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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Nicolas de watrigant : « je vis le reve de tout courtier, pouvoir acheter des chevaux fantastiques »

Autres informations / 24.08.2012

Nicolas de watrigant : « je vis le reve de tout courtier, pouvoir acheter des chevaux fantastiques »

Nicolas

de Watrigant, par le biais de son agence de courtage, Mandore International, a

été le plus important investisseur aux ventes de yearlings d’août Arqana à

Deauville. Au total, il a acheté 22 chevaux. À 31 ans, il fait partie de la

nouvelle génération des professionnels des courses. Nous sommes allés à sa

rencontre et avons dressé son parcours en trois étapes ; la famille, les

voyages et le courtage.

PREMIERE

ETAPE : UNE FAMILLE D’HOMMES DE CHEVAUX

Nicolas

porte un nom bien connu dans le milieu des courses hippiques. Celui d’une

famille d’entraîneurs, éleveurs et propriétaires de chevaux de course dans le

Sud-Ouest de la France. Quand on s’appelle "Watrigant", on est

passionné par le cheval dès la naissance et pour Nicolas, c’est son père,

Jean-Marc, qui lui a donné le virus. « Toute ma famille est impliquée dans les

courses. Mon père est éleveur, mon frère Damien entraîne dans notre centre

privé à Artassenx. Mes cousins, cousins germains et oncles sont eux aussi des

passionnés. Tous ne sont pas directement liés au cheval, mais tous l’ont dans

le sang. Ma famille m’a appuyé et orienté dans mes choix de carrière. Je

remercie tout particulièrement mon père, il m’a permis d’évoluer et de prendre

confiance en moi.”

DEUXIEME

ETAPE : L’EXPERIENCE FORGEE PAR LES VOYAGES

Nicolas

a grandi avec les chevaux, il a débuté en tant que gentleman-rider et a su très

vite faire ses propres choix, en commençant par l’élevage aux haras du Mézeray

et de Fresnay-le-Buffard. Après avoir découvert l’élevage en Normandie, il a

parcouru le monde pour s’enrichir de nouvelles expériences, tout d’abord chez Shadwell

en Angleterre puis en se mettant au service de l’entraîneur Luca Cumani. « J’ai

appris à reconnaître les qualités physiques des bons chevaux de course. Je

tends à chercher la perfection pour mes clients en ciblantle potentiel des

chevaux sélectionnés. » C’est en Australie et en Nouvelle-Zélande que Nicolas

est ensuite parti trouver sa vocation, travaillant pour les plus grands

élevages locaux, de Coolmore Stud à Arrowfield. C’est en entrant dans l’agence

Magic Millions, qu’il a su ce qu’il ferait plus tard. « J’ai réellement appris

à sélectionner les yearlings avec Tony Williams. On en a passé en revue des

milliers. »Il a ensuite pris la direction des États-Unis, pour travailler à

leur préparation à Lane’s End Farm, l’un des plus prestigieux haras américain,

effectuant également un passage a la clinique vétérinaire de Lexington comme

assistant.

TROISIEME

ETAPE : RETOUR EN FRANCE ET CREATION DE "MANDORE"

À son

retour en France, Nicolas, fort de son expérience, décide de lancer son

entreprise, Mandore International Agency, créée en 2007. « Ça n’a pas été

facile, il fallait se construire une clientèle ». De nombreuses collaborations

démarrent avec les achats de yearlings répartis chez différents entraîneurs

français. Ses déplacements au Qatar et à Abu Dabi lui ont permis de rencontrer

d’autres investisseurs comme Nasser Al Attiyah à qui il achètera le crack

étalon Akim de Ducor (gagnant du Derby du Qatar). Ce dernier lui a permis de

rencontrer un de ses amis, le Cheikh Joaan Al Thani, à qui il a acheté ses

premiers yearlings l’année dernière. « Ce sont de véritables ententes, rares et

précieuses ». La chance a continué avec la présentation de Madame Tsui par le

biais de son oncle Patrick. Cette collaboration continue puisque il a pu

réaliser grâce à elle son premier top price à Deauville lors des ventes Arqana

2011 et gère depuis les intérêts de Sea the Stars. Cela a donné le départ à de

nombreuses autres collaborations cordiales et amicales. Il est entouré d’une

équipe solide, professionnelle et motivée (préentraînement, entraînement,

conseil, etc.) qui donne le meilleur d’elle-même avec toutes les chances de

réussite jusqu’au bout de la "course"…Mercredi, les couleurs du

Cheikh Joaan Al Thani ont brillé, juste après le dernier jour des ventes de

yearlings Arqana. Son premier pur-sang anglais entraîné par Damien, le frère de

Nicolas, gagne à Dax dans une course de 2ans inédits. Ce poulain victorieux est

nommé Fatih al keir, ce qui signifie en arabe "celui qui ouvre le

bonheur"…