L’envol de la casaque dassault

Autres informations / 04.09.2012

L’envol de la casaque dassault

Dimanche,

Nuit d’Amour a fait briller les couleurs de Laurent Dassault à Longchamp dans

le Prix de la Cascade (F). Cette victoire a mis en avant un grand amoureux du

cheval, nouvel investisseur dans les courses hippiques.

La

casaque de Laurent Dassault, violette et étoile rouge, ne pouvait mieux

commencer son histoire. Dimanche, ce propriétaire a vu ses couleurs s’imposer

grâce à Nuit d’Amour (Azamour) dans l’un des maidens pour 2ans les plus réputés

de l’année, le Prix de la Cascade (F) – remporté par une certaine Zarkava en

2007. En France, le nom Dassault est bien identifié, associé à l’industrie

aéronautique et au groupe de presse Le Figaro, entre autres. Mais, dans les

courses, les casaques Dassault ont été plutôt rares, même si « mon grand-oncle,

Paul, avait eu ses couleurs il y a de cela plusieurs décennies, nous a expliqué

Laurent Dassault, joint lundi après-midi. Moi-même, j’ai eu un cheval il y a

quelques années chez Jean de Roualle, mais il était resté plutôt anonyme par

ses performances. » La famille Dassault, et notamment Laurent, a toujours été

proche du monde du cheval. « Mon grand-oncle Paul était général d’armée. Il fut

polytechnicien et cavalier à Saumur. Moi-même, je n’ai jamais été très éloigné

de l’univers du cheval. Assez tôt, j’ai fait du dressage à Chantilly, sans

grande réussite d’ailleurs. Souvent, je me suis rendu à l’entraînement à

Deauville et c’est là que j’ai eu mes premières grandes frayeurs ! Je joue

également au polo où je suis capitaine d’une équipe, Red Falcon. Je suis

heureux avec les chevaux. » Le lien entre les chevaux et l’univers des courses

s’est fait progressivement pour Laurent Dassault : « En tant qu’administrateur

et président du comité de développement d’Artcurial, j’ai beaucoup travaillé

pour qu’Artcurial devienne actionnaire d’Arqana. Aujourd’hui, je suis membre du

comité de surveillance d’Arqana après avoir acheté les parts des frères

Zorbibe. L’association avec Son Altesse Aga Khan est formidable et rien

n’aurait pu être fait pour rapprocher Artcurial et Arqana sans sa présence.

Seul, Artcurial n’avait pas les compétences pour vendre les chevaux. L’association

entre les deux sociétés m’a amené progressivement à faire le lien avec les

chevaux des courses. Cela a permis de lancer la machine. »

VIOLET,

ETOILE ROUGE

Maintenant,

Laurent Dassault détient des chevaux en association, comme Nuit d’Amour ou Nervi

(Orpen), un 2ans qui n’a pas débuté et est à l’entraînement chez Pascal Bary.

Il possède également deux chevaux chez Jean-Claude Rouget, et la 2ans La

Pedrera (Danehill Dancer) chez Freddy Head, en association également.

Logiquement, les chevaux de course que détient Laurent Dassault ont été achetés

lors de ventes à Arqana. « La Pedrera a débuté de façon moins étincelante que

Nuit d’Amour, par une cinquième place à Deauville. Avec Nuit d’Amour, c’est

sans doute le début d’une grande histoire. Cette bonne surprise nous a fait

très plaisir, car cela récompense la prise de risque en tant que propriétaire.

Une victoire dans le Prix de la Cascade est très importante et je l’ai bien

senti, car j’ai reçu de nombreux appels suite à sa victoire, d’amis entraîneurs

et propriétaires. » Laurent Dassault ne pouvait être présent à Longchamp

dimanche. « Je jouais avec mon équipe de polo, Red Falcon. J’ai commencé mon

match à 14 heures. Et nous l’avons perdu… au moment même où Nuit d’Amour

commençait sa carrière par une victoire. L’une a compensé l’autre ! » L’équipe

de polo des Red Falcon arbore un maillot rouge, une couleur également présente

dans la casaque de Laurent Dassault. « Ma femme est passionnée par la couleur

violette. Pour ma casaque, j’ai donc associé cette couleur à une étoile rouge,

car l’étoile rappelle le ciel… » Quand au nom de Nuit d’Amour, c’est Laurent

Dassault qui l’a choisi, « sans doute en repensant à une grande passion… »

Laurent Dassault veut se laisser du temps avant de se projeter dans l’avenir

concernant les courses : « Pour l’instant, je n’ai pas vraiment pour projet de

développer une grande écurie. C’est avant tout une passion et il faut laisser

le temps aux choses d’évoluer. C’est pareil concernant l’élevage. Un jour,

peut-être, je me lancerai dans ce projet. Avec les chevaux, il faut rester

humble et laisser les opportunités se créer. »