Rencontre avec pascal bego, nouveau directeur d’artcurial

Autres informations / 18.08.2012

Rencontre avec pascal bego, nouveau directeur d’artcurial

Fraîchement

débarqué à Deauville, Pascal Bégo, 54 ans, est le nouveau directeur

d’Artcurial, l’opérateur de ventes aux enchères publiques affilié à Arqana. Cet

ancien de la maison Christie’s à Monaco, passionné de chevaux, s’est installé

en Normandie début août et nous sommes allés à sa rencontre.

JOUR DE

GALOP. – POUVEZ-VOUS NOUS RACONTER VOTRE PARCOURS ?

Pascal

Bégo. – Je suis juriste de formation, diplômé d’études supérieures à l’école du

Louvre et de l’Institut de gemmologie de Paris. Après avoir effectué un stage

comme commissaire-priseur à Paris, je suis entré chez Christie’s, à Londres, au

département des inventaires. Je suis ensuite retourné à Paris afin de

développer le département des inventaires généraux francophones, ce qui m’a

permis de me construire un large réseau. Puis j’ai passé une douzaine d’années

à la direction de Christie’s Monaco, à la grande époque de Monte Carle. Il y

avait régulièrement de grandes ventes, notamment des ventes de voitures de

course qui avaient lieu entre les deux Grands Prix automobile de Monaco. Monte

Carle était resplendissant, mais le marché a complètement changé avec

l’ouverture du marché parisien.

QU’EST-CE

QUI VOUS A AMENE A QUITTER LA COTE D’AZUR POUR REJOINDRE LA NORMANDIE?

J’ai quitté

la maison Christie’s en 2003 et je suis d’abord retourné dans ma Bretagne

d’origine, à Josselin, petite ville connue pour sa réunion de course annuelle.

Puis l’appel du marteau s’est fait ressentir et j’ai repris du service à Paris,

à la maison Drouot. C’est un chasseur de tête qui m’a ensuite contacté pour

Artcurial. Je suis un passionné de chevaux, je monte depuis que je suis gamin

et mon grand-père était éleveur de chevaux de sport. La mission m’a plu et je

suis arrivé ici début août.

QUELLE

EST DONC LA MISSION QUI VOUS A ETE CONFIEE ?

Artcurial

a besoin de s’épanouir et mon rôle est de développer la synergie entre les

courses et les ventes aux enchères. Les gens de chevaux ont un certain art de

vivre, ils aiment les belles choses et sont finalement très proches de l’art.

S’il y a un endroit ou les disciplines hippiques peuvent trouver leur essor,

c’est bien à Deauville. Le 21 août, dernier jour des ventes de yearlings

Arqana, a aussi lieu en parallèle une vente d’art contemporain, avec de très belles

oeuvres, comme un joli tableau de Lebasque et, plus localement, une belle

aquarelle de Trouville. Entre les ventes de bijoux et la vente d’art équestre

du 25 août, nous avons quelques belles pièces en rapport direct avec le cheval,

comme une très belle aquarelle de Raoul Dufy, qui représente un champ de

course. C’est une vente que je sens plutôt bien. Il y a beaucoup de gens qui

viennent voir les oeuvres, notamment les bronzes. Il y a une bonne réactivité.