Dans le clan des vainqueurs

Autres informations / 08.10.2012

Dans le clan des vainqueurs

ALAIN ET

GÉRARD WERTHEIMER

« On la

pensait bonne, c’est pour ça qu’elle a été engagée dans l'“Arc” ! Cette

victoire est une bonne surprise. Mais, puisqu’on nous pose la question, Solémia

est incomparable avec Goldikova, qui a gagné 14 Grs1. Nous sommes d’autant plus

heureux que cette victoire est aussi celle de notre élevage. Mais, d’un côté,

on se dit que Poliglote, le père de Solémia, s’est forgé sa réputation en

obstacle. Il a été mal utilisé, à commencer par nous… Solémia pourrait recourir

cette année. Peut-être dans le Breeders’ Cup Turf, sur 2.400m car 2.000m, c’est

trop court pour elle. L’an prochain, elle sera sûrement poulinière. »

 

CARLOS-LAFFON

PARIAS

« Il

faut remercier ses propriétaires de l’avoir gardée à l’entraînement à 4ans

après avoir gagné sa Listed. D’ailleurs, je n’avais pas eu à les convaincre

pour ça ! En fin d’année dernière, elle restait à la maison en 2012 avec

l’objectif de gagner un Groupe. Solémia l’a fait dans le Prix Corrida (Gr2) et,

après, l’objectif était donc d’aller sur les Gr1. Dans le Prix Corrida elle

battait Shareta notamment et, dernièrement, dans le Prix Vermeille, on s’est

fait piéger. Nous avons voulu être attentistes et la bonne place a été celle de

Shareta, dans le sillage des leaders. Aujourd’hui, on a donc monté de façon

plus offensive, près de la tête. La course a été limpide et il n’y a pas eu de

malheureux. On savait que cet "Arc" était ouvert après que plusieurs

favoris avaient dû déclarer forfait cette semaine. Olivier connaît Solémia et

sait qu’il faut partir de loin. Cependant, une fois lui avoir dit de monter

offensif, c’était à lui de gérer. Le Bon Dieu était avec nous aujourd'hui ! À

l'entrée de la ligne droite, j'ai senti qu'on allait être à l'arrivée. Mais

quand j'ai vu Olivier changer son bâton de main et y croire, je savais qu'il

allait tout faire pour aller chercher la victoire. »

 

CARLOS-LAFFON

PARIAS, AVANT LA COURSE

« Elle

adore quand il pleut. Le terrain lourd lui convient parfaitement. Elle connaît

bien Longchamp et contrairement à d'autres chevaux, je pense, elle va arriver

avec de la fraîcheur. Même si elle ne fait pas partie des meilleurs, je pense

que ces petits critères peuvent jouer en notre faveur. On a le droit de rêver !

»

 

OLIVIER

PESLIER

«

Concernant mon parcours, nous voulions être offensifs alors je l’ai montée tout

de suite près des leaders. J’ai commencé à les éviter dans la fausse ligne

droite quand ils ont commencé à mourir et, à l’entrée de la ligne droite, il

fallait y aller, alors j’ai lancé Solémia. Quand j’ai vu Orfèvre venir sur nous

et prendre l’avantage, je me suis alors dit qu’on allait monter pour une place.

Mais Solémia n’a rien lâché et Orfèvre s’est arrêté une fois calé contre le

rail. On a grignoté peu à peu sur lui et Solémia a réussi à aller le chercher.

Battre Orfèvre, cela me rend triste bien sûr pour les Japonais, un peuple que

j’adore. C’est un pays où j’ai toujours été bien reçu. Mais c’est aussi une

grande joie pour moi. Cette quatrième victoire dans l'“Arc” fait plaisir. Elle

me permet de rejoindre au palmarès de cette course de très grands jockeys. Et

j’ai encore la chance de pouvoir monter quelques années encore, alors je

pourrais peut-être en gagner un autre !»


 

 

LES

RÉACTIONS

 

MICKAËL

BARZALONA : JOCKEY DE MASTERSTROKE, TROISIEME :

« C'est

très, très bien pour un cheval qui découvrait le haut niveau. Nous sommes bien

sortis des boîtes, mon cheval était très détendu et j'ai pu faire tout ce que

je voulais en progression. J'avais les ordres de le déborder un peu en partant

pour prendre une bonne place puis de le laisser tranquille dans la fausse ligne

droite. J'ai pu donc arriver dans la ligne droite avec des ressources. Il a

bien répondu à tout ce que je lui ai demandé. C'est très bien pour l'avenir. »

 

LOÏC

AUDON

L’EPOUX

DE SYLVIE AUDON, ENTRAINEUR D’HAYA LANDA, QUATRIEME

« C'est

magnifique ce qui s'est passé, Haya Landa nous procure une joie immense. La

pouliche était engagée depuis longtemps et nous avons voulu nous faire plaisir,

sans l'ambition de gagner bien sûr, mais sans non plus faire de la figuration.

Je ne l'avais encore jamais eue dans cette forme, elle était au top de sa

condition. Ceux qui ont vu sa course à Kempton la dernière fois lui ont vu une

chance de participer à l'arrivée. Jusqu'à cent cinquante mètres du but, elle

était en tête, mais a craqué pour finir. Elle a progressé depuis et a montré

qu'elle était très dure. C'est une très bonne jument à qui il manque l'étincelle.

Le rythme de l'épreuve ainsi que l'assouplissement de la piste lui ont permis

d'obtenir cette quatrième place. Plus l'“Arc” arrivait, plus il pleuvait et

plus nous prenions confiance. Je tiens à remercier son éleveur, Baudouin de la

Motte Saint-Pierre, qui fait un travail fantastique, ainsi que son jockey,

Franck Blondel, qui a monté une course magnifique et qui méritait cette

récompense après une saison "galère". »

 

NICOLAS

CLÉMENT

ENTRAINEUR

DE YELLOW AND GREEN, CINQUIEME :

« La

pouliche a eu un très bon parcours et elle court de façon extraordinaire. Elle

finit en tête des femelles de 3ans et nous sommes très fiers d’elle. Elle est

encore un peu tendre pour ce niveau de compétition, mais elle va rester à

l’entraînement à 4ans et nous viserons l’automne, le Prix Vermeille et l'“Arc”,

car elle apprécie les pistes souples. Je suis aussi très content que ce soit

Carlos Laffon-Parias qui gagne ! »

 

JEAN-PIERRE

GAUVIN

ENTRAINEUR

DE SAÔNOIS, NON PLACE

« Je

pense que cela est surtout dû au terrain. Il est bien sorti des boîtes, s'est

vite mis en jambes, comme à son habitude, et avec les quelques bousculades, il

s'est montré trop allant. Nous aurions dû le reprendre pour le remettre à

l'arrière-garde. Là, il s'est retrouvé trop près, trop vite. Dans la fausse ligne

droite, il avait déjà jeté son feu. Et dans ce terrain, ça ne pardonne pas. Il

n'a pas pu finir sa course. »

 

ANTOINE

HAMELIN

JOCKEY

DE SAÔNOIS

« Le

terrain était trop lourd, ce n'est décidément pas fait pour lui. Dans le

tournant, il s'enfonçait beaucoup à la corde et devait faire beaucoup d'efforts

pour s'en sortir. Nous avons perdu toutes nos ressources à ce moment-là et une

fois dans la ligne droite, je n'avais plus de gaz. »

 

CHRISTOPHE

LEMAIRE

JOCKEY

DE SHARETA, NEUVIEME

« Cela

s'est joué dans les quatre cents premiers mètres de course. Elle n'a plus son

allant de début de course et je n'ai pas pu me placer comme je voulais.

J'aurais été obligé de faire du sur-régime pour la placer aux avant-postes du

peloton, ce qui aurait été une bêtise. J'ai dû alors voyager en dehors, ce qui

n'a pas été facile pour elle. D'autant plus que le terrain a joué contre elle.

»

 

AIDAN

O’BRIEN

ENTRAINEUR

DE CAMELOT, SEPTIEME, ET ST NICHOLAS ABBEY, NON PLACE

« Le

terrain n'a vraiment pas été au goût de Camelot et de St Nicholas Abbey. Mais

je remercie les propriétaires d'avoir quand même joué le jeu, car nous le

savions tout de même avant le départ de la course. Concernant Camelot, nous lui

avons beaucoup demandé cette année alors il va partir en vacances et nous le

reverrons l'an prochain pour son année de 4ans. Quant à St Nicholas Abbey, il

va prendre, maintenant, la direction du Breeders's Cup. »