Qatar prix niel (gr2) : les portes du "triomphe" s’ouvrent pour saonois

Autres informations / 16.09.2012

Qatar prix niel (gr2) : les portes du "triomphe" s’ouvrent pour saonois

 « Le cheval n’a pas volé sa victoire ! Il va maintenant

aller sur l'“Arc” via la supplémentation. Nous avons eu l’impression visuelle

que nous souhaitions. » Saônois 

(Chichicastenango) a comblé son entraîneur, Jean-Pierre Gauvin, en

s’imposant dans le Qatar Prix Niel (Gr2). Pour la première fois de sa carrière,

le professionnel de Saint-Cyr-les-Vignes aura un partant dans le Qatar Prix de

l’Arc de Triomphe (Gr1). Et un partant avec une première chance. En s’imposant

dans le "Niel", Saônois prouve qu'il a les capacités requises pour

bien faire dans trois domaines, effort, distance, parcours, et impose ces

certitudes à son entourage. Tout lui a été favorable et son jockey, Antoine

Hamelin, qui a monté une course parfaite. Au final, il n’a pas eu une course

dure – ce qui est primordial à trois semaines de l’objectif –, filant ses

rivaux le plus longtemps possible. Au pavillon, l’animateur, Kesampour (King’s

Best), s’est retrouvé sur la même ligne que Rémus de la Tour (Stormy River),

Last Train (Rail Link) et Smoking Sun (Smart Strike). Saônois était, lui, bloqué

à la corde, mais avec du gaz, alors qu’il s’était montré allant. Un mal pour un

bien. Lorsqu’il a eu le passage, il a fait deux cents mètres et une claque a

suffi pour qu’il lâche ses rivaux en quelques foulées, sur une simple

accélération. Non seulement il n’a pas eu une course dure, mais il a aussi

démontré qu’il tiendrait la distance classique, comme le confirme Jean-Pierre

Gauvin : « Il est encore mieux sur 2.400m, car plus on allonge la distance,

meilleur il est. Il prolonge toujours son effort. Dans le

"Greffulhe", par exemple, il semble battu puis vient accrocher une

place. Aujourd’hui, nous craignions qu'il ne soit un peu trop allant, mais même

s’il avait été enfermé, nous l'aurions supplémenté. Le scénario était prémédité

et tout s’est bien passé. Il ne fait que progresser depuis le Prix Policeman à

Cagnes, les "lignes" parlent pour lui. »

UN

CHEVAL POUR L'“ARC”

Saônois

est le type même du cheval fait pour réussir dans une course comme l'“Arc”. Il

a l’habitude de se faufiler à la corde, comme dans ce Prix Niel, mais aussi

dans les Prix du Jockey Club (Gr1) et la Force (Gr3). Or, la corde est souvent

le chemin de la gloire dans l'“Arc”. De plus, il aime les courses roulantes et

l'“Arc” en sera une, peut-être la seule de l’année. Enfin, Saônois est un

combattant, un vrai guerrier qui n’a pas peur de prendre des coups en course.

Tout est donc réuni pour une grande performance de sa part, le 7 octobre.

LE

DOUBLE "JOCKEY CLUB-NIEL", LE DOUBLE DES CHAMPIONS

Saônois

a donc réalisé le doublé "Jockey-Club-Niel", le doublé des champions.

Avant lui, Vision d’État, Dalakhani, Sulamani ou encore Montjeu l’ont réussi.

Son nom s’ajoute à cette liste et il ne lui reste plus qu’à parachever son

oeuvre dans l'“Arc”.

SAONOIS,

PREMIER SUR L’APPLAUDIMETRE

Au

retour de Saônois dans le rond de présentation, le public a applaudi avec

enthousiasme. Saônois est en effet le modèle du cheval populaire chez tous les

passionnés, qu’ils soient professionnels ou turfistes. Un modèle qui n’est pas

souvent présent au galop, mais que l’on retrouve au trot. Un entraîneur

régional, un petit propriétaire boulanger de son état, un jeune jockey en plein

boum, c’est le cocktail de Saônois qui ravit le public.

DU GRAND

"HAMELIN"

« Il n’a

jamais eu une course dure et pour cela, il faut féliciter le jockey. »

Jean-Pierre Gauvin a mis en avant la monte d’Antoine Hamelin. Certes, il faut

avoir un peu de chance pour que tout s’ouvre, mais lorsque l’on gagne plusieurs

fois, en se faufilant dans des trous de souris, c’est aussi une question de talent.

Et de sang-froid. Antoine Hamelin en a car il a dû attendre la toute fin de

course pour passer à la corde, là il aurait pu être tenté de déboîter en

dehors. Au micro du cheval émetteur, il a expliqué : « Le cheval en a fait un

peu trop pendant le parcours, mais comme d'habitude, il a très bien fini sa

course. Il montre qu'il n'a pas gagné le "Jockey Club" par hasard. Je

n'ai pas eu le passage tout de suite, mais je l'ai eu au bon moment. Dans la

ligne droite, j'ai vu que tous les autres étaient montés, alors que je n'avais

rien demandé au mien. Son repos lui a fait du bien, il a pris de la force. Il

n'était pas encore à 100 %, et c'est de bon augure pour l'“Arc”. »

ENCORE

DE LA MARGE AVEC BAYRIR

Depuis

ses débuts, Bayrir (Medicean) ne cesse de progresser. Lauréat de Gr1 dans les

Secretariat Stakes, il s’essayait dans le Prix Niel et une fois encore, il a

laissé l’impression d’avoir de la marge. Après avoir suivi Smoking Sun dans son

effort, il a fini plaisamment, à la deuxième place, précédant Last Train.

Entraîneur de Bayrir, Alain de Royer Dupré nous a dit : « Le cheval n'est pas

au maximum de ses possibilités. Il découvrait l'hippodrome de Longchamp et

était un peu perdu dans la descente. Venu par l'extérieur, il a fait une belle

ligne droite. Il faut reconnaître la supériorité du gagnant. Nous ne savons pas

encore s'il va être supplémenté dans l'“Arc”. La décision sera prise plus tard.

» Jockey de Bayrir, Christophe Lemaire a ajouté : « Je suis très satisfait de

mon cheval, que j'aime beaucoup ; c'était un test aujourd'hui et il s'est avéré

concluant. Il n'est battu que par le vainqueur du "Jockey Club",

après avoir eu un très bon passage dans la ligne droite. Il montre qu'il tient

la distance. »

UN

CROISEMENT SIMILAIRE A CELUI DE VISION D’ETAT

Comme

nous l’a expliqué J e a n - P i e r r e Gauvin, Saônois est né chez Olivier

Corbière, au haras de Nonant-le-Pin, qui a déjà connu un grand moment en avril

dernier, avec le succès de Storm of Saintly (Saint des Saints) sur les haies du

Prix Grandak. Jean-Pierre Gauvin connaît bien l’élevage et la famille du

poulain, car il entraînait déjà sa mère, Saônoise (Homme de Loi), une honnête

jument de handicaps qui a couru jusqu’à l’âge de 8ans. Au haras, elle a déjà

donné Sainte Baume (Enrique), qui évolue dans les petits handicaps ou les

"réclamer". Dans le pedigree du poulain, on trouve le nom de Scalene

(Jefferson), la mère de Sarepta (Grandchant), lauréate du Grand Prix de Vichy

(Gr3), et Samovar (RB Chesne), gagnant de Listed. Saônois est issu du même croisement

que Vision d’État, puisque la mère du champion de Jacques Détré est issue de

Garde Royale, comme la deuxième mère de Saônois.