras, dont la moitié nous

appartient, et les autres sont confiés par des clients extérieurs pour la

préparation aux ventes. Sur le haras, un petit nombre appartient à des clients

qui ne sont pas vendeurs et ces jeunes chevaux quittent donc le haras quand ils

partent à l’entraînement. » Cette année, Etreham présente 31 yearlings. « Étant

donné la sélectivité de cette vente et le contexte actuel, nous avons resserré

notre choix, afin d’essayer de présenter des poulains qui cochent toutes les

cases, en termes de "papier", modèle et timing de préparation »,

explique Nicolas de Chambure.

UNE

IMPORTANTE STATION D’ETALONS

Neuf

étalons stationnent au haras d’Etreham. Les profils sont variés. « Nous croyons

beaucoup en nos jeunes étalons, Elusive City, dont les premiers produits conçus

en France sont yearlings, Stormy River, tête de liste des étalons de deuxième

production en France, et Falco, qui a déjà un gagnant de Groupe dans sa

première génération. Ces trois étalons ont été syndiqués et soutenus par les

éleveurs. Il est important de leur donner toutes leurs chances de réussite en

début de carrière. Nous avons la chance d’avoir également deux des meilleurs

étalons d’obstacle français, Poliglote et Saint des Saints. Bien qu’ayant un

papier pour réussir en plat, Poliglote s’est aussi révélé un très bon

reproducteur en obstacle. Quant à Saint des Saints, c’est une opportunité qui

s’est présentée à nous. Nous sommes toujours ouverts quant il s’agit d’essayer

de nouvelles choses. »