Allocations : le débat

Autres informations / 15.11.2012

Allocations : le débat

JDG

AVAIT RAISON… LES HANDICAPS ONT BIEN CAPTE LA GRANDE MAJORITE DES HAUSSES !

Au

lendemain de la publication de son texte, notre ami Alain Morice nous a envoyé

ce message rectificatif: « Je me suis trompé dans mon calcul. Si l’on raisonne

à effectifs constants, il faut non pas retrancher mais ajouter le pourcentage

de variation du nombre de courses à celui de l’augmentation des allocations, ce

qui donne un résultat tout à fait différent :

1er

Handicaps + 105,1 %

2e

Groupes + 90,8 %

3e

Courses à conditions 2 et 3ans + 59 %

4e

Réclamers + 41,5 %

5e

Listed-Races + 33,4 %

6e

Courses à conditions 4ans et plus + 29 %

Il y a

donc effectivement beaucoup à faire pour rétablir la hiérarchie… » En effet, la

situation est encore pire que ce que nous pensions. Oui, entre 1996 et 2010,

l’augmentation des allocations a d’abord profité aux handicaps, dans des

proportions quasiment doubles par rapport aux courses à conditions pour 2 et

3ans, et trois fois supérieures aux Listeds et courses à conditions pour 4ans

et plus.

MICKAEL

MERABLI

« Je

pense que ce serait bien d’augmenter les allocations pour les courses en

Guadeloupe, tout en sachant que l’on est le département qui joue le plus. Ce

serait un juste retour des choses. »

MOINS DE

CHEVAUX, MEILLEURS, POUR DES CARRIERES PLUS LONGUES

Par

Pierre Rives, "petit éleveur - petit propriétaire "

« La

question de l’augmentation des allocations n'est certainement pas simple ! Et

ce qui suit ne prétend pas être vérité, mais un point de vue parmi d'autres.

Première réflexion : Dans une démarche économique durable, on affecte les

moyens suivant les rentrées en perspective. L'argent collecté sur les paris

devrait revenir principalement aux courses qui génèrent des enjeux et aider à

entretenir leurs participants. Pour ce qui est de ma vision actuelle, la voici

: Ma satisfaction de petit éleveur-propriétaire, c'est l'élevage, la

préparation et la carrière de course du cheval pour atteindre le meilleur

niveau possible, dans le respect de l'animal et des hommes qui s'en occupent.

Force m'est de constater (c'est ce qui m'arrive) que le bon cheval qui n'est

pas un champion voit son programme de course très réduit dès qu'il a gagné un

peu. Le programme d'obstacle regorge de courses pour les jeunes chevaux, ou

pour les chevaux qui ont peu de gains, mais dès qu'un cheval d'âge, qui n'est

pas un champion, a gagné un peu, il est barré par les conditions de courses. Il

ne lui reste que les très bonnes courses contre les meilleurs. S'il n'est pas

de cette catégorie, il vaudrait mieux qu'il s'absente un an pour faire oublier

ses surcharges. Je pense qu'il serait bon d'examiner, de rééquilibrer les

programmes de courses (conditions et allocations) pour que le propriétaire d'un

bon cheval, sans être un champion, puisse espérer pour lui une carrière

régulière et longue, et peut-être entretenir ses successeurs en préparation.

Cela pourrait motiver des "petits" propriétaires, cela pourrait donner

envie de faire "vieillir" les chevaux, cela pourrait permettre

d'avoir des lots de chevaux d'âge fournis, et cela pourrait permettre de

collecter des enjeux, et rejoindre ainsi la deuxième finalité des courses:

satisfaire le goût du jeu hippique.

PS : je

profite de l'occasion pour revenir à la question sous un autre angle : (à moins

que cela ne soit déjà fait, une étude pourrait être lancée) Quel est le devenir

moyen d'un cheval élevé pour courir au galop ? Courra t-il ? Combien de temps ?

Quel devenir après la carrière de course ? Quelle est la moyenne de gain ? Quel

est le coût moyen ? N'y a t-il pas trop de naissances et un énorme gaspillage,

qui risquerait de démotiver les propriétaires ? Ne faudrait-il pas inciter

davantage à sélectionner, tout en permettant de faire carrière en course ? Et

orienter les allocations dans ce sens. Moins de chevaux, meilleurs, pour des

carrières plus longues. »