L’élevage de tourgeville

Autres informations / 09.08.2012

L’élevage de tourgeville

JDG

lance cette semaine son tour des haras. Au cours du meeting deauvillais, nous

rendrons visite à différents haras, avant les ventes de yearlings Arqana. Après

les Haras des Capucines et de l’Hôtellerie, focus sur l’Élevage de Tourgeville,

lequel a vu naître récemment les bonnes Liliside (American Post) et Lily

America (American Post), vendues respectivement 39.000 € et 135.000 € sur le

ring d’Arqana, avant de devenir black type.

Situé à

quelques encablures de Deauville, l’Élevage de Tourgeville est une entreprise

familiale gérée par les Lepeudry, Pierre, le grand-père, Antoine, le fils et

Jean-Charles, le petit fils. Depuis quatre générations, ils élèvent des chevaux

sur les quatre-vingts hectares de l’élevage. « Nous avons quarante poulinières

et beaucoup de clients anglais et irlandais, nous précise Antoine Lepeudry.

Après, je suis associé sur certains chevaux. Nous avons aussi quelques

trotteurs. » L’histoire de Tourgeville commence avec le père de Pierre

Lepeudry, qui installe les premiers chevaux sur les terres familiales. Ami avec

le vétérinaire du baron Édouard de Rothschild (le père de Guy), il récupère

alors quelques juments réformées. C’est ainsi que la famille Lepeudry se lance

dans l’élevage. Mais, après la guerre, ils quittent les pur-sang pour les

trotteurs. À la mort de son père, Pierre Lepeudry conserve quelques trotteurs,

mais prend aussi des juments pur-sang avec des amis, les propriétaires de The

Marshal, vainqueur du Prix Jacques Le Marois (Gr1). The Marshal fait d’ailleurs

partie de l’histoire de Liliside et Lily America puisqu’il est le père de

Maradadi, la troisième mère des deux juments. Cette famille est emblématique de

Tourgeville, comme nous l’explique Jean-Charles : « Nous avons cette famille

depuis plusieurs générations. C’est une souche que les gens connaissent très

bien maintenant. » Antoine ajoute : « L’histoire de Fleur des Indes, la soeur

de Lily America, Liliside, The Wise Lady, est une belle réussite. On l’a

achetée pour le prix de la casse, elle était régulièrement vide et, depuis,

elle a été pleine par deux fois. »

UN BEAU

PINHOOKING SUR LA FAMILLE DE LOI

Antoine

poursuit notre visite en nous montrant le tableau des juments saillies avec le

nom de leur partenaire accolé sur le côté. « Nous choisissons des étalons en

vogue pour nos croisements », lâche-t-il. En survolant la liste des

poulinières, on trouve le nom d’une certaine Lockup (Inchinor), la mère de Loi

(Lawman), vainqueur du Prix de Condé (Gr3). « Nous avons réussi un beau

pinhooking sur le frère de Loi [qui s’est vendu 110.000 € en octobre 2011,

ndlr]. Lockup est une fille d’Inchinor et elles sont rares sur le marché. C’est

donc très bien de l’avoir à l’élevage. Actuellement, elle est pleine de Sea the

Stars. »

LA

PREPARATION DES YEARLINGS

Pour la

préparation des yearlings, Antoine et Jean-Charles Lepeudry nous ont raconté :

« Nous avons notamment un rond de marche fait en sable de plage. Avant les

ventes, les yearlings s’y exercent environ quarante-cinq minutes. Ils marchent

vingt minutes à main droite, puis vingt minutes à main gauche. On les panse et

ils sortent beaucoup l’après-midi, jusqu’au dernier moment. C’est très

important pour eux. » Cet été, Tourgeville aura six yearlings en vente chez

Arqana, dont Your Grace, une fille de Duke of Marmalade et The Wise Lady, et

donc une nièce de Liliside et Lily America.

POURQUOI

ELEVAGE ET NON HARAS ?

Tourgeville

ne porte pas le nom de haras, mais celui d’élevage. Antoine Lepeudry nous a

précisé : « J’ai toujours préféré le terme de Stud farm, qui nous correspond

plus puisque nous faisons tout à Tourgeville, le fourrage, le grain.

D’ailleurs, je dis toujours qu’à Tourgeville nous élevons des "poulains

fermiers élevés au grain". »