L’ecurie des monceaux

Autres informations / 11.08.2012

L’ecurie des monceaux

JDG

lance cette semaine son tour des haras. Au cours du meeting deauvillais, nous

rendrons visite à différents haras, avant les ventes de yearlings Arqana. La série

se poursuit aujourd’hui avec l’Écurie des Monceaux.

Créé en

1925 par l’industriel américain Ralph Strassburger, le Haras des Monceaux est

passé entre plusieurs mains, avant d’être racheté en 2003 par le propriétaire

de trotteurs Lucien Urano, qui l’a rebaptisé Écurie des Monceaux. L’idée de

l’entrepreneur est simple, mais ambitieuse ; créer un élevage de pur-sang de

niveau international. « Pour atteindre ce niveau, il n’y avait qu’une seule

solution, explique Henri Bozo, le Directeur du haras. Il fallait d’abord monter

une jumenterie haut de gamme et ensuite pérenniser l’élevage. Nous élevons pour

produire des chevaux de course. La performance est notre principal leitmotiv. »

L’Écurie des Monceaux présente des yearlings aux ventes d’août Arqana depuis

2009 et, chaque année, le nombre de chevaux alignés est en constante

progression. De la douzaine de lots proposés en 2009, les "Monceaux"

passent cette année à vingt-sept. « Nous achetons régulièrement des juments.

L’année dernière, nous en avons encore acquis cinq, alors il est logique que le

nombre de yearlings présentés aux ventes évolue. »

UNE STAR

SIGNEE "STS"

En 2012,

ce sont les premiers produits de la star irlandaise Sea the Stars qui vont

passer sur le ring. L’Écurie des Monceaux en présente deux, dont le lot 120, un

poulain gris, né de la gagnante du Darley Prix Jean Romanet (Gr1) Alpine Rose,

qui crée déjà un certain buzz dans la région Deauvillaise. Il passe la nuit au

box et se prépare aux ventes le matin et il évolue constamment dans un paddock

qui donne directement sur la maison d’Henri Bozo. « Je l’ai devant mes yeux de

cette façon. C’est un poulain qui a du rayon et un tempérament exceptionnel. Il

est très important pour nous car il s’agit du premier produit d’Alpine Rose,

une jument que Monsieur Urano a achetée très cher en association avec

Charles-Henri de Moussac et Lady O’Reilly. Elle s’est remboursée en course car

elle a remporté le Darley Prix Jean Romanet (Gr1). Ce poulain est son premier

produit, alors nous en attendons beaucoup. » Aux "Monceaux", les

yearlings de vente passent la plupart du temps dehors, mais rentrent en milieu

d’après-midi aux boxes, en raison du climat actuel qui s’est durci. Chaque mâle

évolue dans son propre paddock, tandis que les pouliches restent par groupes de

trois. Parmi elles, une fille de Prudenzia par l’incontournable Galileo. «

Prudenzia est la première gagnante de Listed élevée ici, alors sa production

est particulièrement suivie. » Sa soeur par Montjeu s’est vendue très cher

l’année dernière. Achetée 600.000 € par le propriétaire australien Paul Makin,

elle est actuellement à l’entraînement chez Alain de Royer Dupré.

LA

REUSSITE SUR LA PISTE

La

réussite de l’Écurie de Monceaux est celle d’un haras ambitieux qui continue de

s’émanciper et de s’élargir. Les 160 hectares de la propriété sont désormais

passés à 225, et les structures bénéficient du plus grand confort possible.

Mais cette réussite se construit surtout sur la piste. « Nous avons eu de la

chance, confirme Henri Bozo, car les premiers chevaux que nous avons vendus se

sont très vite montrés performants. Cela nous a permis de nous construire une

bonne réputation et désormais nous tâchons de la pérenniser. » En effet, dans

le premier lot de yearlings proposés à la vente figure Wild Wind, une pouliche

qui a notamment pris la troisième place de la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1)

en 2011, avant d’obtenir son black type dans une Listed irlandaise.