Rencontre avec le president du "france galop" espagnol

Autres informations / 09.10.2012

Rencontre avec le president du "france galop" espagnol

Manuel García Orozco, président de la Sociedad de Fomento de la Cría Caballar (le France Galop espagnol) a répondu à nos questions, à la suite de plusieurs évolutions du turf ibérique lors de ces deux dernières années.

JDG : QUELLE EST L’EVOLUTION DES COURSES DE CHEVAUX EN ESPAGNE CES DERNIERS MOIS ?

Manuel García Orozco : En dépit de la crise économique, l’industrie du turf se maintient avec des paramètres acceptables, présentant une légère augmentation du nombre de courses et de chevaux à l’entraînement en 2011. Malheureusement, cette augmentation n’aura pas de suite en 2012, ce qui est majoritairement dû au fait que la nouvelle Loi du Jeu n’a pas donné une réponse aux revendications du turf pour obtenir une situation similaire à celle qui existe en France et qui permettrait un développement de notre activité.

QU’EST-CE QUI A CHANGE EN ESPAGNE DEPUIS VOTRE ARRIVEE A LA S.F.C.C.E. ?

Fondamentalement, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe, nous avons changé en profondeur les mécanismes de contrôle antidopage, avec la certitude qu’il est indispensable de doter la compétition de la meilleure propreté et de la meilleure transparence possibles pour, à partir de là, obtenir l’appui nécessaire qui nous permette de relancer notre industrie. Nous avons resserré les relations avec les autorités hippiques européennes et la I.F.H.A. (Fédération Internationale des Autorités Hippiques, ndlr). Avec leur aide, nous essayons de faire prendre conscience aux diverses administrations, en Espagne, de l’importance de parier pour le développement d’une industrie comme celle du turf, avec une grande capacité pour générer de l’emploi, développer des zones rurales et avoir un impact positif dans beaucoup de secteurs de notre industrie, du tourisme jusqu’au transport.

LE MANQUE DE CONTROLES A L’ENTRAINEMENT A ETE UN MOTIF DE PLAINTE DE LA PART DE DIVERS PROFESSIONNELS EN FRANCE. QU’EST-CE QUI A ETE FAIT DANS CE DOMAINE ?

Tout au long de l’année 2010, nous avons réalisé une grande réforme de notre Code des Courses qui nous a permis de centraliser et de faire des démarches, depuis la S.F.C.C.E., avec un corps professionnel de vétérinaires. Le but est de mettre en application un contrôle antidopage très rigoureux, non seulement en compétition, mais aussi à l’entraînement. Nous n’aurions jamais pu autant avancer en si peu de temps si nous n’avions pas compté sur une étroite collaboration avec France Galop, qui a mis à notre disposition ses meilleurs moyens, aussi bien techniques qu’humains. La réalisation des analyses dans les laboratoires de Paris et la mise en place de contrôles exhaustifs à l’entraînement portant sur pratiquement tous les entraîneurs ayant une licence espagnole qui viennent en France, montrent des résultats très satisfaisants. Pendant ce temps, nous avons réalisé une autre série de changements dans le Code des Courses, en recherchant toujours une harmonie dans les règles, au sein des pays de la Fédération euro-méditerranéenne. Nous avons étoffé le corps des handicapeurs qui, en plus, participent aux commissions respectives au niveau européen. Et nous avons amélioré les corps des commissaires aussi bien de courses, les dotant d’une autonomie fonctionnelle vis-à-vis des hippodromes, que des commissaires de la S.F.C.C.E. qui exercent aujourd’hui comme un organe effectif, à l’heure où il convient d’harmoniser l’application du Code dans tous les hippodromes d’Espagne.

L’ASSEMBLEE DE LA EMHF (EURO MEDITERRANEAN FEDERATION) ET DE L’EUROPEAN PATTERN COMITTE AURA LIEU EN JANVIER 2013 A MADRID. L’ESPAGNE AURA-T-ELLE DES COURSES BLACK TYPE DANS UN FUTUR PROCHE ?

Nous espérons avoir jusqu’à six Listeds pour l’année 2013. Nous avons présenté les rapports et avals nécessaires pour cela. Il faut rappeler que toutes ces courses ont déjà été considérées comme des épreuves de Groupe, avant la fermeture de l’hippodrome de la Zarzuela, dans les années quatre-vingt-dix. Cela se termine par la projection internationale de nos courses. Mais, dorénavant, c’est différent, nous avons rempli, ces trois dernières années, toutes les réquisitions de la I.F.H.A. La preuve du compromis de notre "Jockey Club" avec les organismes et autorités internationales, c’est la proposition pour organiser cette réunion en janvier prochain. C’est quelque chose que notre regretté secrétaire général, Don Andrés Ramos Covarrubias, a toujours promu, une collaboration fidèle et étroite avec nos collègues internationaux. D’autre part, et dans l’espoir d’attirer des compétiteurs internationaux, nous donnons la garantie que les paiements des allocations se réaliseront dans un délai inférieur à trente jours.

COMMENT VOYEZ-VOUS, AU FINAL, LE FUTUR DU TURF EN ESPAGNE?

Avec un optimisme relatif. Toutes les mesures que nous avons prises vont contribuer à notre développement. Nous avons déjà pu le vérifier avec la couverture que le PMU a accordée à plusieurs de nos journées à San Sébastien. Cela contribue à ce que nos compétitions soient plus attractives et sûres pour les opérateurs de paris, aussi bien nationaux qu’internationaux. Et cela nous donnera à moyen terme les outils financiers nécessaires pour grandir de manière saine et durable.

 

TABLEAU REPRESENTANT LES DIFFERENTS CONTROLES REALISES

COMPARAISON DES ROLES DE LA S.V.O. ET DE LA S.F.C.C.E.

                                               2005    2006    2007    2008    2009    2010    2011    2012

                                                                                                                                (> 30 /08)

% des tests/ échantillons          56        65        67        64        59        62        91        90

d’urine

Tests/Échantillons                   24        15        20        21        17        22        1          0

non analysés par erreur

de SVO (faute

de volume, erreur

d’identification)

Nombre de positifs                  2          2          3          2          2          2          6          8

détectés :

Prise de                                   0          0          0          4          0          0          50        140     

tests/échantillons à

l’entraînement :

Nombre de chevaux                0          1          0          0          1          0          67        34       

pour lesquels on a

détecté des défauts

sur le carnet de vaccination

:

Détection des castrations         0          0          0          0          0          0          9          4

non déclarées.