Qatar prix foy (gr2) : orfevre leve le voile

Autres informations / 17.09.2012

Qatar prix foy (gr2) : orfevre leve le voile

 « What did you except ? » Comme Uma Thurman

dans une publicité pour une célèbre boisson gazeuse, on peut en effet se

demander ce que l’on attendait de ce Qatar Prix Foy (Gr2). La confirmation

qu'Orfèvre (Stay Gold) sortait de l’ordinaire ? Le visionnage de ses courses au

Japon nous l’avait déjà appris. Nous n’avions donc pas vraiment besoin de le

voir s’imposer dans le Prix Foy pour savoir qu’il avait l’étoffe d’un cheval

d’“Arc”. Les questions qui se posaient au sujet de sa candidature concernaient

plutôt son tempérament en course – le cheval ayant la réputation de ne pas être

facile –, son adaptation à l’hippodrome de Longchamp ainsi que, plus largement,

à son nouvel environnement, et enfin son entente avec son nouveau jockey,

Christophe Soumillon. À toutes ces interrogations, le Prix Foy a permis de

répondre. Malgré une course peu rythmée, Orfèvre s’est montré très maniable et

a semblé nullement désorienté par les dénivelés de Longchamp. Quant à

Christophe Soumillon, il s’est parfaitement entendu avec l’alezan, comme on

pouvait s’y attendre après les travaux du matin réalisés par le couple.

LES FEUX

AU VERT POUR L'“ARC”

Aventino

(Jungle Pocket) a donc mené l’épreuve, mais à une allure peu soutenue, du moins

dans la première partie du parcours. Derrière lui, le peloton cheminait en file

indienne, avec Joshua Tree (Montjeu) derrière lui, suivi de Méandre (Slickly),

et de Fiorente (Monsun), alors que Orfèvre galopait en dernière position. Dans

la ligne droite, Christophe Soumillon, sûr de son fait, a choisi l’option de la

corde, et manifestement, il faisait un canter. Orfèvre a alors produit son

effort et, sans être vraiment impressionnant, il a pris la mesure de Joshua

Tree, puis de Méandre qui a conclu correctement, venant prendre la deuxième

place. Si Orfèvre ne nous a pas laissés sans voix, il faut savoir qu’il est

habitué aux courses très rythmées et qu’il n’avait pas couru depuis le mois de

juin. Son objectif étant le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, il est logique

qu’il ne se présente pas à 100 % dans cette course préparatoire. Son

entraîneur, Yasutoshi Ikee, a expliqué : « Je suis content de sa course. Le

train n’était pas rapide, mais quand Aventino a avancé en milieu de parcours,

Orfèvre s’est mis en jambes. S’il gagne l'“Arc”, ce sera le meilleur cheval du

monde ! » Christophe Soumillon, qui découvrait le cheval en compétition, a

quant à lui analysé : « Le cheval est arrivé dans un superbe état à Chantilly.

Aujourd'hui, il a fait tout ce qu'on lui a demandé, c'est très rassurant. Même

si ce n'est pas un grand Prix Foy, sa performance mérite le respect. Il bat

Méandre assez facilement, alors que ce dernier a gagné trois Grs1 en Europe.

Orfèvre est un champion, je l'ai respecté car l'objectif est dans trois

semaines, il faut impérativement garder quelque chose. S'il monte en puissance,

on sera bien le premier dimanche d'octobre. C'est un cheval très facile. Le

matin, dès que je prend l'avantage, il se relâche et a les oreilles bien

pointées. » Même s'il a été nettement dominé par Orfèvre, Méandre se comporte

bien, d'autant qu’il s’est pas mal battu avec la main de son jockey durant le

parcours. Édouard de Rothschild a commenté : « Méandre court très bien, face à

un cheval d'exception. Chaque fois qu'on lui demande quelque chose, il répond

présent. Il est certainement moins prêt qu'Orfèvre et va monter en puissance. »

JOSHUA

TREE VERS LE CANADA

Lauréat

du Prix Kergorlay (Gr2) cet été à Deauville, Joshua Tree a montré qu’il pouvait

aussi être compétitif sur 2.400m, et sur cette distance, il a même pris sa

revanche sur Fiorente, qui l’avait battu dans les Princess of Wales’s

Stakes  (Gr2), à Newmarket. Pourtant, son

entourage va éviter le Prix de l’Arc de Triomphe, comme nous l’a appris Marco

Botti : « Ce cheval me surprend tout le temps. Il est fort et dur et s'est bien

battu pour conserver la troisième place d'un nez. S'il y avait eu plus de

train, cela l'aurait favorisé. Il est plaisant et court toujours bien, mais

c'est plus dur en Europe…Nous ne changerons pas nos plans, il courra le

Canadian International. »

LE FRERE

DE DREAM JOURNEY

Orfèvre

est issu de l’élevage Yoshida. Oriental Art (Mejiro McQueen), sa mère, a bien

gagné au Japon. Elle est aussi à l’origine de Dream Journey (Stay Gold),

lauréat de l’Arima Kinen (Gr1) en 2009. Quant à son père, Stay Gold, c’est un

fils de l’incontournable Sunday Silence. On lui doit également Nakayama Festa,

qui était venu courir l'“Arc” l’an dernier.