Prix jean-luc lagardere - al emadi enterprises (gr1) : olympic glory, premier gagnant de gr1 du cheikh joaan al thani

Autres informations / 09.10.2012

Prix jean-luc lagardere - al emadi enterprises (gr1) : olympic glory, premier gagnant de gr1 du cheikh joaan al thani

Le 22

août 2012, le Cheikh Joaan Al Thani a eu le plaisir de remporter sa première

course avec un pur-sang anglais, un poulain nommé Fatih al Keir (Holy Roman

Emperor), ce qui signifie en arabe, "celui qui ouvre le bonheur".

Jamais un cheval n’a été aussi bien nommé, puisqu’un mois et demi plus tard, ce

même propriétaire a remporté son premier Gr1, à l’occasion du Prix Jean-Luc

Lagardère. En quelques mois, depuis les ventes d’août Arqana, le Cheikh Joaan a

considérablement gonflé ses effectifs, sur les choix judicieux de sa jeune

équipe menée par Nicolas de Watrigant. C’est l’une de ces recrues, Olympic

Glory (Choisir), acquis après son deuxième succès au niveau Groupe, lors des

Vintage Stakes (Gr2) à Goodwood, qui a offert cette victoire au Cheikh qatari.

« Les négociations pour l’achat du cheval ont débuté après son succès à

Goodwood, nous a expliqué Nicolas de Watrigant. Ce jour-là, nous avons vu en

lui l’un des meilleurs 2ans européens et il nous a donné raison. » Cette

victoire est d’ailleurs le premier succès d’un cheval entraîné outre-Manche

durant le week-end, après le sans-faute des français dans les six premières

épreuves de Groupe. « Nous sommes très heureux pour le Cheikh Joaan, a confié

Richard Hannon Jr., l’entraîneur du vainqueur. Ce poulain est un champion, il a

eu un très bon parcours, mais cela demande beaucoup d’efforts de se sortir de

ce terrain pénible pour un 2ans. Lui est une force de la nature et un poulain

très dur, il l’a encore prouvé aujourd’hui, c’est prometteur pour la suite. »

Olympic Glory a attendu son heure au sein du peloton, puis est revenu en

quelques foulées sur les chevaux de tête. Il a ensuite repoussé avec autorité

les assauts de la meilleure 2ans française, What a Name (Mr. Greeley), qui a

fait plus que bien tenir son rang. Soulignons qu’elle aussi appartient à un

propriétaire qatari, le Cheikh Mohammed Al Thani, l’oncle du Cheikh Joaan et

frère de l’actuel émir du Qatar.

OLYMPIC

GLORY PENSE ENCORE À LONGCHAMP

Espoir

classique de Richard Hannon, Olympic Glory devrait être revu l’année prochaine

au départ d’un classique sur 1.600m au printemps. Un choix cornélien se pose

entre Newmarket et ses 2.000 Guinées (Gr1) ou Longchamp et la Poule d’Essai des

Poulains (Gr1). La prestigieuse écurie anglaise a d’autres atouts pour les

"Guinées", à l’instar de l’invaincu Toronado (High Chaparral), et

pourrait donc envisager de revenir à Longchamp avec Olympic Glory. « Il connaît

Longchamp désormais et il a l’air d’apprécier cette piste, poursuit Richard

Hannon Jr. C’est un espoir classique, alors pour lui l’année prochaine, ce sera

les "Guinées" ou Longchamp, avec peut-être une petite préférence pour

la France. »

WHAT A

NAME À UNE LONGUEUR DE L’EXPLOIT

Seule

pouliche engagée dans ce Grand Critérium, What a Name se présentait comme le

meilleur cheval de 2ans en France, fière de sa facile victoire dans le Prix La

Rochette (Gr3). La protégée de Mikel Delzangles tentait un difficile pari,

celui de battre les meilleurs mâles à 2ans. Elle a fini à une longueur de la

gloire et aurait sans doute fini plus près, voire devant son rival, dans un

terrain plus ferme. « Elle court très bien, nous a dit son entraîneur. C'est

certain qu'on la préfère en bon terrain, mais elle est battue par un très bon

poulain, et domine de nouveau tous les autres français. » Toujours est-il que

What a Name a réalisé une extraordinaire performance, ce que n’était pas

parvenu à faire la championne Moonlight Cloud (Invincible Spirit), quatrième de

Wootton Bassett (Iffraaj)

A TROIS

LONGUEURS ET DEMIE INDIAN JADE, BON TROISIEME

Toujours

vu aux avant-postes, Indian Jade (Sleeping Indian) est allé très loin dans ce

Grand Critérium, mais n’a pas pu contester la supériorité des deux

représentants qataris pour finir. Le poulain de Kevin Ryan rentre en Angleterre

avec un bon accessit de Gr1, lui qui n’avait encore remporté que deux courses

sur les modestes hippodromes de Beverley et Pontefract. En retrait du trio de

tête, c’est l’animateur Snowday (Falco) qui a conservé la quatrième place,

après une belle course tactique montée par Olivier Peslier, sur un parcours

qu’il connaît sur le bout de doigts. « S'il avait pu faire ce qu'il veut devant,

il aurait certainement pu aller plus loin. Mais, le cheval court bien et est

bon quatrième », a commenté à chaud Pierre-Yves Bureau, manager de l’écurie

Wertheimer & Frère. Le poulain français devance finalement Pedro the Great

(Henrythenavigator), qui a eu du mal à finir dans le profond terrain de

Longchamp.

UN

PEDIGREE DE VITESSE SUR TENUE

Acheté

65.000Gns par Peter et Ross Doyle, aux Premier Yearling Sales de Doncaster,

Olympic Glory est né de l’étalon de Coolmore Australie Choisir (Danehill

Dancer), double vainqueur de Gr1 sur 1.000 et 1.200m. Sa mère, Acidanthera

(Alzao), n’avait pas encore produit de gagnant de Stakes, mais on retrouve dans

sa ligné, Amaranda (Bold Lad), lauréate des Queen Mary Stakes (Gr2) à Royal

Ascot et deuxième des Flying Childers Stakes (Gr1). Elle est à l’origine de

nombreux produits black type, qui se sont pour la plupart montrés performants

sur des distances allant au-delà de 2.000m, comme Magellano, vainqueur du Prix

La Force (Gr3) et deuxième du Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1).

CHRISTOPHE

LEMAIRE : « OLYMPIC GLORY EST UN EXCELLENT CHEVAL »

Christophe

Lemaire, jockey de What A Name a fait tout ce qu’il a pu pour battre Olympic

Glory, mais à la lutte, la pouliche française s’est cassée les dents sur le

champion anglais. Sa performance reste fantastique et son jockey est rentré

ravi aux balances. « Ce qu'elle fait aujourd'hui est vraiment très bien car

nous sommes battus par un excellent cheval. Nous arrivions vite sur lui dans la

phase finale et par deux fois, il a contré nos attaques, ce qui a un peu

écoeuré ma pouliche. Mais What A Name confirme sa dernière victoire, et faire

ce qu'elle vient de faire contre de tels chevaux, c'est beau ! »