Prix saraca (l) : boomshackerlacker fait de l’ombre aux français

Autres informations / 22.09.2012

Prix saraca (l) : boomshackerlacker fait de l’ombre aux français

Chez les

chevaux d’âge, les sprinters anglais dominent déjà largement. Mais avec les

jeunes pousses, sur ce créneau,  ils sont

intraitables. Sans parler du Prix Morny (Gr1), on peut évoquer la victoire de

Cay Verde (Bahamian Bounty) dans le Prix d’Arenberg (Gr3) et, maintenant, celle

de Boomshackerlacker (Dark Angel) dans le Prix Saraca (L). Dans ces deux

courses qui mènent au Critérium de Maisons-Laffitte (Gr2), les Britanniques

nous ont donné de vraies leçons. Certes, Boomshackerlacker avait quelques

lignes intéressantes: une deuxième place de Listed et une victoire devant le

bon Whipper Snapper (Whipper), double gagnant en France. Mais il affrontait un

lot un peu plus relevé vendredi. Malgré cela, sa classe a suffi pour gagner

nettement devant Chef Oui Chef (Medecis), un poulain de métier, et Gaieté

(Kentucky Dynamite), qui a fait illusion le long du rail des tribunes. Placé

juste derrière l’animatrice Tricky Week (Sunday Break), Boomshackerlacker a

démarré juste avant la Girafe. Il a pris très vite la mesure de ses adversaires

et n’a eu qu’à contrôler les attaques dans la phase finale. Son entraîneur,

George Baker, nous a confié : « Le cheval a eu un bon parcours. C'est vraiment

un super cheval. Lors de sa dernière course, il n'a pas fait l'arrivée. Mais il

a pris un coup après le départ et n'a pu défendre ses chances. No race ! Le

terrain souple ne le gêne pas. Il est deuxième sur ce type de surface dans une

Listed. Pour la suite, nous allons voir, mais on pourrait, pourquoi pas,

revenir ici pour les courses de Groupes de 2ans en ligne droite. » George Baker

est basé à Whitsbury, en Angleterre. Il entraîne depuis 2008. Au départ, il

exerçait à Moreton Morrell, avant de se déplacer jusqu’à Whitsbury, en janvier 2011.

Il compte plus de cent gagnants.

MAXIME

GUYON : « QUAND LES CHEVAUX ANGLAIS VIENNENT, ON A VRAIMENT DU MAL A LES

VAINCRE. »

Associé

à Boomshackerlacker, seul étranger du lot, Maxime Guyon a expliqué : « C'est un

cheval facile à monter. Quand les chevaux anglais viennent, on a vraiment du

mal à les vaincre. Ce ne sont pas des chevaux du même type que lesnôtres.

Boomshackerlacker a un peu flotté pour finir. C'est un 2ans, alors c'est normal

qu'il soit encore un peu vert. Il devrait encore progresser. »

GAIETE,

HONNETE TROISIEME

Lauréate

du Prix de la Butte Blanche (D), Gaieté n’avait plus couru depuis le mois de

juillet. Elle s’est bien défendue, étant simplement devancée par

Boomshackerlacker et Chef Oui Chef. Son entraîneur, Carlos Laffon-Parias, nous

a confié : « Elle court très bien, étant devancée par deux mâles. C’est une

pouliche qui n’a pas trop de changement de vitesse, mais qui est courageuse. »

Charming Touch a terminé seulement quatrième, sans avoir été réellement

menaçante. Quant à la pensionnaire de Jean-Claude Rouget, Molly Mara (Big

Shuffle), elle a fini dernière. Elle a penché plusieurs fois et son pilote,

Christophe Soumillon, n’a pu s’en servir pleinement.

LA

FAMILLE DE TOP HIT

Boomshackerlacker

est le premier produit black type de sa mère Allegrina (King’s Best), laquelle

a couru neuf fois, gagnant son maiden. Pour trouver trace de chevaux qui

avancent dans le pedigree de Boomshackerlacker, il faut remonter à sa troisième

mère Popular Tune (Stop the Music). Celle-ci a produit Top hit (Twining),

vainqueur du Oklahoma Derby (Gr3) et Crafty Star (Crafty Prospector), gagnant

de deux stakes aux Etats-Unis