Le retour fracassant de cirrus des aigles

Autres informations / 07.10.2012

Le retour fracassant de cirrus des aigles

L’éclaircie

de la journée de samedi est apparue peu après 14 heures, quand Cirrus des

Aigles (Even Top) est revenu aux balances en vainqueur, sous les

applaudissements. Pour son retour en piste, le meilleur cheval français a

effectué une démonstration, sans pour autant sortir le grand jeu, devant un

public acquis à sa cause. Le Qatar Prix Dollar (Gr2) est en quelque sorte son

"Arc" et il s’y engageait pour la troisième fois consécutive.

Vainqueur en 2010, puis deuxième en 2011, devancé d’une courte encolure par

Byword (Peintre Célèbre), Cirrus des Aigles a triomphé à nouveau, mais a

surtout démontré qu’en quatre mois sans compétition, le champion en était

toujours un. Il n’avait d’ailleurs jamais remporté cette épreuve avec une si

grande marge et son jockey, Olivier Peslier, s’est permis de poser les mains à

cent mètres du but, passant le disque final au petit galop, tandis que ses

rivaux l’ont franchi neuf longueurs plus loin, dans le lointain ! Le champion

est sorti par la grande porte d’une longue tempête de quatre mois. Contrôlé

positif suite à sa deuxième place dans le Prix d’Ispahan (Gr1) en mai, il a été

destitué de son accessit et a ensuite été déclaré forfait dans trois Grs1

successif à cause d’une atteinte récurrente à un postérieur. Le fils d’Even Top

se touche les jambes en galopant et un staphylocoque s’est infiltré à l’endroit

de son atteinte, toujours très difficile à soigner. « Malgré toutes les

mésaventures, c’est tout de même une belle histoire, a confié son éleveur, Yvon

Lelimouzin. » Cirrus est un champion et comme tous les chevaux de sa classe, il

a de nombreux supporters. « Nous avons été très touchés par les nombreux

soutiens envers Cirrus et la confiance des gens, poursuit son entraîneur. Le

cheval a remercié ses supporters aujourd’hui. » Sa démonstration du jour est

digne de celle d’un Frankel (Galileo), le champion de Sir Henry Cecil, qu’il va

affronter dans quatorze jours à Ascot. Le rendez-vous est pris entre le

meilleur cheval du monde et le champion français. Ce challenge peut paraître

impossible, mais comme l’a si bien dit Napoléon lors d’une campagne militaire :

impossible n’est pas français.