Le monde des courses rend hommage a roger nataf

Autres informations / 30.10.2012

Le monde des courses rend hommage a roger nataf

JEAN-PIERRE

DEROUBAIX :

«

J'apprends le décès de Monsieur Roger Nataf avec une grande tristesse. Il a été

mon maître et un second père pour moi. En effet, si je suis courtier, c'est à

lui et à son fils Paul que je le dois. Ils m'ont accueilli en 1977 chez Horse

France, tout juste créé, et j'y suis resté quatorze ans. Roger Nataf m'a tout

de suite mis le pied à l'étrier en me faisant confiance, dès mes débuts, pour l'inspection

des chevaux aux ventes, à l'entraînement et aux courses mais aussi pour aller

sur les aéroports et dans les gares de marchandises pour les transports de

chevaux. Embarquements, débarquements, papiers sanitaires, documents de douane

n'avaient plus de secret pour moi. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec lui

aux quatre coins du monde avec, au début, les trotteurs du circuit européen et

ceux invités à Roosevelt Raceway (New York) pour le championnat du monde des

trotteurs. Tout d'abord salarié de Horse France, il m'avait accepté dans sa

famille pour m'associer dans l'affaire. Confiance, il me faisait confiance et

m'a donné confiance en moi, il m'a tout appris du métier de courtier et je

n'oublierai jamais ses “coups de gueule” qui se terminaient toujours en

sourires, il était un grand comédien et un grand professionnel. Commercial hors

pair, il savait convaincre et fidéliser les clients, je citerai les  “grands” clients italiens que furent M.

Perronne, Carlo d'Alessio, M. Gorrini et toute l'Italie hippique ! Mais

n'oublions pas ses enfants Paul et Robert qui ont su développer le courtage et

le transport pour faire de Horse France la seule agence à avoir des bureaux en

France, Irlande, Angleterre et USA ! À sa fille Valérie et à ses fils, je présente

mes plus sincères condoléances. Je partage leur douleur, moi aussi j'ai perdu,

en Roger Nataf, un père. Adieu et merci Roger, je ne vous oublierai jamais. »

GERARD

SAMAMA

« À

l'age de dix-neuf ans, j'étais en Indochine et pendant mes deux années passées

là-bas, Roger Nataf m'a fait parvenir, toutes les semaines, l'hebdomadaire

hippique qu'il avait créé en Tunisie, très souvent accompagné de photos

dédicacées de Desforges, Doyasbère, Garcia, Massard, Poincelet, Thibeuf,

Vellutini et d'autres encore. Plus tard, par son intermédiaire et celui de

Paul, son fils, je me suis rendu acquéreur d'une pouliche en Irlande qui est

devenue Sanedtki. C'est lui qui m'a demandé de la confier à un jeune entraîneur

qui venait de s'installer et qu'il fallait aider: Olivier Douieb. Roger Nataf

était une grande figure des courses et sa disparition tourne une page d'une

grande époque. À toute sa famille, je tiens à dire combien je partage leur

peine. »