Carte blanche a… olivier corbiere

Autres informations / 28.09.2012

Carte blanche a… olivier corbiere

Jean-Pierre

Gauvin et Pascal Treyve, en refusant de vendre Saônois, à la veille de

l’"Arc", se sont comportés de façon exemplaire et leur sportivité

mérite d’être soulignée et applaudie. Ce comportement ne me surprend pas de la

part de Jean-Pierre Gauvin, avec qui je travaille depuis vingt-cinq ans sans

discontinuer. Nous avons connu déjà beaucoup de succès ensemble, sous la

casaque de M. Bedel, un homme qui avait la passion des courses et beaucoup de

respect pour ses chevaux. Je suis donc très heureux de leur avoir vendu un tel

cheval et de leur avoir ainsi permis de vivre, avec moi, une aussi belle

histoire. Cela fait beaucoup de bien, à l’heure actuelle, de montrer que l’on

ne peut pas tout acheter avec de l’argent. M. Treyve veut vivre son conte de

fées jusqu’au bout et c’est un sentiment que je partage tout à fait, car,

moi-même, je préfère voir la mère de Saônois galoper dans mes herbages tous les

jours et rêver à produire un autre crack. Il faut dire aussi que Saônois, sans

Antoine Hamelin, son sourire, sa modestie, vêtu de la belle casaque bleue

étoilée de jaune, qui met si bien en valeur sa robe baie, ce ne serait plus le

vrai Saônois et il perdrait de sa magie. L’"Arc" 2012, quel qu’en

soit le résultat, s’annonce donc passionnant, devrait connaître la foule des grands

jours et attirer beaucoup de Français amoureux des chevaux de course. Pour

terminer, je dirai que France Galop doit beaucoup choyer ces propriétaires

nouveaux venus, quand ils se déplacent sur les hippodromes. Un de mes amis, M.

Andt, qui connaît lui aussi une belle réussite en obstacle, avec mes chevaux,

est, comme M. Treyve, un homme qui considère les courses comme un plaisir et

qui aime voir ses chevaux gagner, sans penser aussitôt à les vendre. Ces

propriétaires sont la meilleure publicité pour les courses françaises et

doivent susciter de nouvelles vocations.